đŸ•‰ïž Respirer, la clĂ© de la sĂ©rĂ©nitĂ© đŸ•‰ïž

« La respiration est comme un pont reliant le corps et l’esprit. Il arrive trop souvent que le corps et l’esprit ne se trouvent pas au mĂȘme endroit. La respiration consciente refait l’unitĂ© entre votre corps et votre esprit ; elle vous permet d’ĂȘtre pleinement prĂ©sent dans l’ici et maintenant, pleinement en vie dans l’ici et maintenant », Ă©crit Thich Nhat Hanh dans Soyez libre lĂ  vous ĂȘtes (Dangles, 2003). Dans la tradition Zen, la bonne respiration est ample, profonde et lĂ©gĂšre. On raconte que lorsque l’on plaçait une plume devant les narines des maĂźtres zen, elle frĂ©missait Ă  peine tant leur souffle Ă©tait subtil. La posture joue bien sĂ»r un rĂŽle dĂ©terminant dans la circulation de l’air dans le corps et dans le mouvement de va-et-vient, intĂ©rieur-extĂ©rieur. Le dos est droit, lĂ©gĂšrement creusĂ© au niveau des reins, le menton Ă  peine rentrĂ©, l’arriĂšre du crĂąne tendu vers le ciel comme si un fil le tirait vers le haut. La poitrine est ouverte, les Ă©paules relĂąchĂ©es, les mains posĂ©es sur les cuisses.

Interrompre la ronde des pensées

Dans notre monde aux mille sollicitations, rares sont ceux d’entre nous qui parviennent Ă  garder leur cap et leur calme. C’est pour cela, nous dit Thich Nhat Hanh qu’il est important d’apprendre Ă  pratiquer la Pleine conscience de la respiration dans notre existence de tous les jours. Il ajoute que « respirer en pleine conscience aide notre esprit Ă  cesser d’errer dans des pensĂ©es interminables et confuses. » Et pour interrompre la succession des pensĂ©es anecdotiques, encombrantes et rĂ©pĂ©titives qui nous traversent – car « penser » ne signifie pas toujours, loin s’en faut, produire une pensĂ©e. Par exemple : « J’inspire, je m’assois », « J’inspire et j’essuie la table ». Prendre l’habitude de pratiquer ainsi quelques minutes par jour agrandit notre conscience de nous-mĂȘme et de l’instant prĂ©sent en faisant taire le vacarme incessant de notre mental.

Se réapproprier son corps

Pour Thich Nhat Hanh, il est aussi important d’apaiser son esprit que de le relier Ă  son corps. « Durant la pratique de la mĂ©ditation, rappelle-t-il, le corps et l’esprit ne font qu’un. » Pour rendre ce processus d’unification plus sensible, il conseille de rendre sa respiration rĂ©guliĂšre puis de partir des cheveux en descendant jusqu’aux orteils. Et en alternant intĂ©rieur et extĂ©rieur du corps comme ceci : « J’expire et je suis conscient des cheveux sur ma tĂȘte. J’inspire et je suis conscient du contenu de mon crĂąne », jusqu’Ă  atteindre la pointe de ses orteils. Pendant cette exploration, des souvenirs, des sensations, des Ă©motions peuvent surgir. Thich Nhat Hanh simplement conseille d’en « prendre connaissance ».

Unifier le corps et l’esprit

Au cours d’une phase de mĂ©ditation, le maĂźtre vietnamien conseille d’observer son corps « sans faire de discrimination entre ses diffĂ©rentes parties » : « J’inspire et suis conscient de tout mon corps ». IdĂ©alement, la sĂ©ance devrait durer entre dix et vingt minutes. Pour apaiser ce corps que nous nĂ©gligeons ou maltraitons trop souvent, une autre invitation : « J’inspire et j’apaise tout mon corps ».

Se nourrir de la joie de la méditation

MĂ©diter est parfois apprĂ©hendĂ© comme un devoir, un pensum, une « contrainte » nĂ©cessaire pour bĂ©nĂ©ficier de ses bienfaits. Or, mĂ©diter est source de joie si l’on considĂšre que cette pratique est, comme le dit Thich Nhat Hanh, comparable au fait de laisser la ville, sa foule et son stress pour se rendre Ă  la campagne et s’asseoir sous un arbre, seul.

Il suffit d’Ă©teindre la tĂ©lĂ©vision, de mettre son tĂ©lĂ©phone en mode avion, d’allumer un bĂąton d’encens et de s’asseoir simplement en se disant : « J’inspire et je me sens joyeux. J’expire et je me sens joyeux ». Quand nous entrons dans la mĂ©ditation, dĂ©lestĂ©s des attentes de rĂ©sultats ou des illusions de performance, nous pouvons goĂ»ter la joie pure qui irrigue chaque seconde de mĂ©ditation.

Observer ses sentiments

« Qu’ils soient agrĂ©ables ou dĂ©sagrĂ©ables, les sentiments sont passagers, aussi peu consistants que l’Ă©cume des vagues. Et pourtant, ils ont le pouvoir de nous envahir, de nous perturber », observe Thich Nhat Hanh, avant d’ajouter : « Dans la pratique bouddhique, la mĂ©ditation-observation est fondĂ©e sur la non-dualitĂ©. GrĂące Ă  cette approche, nous n’avons plus Ă  faire d’effort pour nous opposer Ă  cette irritation, l’expulser ou la dĂ©truire ». Nos sentiments prenant naissance dans le corps, il suffit de se focaliser sur nos sensations, nos perceptions pour rĂ©duire l’intensitĂ© de ce qui nous trouble ou nous cause de la douleur. « J’inspire et je suis conscient des formations mentales en moi. J’expire et je suis conscient des formations mentales en moi. » Puis : « J’inspire et j’apaise les formations mentales en moi. J’expire et j’apaise les formations mentales en moi ».

EXTRAITS D’UN ARTICLE À LIRE DANS SON INTÉGRALITÉ SUR LE SITE BOUDDHA NEWS

 

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