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Il y a quelques semaines lorsqu’on parlait de décroissance, de consommer moins d’énergie, de faire diminuer la pollution, de repenser les circuits de production/distribution alimentaires, plus centrés sur le local etc, beaucoup de personnes disaient « C’est impossible, soyez réalistes ! »  Alors sans parodier le slogan de Mai 68 : « Soyez réalistes, demandez l’impossible» nous voyons avec cette pandémie et ce confinement quasi généralisé que bien des choses qui pouvaient paraître de la science-fiction font partie de notre vie aujourd’hui. Alors pour changer du nombre de morts que les médias nous assaillent regardons le nombre de vies que l’on peut sauver :

Le coronavirus sauve de la pollution des millions de chinois

Habituellement, c’est trois millions de morts chaque année. 4000 par jour, liées à la pollution. Nous avons vu que l’épidémie a mis l’économie au ralenti et baissé considérablement la pollution.

La Nasa a publié des images surprenantes montrant la baisse de pollution en Chine liée à l’épidémie de Covid-19.

En limitant la pollution de l’air et la température à 1,5°C d’ici la fin du siècle, ce sont 153 millions de vies supplémentaires qui pourraient être sauvées (rapport Schindler, 2018)

Limiter le réchauffement global à +1,5°C, ce sont 55 millions de personnes en moins touchées par la faim en Afrique (par rapport à +2°c – rapport Clément, 2009)

Sous l’effet du changement climatique, des régions entières du monde vont subir de plein fouet les conséquences du réchauffement global.

Avant le dernier rapport alarmiste du GIEC, un rapport de l’ONU pointait en septembre la hausse, depuis la troisième année consécutive, du nombre de personnes souffrant ou mourant de faim. Cette inversion de tendance, vers une progression de la sous-alimentation alors que celle-ci régressait depuis dix ans, est due à la multiplication des aléas climatiques, selon cinq agences onusiennes. Inondations et sécheresses sont autant d’écueils auxquels les populations vont faire face au fur et à mesure que le réchauffement global s’accélère.

L’année dernière, 821 millions de personnes dans le monde étaient en situation de manque chronique de nourriture contre 804 millions en 2016, soit une personne sur neuf sur la planète. « Si nous ne redoublons pas d’efforts, nous risquons de manquer totalement l’objectif de l’élimination de la faim d’ici à 2030 », prescrite par les Objectifs de développement durable de l’ONU.

Le réchauffement va avoir un « double impact » sur l’agriculture. D’une part, il va y avoir « une multiplication des phénomènes extrêmes, sécheresses et tsunamis qui ont doublé depuis le début des années 90 ». « La FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) considère que 80% des dégâts faits aux cultures sont liés à la sécheresse ». D’autre part, une « variabilité climatique » va mettre à mal l’agriculture de pays où elle est déjà fragile. « Les pluies deviennent moins prévisibles et plus intenses ». « Dans la bande sahélienne, 65% de la population vit de l’agriculture. Or, il n’existe qu’une seule saison des pluies. Si elle intervient trop tard, les semailles risquent de pâtir du manque d’eau. Et si elle a lieu trop tôt et qu’il pleut trop, les cultures peuvent pourrir. » Le même type de problème se pose pour « le pastoralisme transhumant qui fait vivre 30% de la population ». La difficulté pour les éleveurs devient alors de mener le bétail sur des terres où elles peuvent se nourrir. Tout cela sur « des sols sols déjà dégradés par des pratiques agricoles non durables ».

Limiter le réchauffement global à +1,5°C, c’est 2 fois moins d’espèces animales et végétales menacées d’ici à la fin du siècle (par rapport à +3°C) (rapport Warren, 2018)

Comme son nom l’indique, le changement climatique modifie les conditions climatiques du milieu : température, humidité, événements extrêmes, etc. Le réchauffement affecte aussi le niveau des mers.

Toute altération de ces caractéristiques modifie les habitats naturels, c’est-à-dire l’ensemble des conditions environnementales nécessaires à la vie et au développement des espèces.

Le réchauffement climatique entraîne donc une transformation du milieu qui se traduit par la disparition et l’apparition de certains habitats et, plus globalement, par le déplacement de la zone géographique qui accueille les habitats nécessaires à une espèce.

Les écosystèmes ont donc tendance à se déplacer vers le nord, avec des conséquences pour l’homme. D’une part cela modifie le type de culture possible dans une région et d’autre part, cela permet à des espèces tropicales, souvent vectrices de maladies, de coloniser de nouveaux territoires.

Face à ce phénomène, les espèces à faible mobilité sont désavantagées. C’est particulièrement les cas des végétaux ou encore des coraux, dont les capacités de dissémination peuvent être inférieures à l’ampleur du déplacement de l’aire de répartition.

Autre impact du changement climatique, l’élévation globale des températures. Avec des températures hivernales plus chaudes en moyenne, un plus grand nombre d’organismes (en termes d’effectifs comme d’espèces) peuvent passer la mauvaise saison. Par ailleurs, ces températures hâtent le développement des plantes et des insectes au printemps, ce qui est d’importance pour les espèces migratrices, comme de nombreux oiseaux.

En effet, certains oiseaux migrateurs profitent de la précocité du développement de leur source de nourriture (les insectes) en revenant plus tôt, tandis que d’autres reviennent trop tard pour exploiter les pics de pullulation d’insectes. Pour ces derniers, en effet, c’est la photopériode (longueur du jour), indépendante du réchauffement climatique, qui détermine le retour printanier, et non la température. Par conséquent, la répartition des espèces se trouve affectée et les effectifs de certaines peuvent chuter.

153 millions de vies supplémentaires pourraient être sauvées en limitant la pollution de l’air et la température à 1,5°C d’ici à la fin du siècle (rapport Schindler, 2018)

Alors que la menace du coronavirus fait trembler le monde, des chercheurs attirent notre attention sur un autre fléau. Un fléau qu’ils jugent plus impactant que les guerres, le paludisme, le Sida ou le tabagisme. Ce fléau, c’est la pollution de l’air.

À l’échelle mondiale, le tabagisme est responsable d’une perte d’espérance de vie de 2,2 ans en moyenne. Il fait 7,2 millions de morts chaque année. Le Sida raccourcit l’espérance de vie de 0,7 an en moyenne. Il fait 1 million de victimes par an. Pour le paludisme, on parle d’une espérance de vie amputée de 0,6 an et de 600.000 décès par an. Les guerres causent une diminution de l’espérance de vie de 0,3 an et 530.000 décès annuels.

Mais, selon une étude réalisée par des chercheurs allemands, le fléau qui surpasse tous ceux-là, c’est la pollution de l’air. Elle raccourcit de 3 ans en moyenne, l’espérance de vie à travers le monde. En 2015, elle a causé 8,8 millions de morts prématurées !

Il existe une « pandémie de pollution de l’air » », déclare Thomas Münzel, chercheur, dans un communiqué de l’Association européenne de cardiologie.

Les chercheurs ont aussi voulu distinguer les effets de la pollution d’origine humaine de celle provenant de sources naturelles (poussières du désert, volcanisme, feux de forêt, etc.). Ils montrent que les deux tiers des décès prématurés sont imputables à la pollution humaine. Notamment à celle due à l’utilisation de combustibles fossiles. Ils pensent ainsi qu’en supprimant spécifiquement ces émissions, l’espérance de vie moyenne dans le monde augmenterait d’un peu plus d’un an.

Climat : 24 millions d’emplois créés d’ici 2030

Selon l’OIT, la lutte contre le réchauffement climatique et les politiques économiques qui l’accompagnent créeront plus d’emplois qu’elles n’en détruiront.

Il y a presque un an, Donald Trump annonçait le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat en invoquant la préservation des emplois dans les vieilles industries polluantes comme le charbon. Mais selon un rapport de l’OIT publié ce lundi, la transition énergétique apportera bien plus d’emplois qu’elle n’en détruira.

L’agence de L’ONU a rendu publique une estimation des pertes et des créations d’emplois dans le cadre de l’objectif, signé à Paris, de limiter à 2°C le réchauffement climatique. Résultat : ce sont plus de 24 millions d’emplois qui pourraient être créés dans le monde d’ici 2030. De quoi compenser la destruction estimée de 6 millions d’emplois, pour obtenir au final une augmentation nette de 18 millions

Ces gains seront le résultat du développement des énergies renouvelables, de l’utilisation accrue de véhicules électriques et de l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments existants et futurs, selon l’OIT.

Ainsi, quelque 2,5 millions d’emplois seront créés dans l’électricité générée à partir d’énergies renouvelables, contre quelque 400.000 emplois perdus dans la production d’électricité basée sur les combustibles fossiles, note le rapport.

« Soyez réalistes, demandez l’impossible» , en fait il est tout à fait possible. Le coronavirus, aujourd’hui (8/04) a tué plus de 80000 personnes dans le monde et on voit tout ce qu’il a « permis » comme modifications importantes de vie, alors peut être qu’il nous faut peu changer pour protéger nos enfants, petits enfants et autres générations à venir, c’est POSSIBLE.

EXTRAITS D’ARTICLES À LIRE DANS LEUR INTÉGRALITÉ SUR LES SITES SENS ET SYMBOLESBFM , FUTURA SCIENCESFUTURA SCIENCESET LES ÉCHOS.

PHOTO ET DESSIN DE KAI STACHOWIAK ET FRITS AHLEFELDT

(lu sur le site de l’Université Populaire Pyrénées Méditerranée )

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