S’ouvrir à quelque chose de plus grand que nous

Quelle différence entre un humain et un caillou ! Et pourtant les composants ultimes de l’un sont les mêmes que ceux de l’autre, aussi bien d’un point de vue chimique qu’atomique.

« En 1953, Stanley Miller, accompagné de Harold Urey, a voulu reproduire les conditions de la Terre primitive. Ils ont enfermé dans un ballon des gaz (méthane CH4, ammoniac NH3, hydrogène H2 et eau H2O) et soumis le mélange à des décharges électriques pendant sept jours.

Ils ont obtenu des molécules organiques, les briques du vivant, et notamment de l’urée (CON2H4), du formaldéhyde (H2CO), de l’acide cyanhydrique (HCN), des bases et des acides aminés (AA), certains composés étant présents à plus de 2 %. » (1)

« Nous voyons donc que la matière semble spontanément tendre vers la vie. En effet lorsque des myriades d’atomes qui peuvent se combiner de toute sorte de façons différentes, se trouvent en présence les uns des autres, la probabilité mathématique que les atomes s’agglomèrent en acides aminés est minime, car ceux-ci sont des très grandes molécules ayant en outre, comme toute molécule, leur structure très spécifique. Un scientifique a comparé cette probabilité a celle qu’aurait les débris soulevés par une tornade de spontanément se regrouper pour former une Boeing 747 ! Ceci veut dire que la probabilité que les molécules de la vie se soient créées au hasard est infime, infime au point de ne convaincre aucun esprit rationnel. Car non seulement faudrait-il qu’un acide aminé se soit créé une seule fois, ce qui serait déjà étonnant, mais il faudrait admettre qu’un événement d’une probabilité dérisoire se reproduise encore et encore, des milliards et des milliards de fois pour engendrer encore et toujours des formes de vie de plus en plus complexes, de plus en plus variées et de plus en plus riches et inventives.

Ainsi nous pouvons en déduire que la vie est en quelque sorte inhérente à la matière. » (2)

Nous ne pouvons rester figés sur une façon de nous considérer « supérieurs ». Mais à partir de cette compréhension, avoir une vision plus globale de toute cette interdépendance de la Vie au sens large du terme. Certains seront tentés de reconstruire une vision du monde en fonction de ces liens et pourront y voir la « main de Dieu ». Mais d’un autre côté, au lieu, pour nous rassurer, de vouloir construire le monde suivant notre conscience, pourquoi ne pas ouvrir notre conscience à la VIE sans chercher ni à la nommer, ni à la classer ? À savoir, devenir conscient, le plus souvent possible, que nous sommes porteurs de la vie, nous sommes la vie, nous sommes dans le courant de la vie, et que tout ce qui nous entoure, à tout niveau, en fait autant partie que nous, d’une manière inséparable. Et qu’est ce que cette conscience peut changer dans nos comportements ? : respect des matériaux composants la terre, des animaux, de notre histoire, de ceux qui nous suivront dans ce cheminement vital…

Il n’est pas tant question d’appréhender la totalité de ces interactions, que d’en avoir le pressentiment. Consentir à ce que notre existence repose sur un inconnu bien présent.

(1) : Wikipedia
(2) : Philosophie & spiritualité

2 commentaires

  1. 😀 Top là Frédéric ! La pierre fait l’expérience de la pierre, l’être humain fait l’expérience d’être humain. Sans cette énergie commune, pierre et être humain n’existeraient pas. L’expérience révèle ce qui n’est pas visible à nos yeux.

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