✊ Small Is Beautiful – une société à la mesure de l’homme ✊

La France accumule les déficits commerciaux sous l’effet d’une industrie déclinante. A bas bruit, l’artisanat, lui, exporte. En partageant cet article il ne s’agit pas de mettre en avant la nécessité d’exporter et d’augmenter le bilan carbone des objets vendus, mais de montrer la richesse et le pouvoir du local et artisanal.

De particuliers fervents défenseurs de l’artisanat

L’artisanat c’est par essence le Made In France, ce sont nos savoir-faire, ceux de l’intelligence de la main, une composante de notre patrimoine immatériel qui se transmet par l’apprentissage dans cette relation unique qui lie l’apprenti à son maître d’apprentissage… Je constate en effet que cette référence à l’artisanat est devenue pour nos grands groupes du CAC 40, notamment du luxe, un argument marketing qui fait mouche, un slogan de vente stéréotypé, un vernis d’image qui fait briller. Ces marques qui portent la fierté de notre pays à l’étranger, ont bien compris l’intérêt d’utiliser la culture artisanale pour vendre au prix fort leurs produits, si bien que cette industrie du luxe apparaît comme un fervent défenseur de l’artisan alors qu’elle est d’abord… une industrie.

« La première entreprise de France »

On pourrait avoir tendance à se dire : « tant mieux » pour le Made in France, profitons de la notoriété à l’international de ces grands groupes industriels et de leurs budgets de communication pour promouvoir aussi nos produits artisanaux et en même temps nos artisans qui les fabriquent. Car derrière ces grands groupes placés en tête de gondole il y a une situation peu ou mal connue : le Made in France de nos 4 millions d’artisans, c’est un savoir-faire qui s’exporte, et même très bien. Qui sait que 30 % des entreprises artisanales françaises sont présentes à l’export ? Qui sait que le modèle français de l’entreprise artisanale joue un rôle majeur dans la courbe du commerce extérieur ? Quel pays peut se prévaloir d’autant de savoir-faire reconnu à l’international ? D’avoir une culture aussi prononcée du beau et du bien fait… Et pourtant ces hommes et ces femmes bénéficient de très peu de soutien pour se tourner vers l’export pour faire rayonner eux aussi le Made in France à travers le monde !

Double identité d’un terroir et d’un savoir-faire

Le moment n’est-il pas venu de permettre aux consommateurs du monde entier de s’y retrouver et de clairement distinguer la production artisanale française de la production industrielle ? Cessons de négliger la force économique et la capacité exportatrice de « la première entreprise de France », sous couvert qu’une « petite » entreprise ne puisse pas accéder « naturellement » à une zone de diffusion hors des frontières d’un département, d’une région, d’un pays, voire d’un continent. La proximité n’exclut pas l’export ! Bien au contraire… c’est de plus en plus la double identité d’un terroir et d’un savoir-faire « à la main » qui s’exporte. Alors aidons encore davantage les entreprises artisanales à oser regarder vers des horizons lointains, en les accompagnant au plus près sur les territoires : la courbe du commerce extérieur de la France leur dira merci. Il n’y a rien à perdre, tout à gagner !

EXTRAITS D’UN ARTICLE DE MARIANNE

Small Is Beautiful – une société à la mesure de l’homme

Le titre mis à ce relais d’article fait référence à un recueil d’essais de l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher éditée en français par Contretemps.

Sa première publication en 1973 a mis les critiques de l’économie occidentale par Schumacher à la portée du grand public pendant le premier choc pétrolier et la reprise de la mondialisation. Il a été traduit dans plus de 100 langues. The Times Literary Supplement l’a listé parmi les 100 livres les plus importants publiés depuis la Seconde Guerre mondiale. Une deuxième édition commentée fut publiée en 1999.

LES PRINCIPAUX THÈMES ÉVOQUÉS SONT :

  • l’importance de l’échelle humaine ;
  • l’idée de capital naturel, de traiter la nature comme un capital et non comme un revenu ;
  • l’introduction du souci des travailleurs et de l’intégrité environnementale dans les décisions commerciales ;
  • l’économie de la permanence, basée sur l’utilisation soutenable des ressources naturelles ;
  • le décentralisme et la foi dans l’autosuffisance communautaire.

Le livre est contemporain des œuvres de Ivan Illich La convivialité, de Dennis Meadows et alii Halte à la croissance ?, et de Nicholas Georgescu-Roegen The Entropy Law and the Economic Process, qui abordent également l’un ou l’autre des thèmes évoqués dans Small is Beautiful.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL SUR CE SUJET SUR WIKIPEDIA

(lu sur le site de l’Université Populaire Pyrénées Méditerranée )

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