đŸ•‰ïž Savoir donner, savoir recevoir đŸ•‰ïž

Le dernier paragraphe du GakudĂŽ YĂŽjin ShĂ» (1) se nomme «  Du don et de sa rĂ©ception ». Il s’agit du don de l’enseignement.

« La gĂ©nĂ©rositĂ©, c’est la premiĂšre des six perfections (de l’action -paramita). La gĂ©nĂ©rositĂ© est de trois ordres : on peut procurer une aide matĂ©rielle, donner le dharma et protĂ©ger de la peur. Donner le dharma consiste Ă  enseigner aux autres dans le seul but de leur ĂȘtre bĂ©nĂ©fique. Cela ne concerne pas seulement les grands lamas professant du haut de leur trĂŽne. Tout enseignement dispensĂ© avec compassion et bontĂ© par quiconque est considĂ©rĂ© comme un don du dharma. » (2)

Qu’il y ait « don du dharma » est une chose, mais il faut aussi qu’il y ait « rĂ©ception » (Ă©coute et entendement) de cet enseignement. C’est « faire offrande » au maĂźtre que de mettre en pratique ses enseignements .

« La véritable offrande à un maßtre consiste à suivre ses conseils. » (2)

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une mise en pratique bĂ©ate, mais bien rĂ©flĂ©chie.

« Si vous trouvez que le moindre de ses avis est contraire au mode d’approche gĂ©nĂ©ral de la doctrine bouddhique, examinez-le puis expliquez Ă  votre maĂźtre pourquoi vous ne pouvez le suivre. » (2)

Et l’enseignant doit avoir des qualitĂ©s requises et reconnues :

« Le maßtre doit posséder six qualités personnelles et quatre qualités altruistes.

Les qualitĂ©s requises d’une personne devant donner un enseignement sont celles dĂ©crites dans l’Ornement des soutras mahayana : son courant de conscience doit ĂȘtre 1) domptĂ© par la rĂ©alisation de la discipline de l’Ă©thique ; 2) ĂȘtre pacifiĂ© par la rĂ©alisation de la concentration mĂ©ditative ; 3) ĂȘtre tempĂ©rĂ© par la rĂ©alisation de la sagesse ; 4) faire autoritĂ© en matiĂšre scripturale (avoir entendu beaucoup d’enseignements de la bouche de maĂźtres compĂ©tents) ; 5) possĂ©der une conscience attentive capable de percevoir la vacuité ; 6) avoir plus de connaissance et de rĂ©alisation que le disciple.

Les quatre attitudes altruistes : 1) l’habiletĂ© et la crĂ©ativitĂ© dans sa maniĂšre d’appliquer les mĂ©thodes pour engendrer des progrĂšs chez ses disciples ; 2) l’enthousiasme et la joie Ă  consacrer tout son temps et toute son Ă©nergie Ă  enseigner ; 3) la diligence et la persĂ©vĂ©rance pour enseigner ; 4) la patience avec les disciples qui ne pratiquent pas bien. » (3)

DÎgen est trÚs clair quant à la double maniÚre de suivre la voie du Bouddha pour vivre la vacuité :

« l’une est d’Ă©couter le dharma en s’enquĂ©rant auprĂšs d’un maĂźtre,

l’autre est de persĂ©vĂ©rer par zazen.

Écouter le dharma touche et transforme l’esprit comme la conscience. Le zazen quant Ă  lui unifie la pratique et la rĂ©alisation. C’est ainsi qu’on entre dans la voie du Bouddha. En nĂ©gligeant seulement une de ces deux mĂ©thodes on ne saurait la recevoir.

On ne rĂ©alise le Bouddha qu’avec ce corps et cet esprit.

Sans changer notre corps et notre esprit, on ne fait que suivre la rĂ©alisation d’autrui. » (1)

  1.  GakudĂŽ YĂŽjin ShĂ» (Recueil des points Ă  observer dans l’étude de la voie) de Eihei DĂŽgen in « Les fleurs du vide ; anthologie du bouddhisme » E Rommeluere Grasset (1997)
  2. La voie de la fĂ©licitĂ© – DalaĂŻ-lama -Pocket – 1999
  3. La voie de la lumiĂšre – DalaĂŻ Lama – J’ai Lu – 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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