Pourquoi méditer ?

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« Les hommes sont affligés de souffrances, d’angoisses et de peurs nombreuses qu’ils sont dans l’incapacité d’éviter. La méditation a pour fonction d’éliminer ces souffrances.

Nous pensons généralement que bonheurs et souffrances viennent de circonstances extérieures. Continuellement affairés […] à réorganiser le monde, nous tentons d’écarter un peu de souffrance par ci, de rajouter un peu de bonheur par là, sans jamais atteindre le résultat souhaité. Le point de vue bouddhiste […] considère […] que bonheurs et souffrances ne dépendant pas fondamentalement des circonstances extérieures mais de l’esprit lui-même. Une attitude d’esprit positive engendre le bonheur, une attitude négative produit la souffrance. […]

Le bonheur que nous désirons ne viendra pas de la restructuration du monde qui nous entoure, mais de la réforme de notre monde intérieur. »

Bokar Rimpoché

Toutefois cela ne veut pas dire qu’on doit méditer dans un but égoïste de bien-être personnel sans tenir compte des autres. De même que l’inverse croire que changer le monde sans se changer soi, serait un leurre.

« Chacun a sa part à accomplir. Or celle-ci ne se limite pas à l’écologie extérieure mais suppose aussi un changement intérieur. »

Michel Maxime Egger

L’interdépendance, comme l’impermanence est en effet un fondement de la pratique du Dharma.

« Le ciel, la terre et l’être humain ne sont pas dissociables. Ils constituent la toile de la vie dont l’humain est un des fils. Autrement dit, habitacle et habitants sont interdépendants. »

Lhundroup

La méditation nous aide à avoir une vue plus grande que notre simple ego.

« Nous sommes sommés de faire société ensemble, nous devons nous désegocentrer »

Edgar Morin

Cela permet d’entendre la souffrance qui s’exprime et d’agir en conséquence

« Ce dont on a le plus besoin, c’est d’écouter les plaintes de la Terre qui pleure et crie en nous »

Thich Nhat Hanh

Même chez les catholiques, le Pape ne dit pas autre chose :

« Oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître la contribution que chacun peut apporter. »

François

Finalement, l’éveil c’est être « intégré », d’avoir rassembler tous ses « morceaux » pour agir dans le monde.

« L’adulte intégré est cet être qui, parce qu’il a décontaminé son univers intrapsychique, augmente sa capacité à être conscient, présent à lui-même et au monde. Le constat est qu’il développe alors librement et quasi naturellement une envie de fraternité, une conscience écologique et un sens du sacré ».

Eric Berne

zem324

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