Le pire n’est jamais sûr

On « rêve » d’un état de bien-être qui soit durable et fixe, or c’est quasi impossible sur terre.

« Le paradis terrestre, où tous les gens s’aimeraient, où ils seraient courtois et aimables, où tout serait beau et évoluerait harmonieusement à la satisfation du Seigneur, n’existera jamais.  »
Vaclav Havel

Les lois entropiques font que nous devons toujours lutter pour éviter la « décomposition » des forces et des états. JNous avons été éduqués dans le leurre des 30 glorieuses où tout irait de mieux en mieux, mais ce ne fut qu’un passage infime de la vie sur terre où cela paraissait vrai pour un certain nombre, un passage où nous nous sommes endettés sur le dos des générations futures. Toute l’histoire montre en effet qu’il y a toujours un effet balancier et que tout état de « bien être » se gagne par le rapport de force (pas obligatoirement violent) dans la durée

 

Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
(Aragon)

Dans les transformations internationales chaque pays, chaque citoyen, doit continuer à mettre en place ces rapports de force pour qu’ils trouvent par soi-même ses libertés.

Ces rapports de force doivent être au maximum dans le champs de la Non-Violence car comme le dit, encore une fois, Vaclav Havel :

« La violence engendre la violence. C’est pourquoi la plupart des révolutions se sont perverties en dictatures.  »

Si on tombe dans la dépression, le laisser faire (ce que nous amène naturellement la situation, désespérante) ce sont les forces les plus dures et les plus « simples », (les moins réfléchies) les moins « humaines » qui prendront le dessus. Il est nécessaire de ne jamais se laisser « bouffer » par tous ceux qui disent « c’est désespéré », « tous pourris », mais continuer sans cesse à lutter chacun par les moyens qui sont les siens pour mettre en avant les solutions les plus complexes, les plus humaines, les plus respectueuses.

Car si nous semblons globalement retourner vers des époques humaines hivernales, rien ne dit que le printemps ne montre pas le bout de son nez, mais que pris par les difficultés nous ne soyons pas capable de le voir et le favoriser. Alors sans faire l’autruche, en étant au contraire très réalistes et concrets : Espoir et courage.

« Le pire n’est pas sûr »
Edgar Morin.

 LIEN COURT