🗯 Jacques Gipar de Thierry Dubois & Jean-Luc Delvaux ðŸ—¯

Encore une BD qui est dans la mouvance vintage des années 50/60.

Même si le dessin n’est pas identique on ne peut que penser à Tillieux bien sûr en premier lieu, pour les voitures,

les courses poursuites,



les accidents.

 

 

Mais on la rapprochera aussi des BD de Jidehem, Will voire Franquin.

Oui car cette BD est accès sur les voitures (pas pour rien que c’est édité chez Paquet dans la collection Calandre) et principalement sur les nationales qui descendent vers le sud (la fameuse N7 et la N6).

La BD se passe dans le milieu des années 50. « Merveilleuses années » où les routiers étaient français (pas encore des pays de l’est) et écoutaient, la nuit, à la radio, des émissions qui leurs étaient destinées, comme « Route de nuit » chez Michel Vaillant ou plus tard les « Routiers sont sympas » de Max Meynier ou « Radio guidage » ou « Inter Service Route ».

Ces années où un pompiste venait vous servir l’essence.

Où les autoroutes étaient en projet, suscitant des passions allant de l’attente pressée au rejet le plus complet (déjà).

À cette époque là la moitié des Français attendaient le téléphone et l’autre moitié attendait la tonalité. « Merveilleuses années » que je vous disais !

Jacques Gipar, le héros est journaliste à France enquêtes. Ses enquêtes sont toujours liées aux voitures, au monde des routiers ou tout ce qui peut se passer sur les routes célèbres de France.

Personnage, célibataire un peu coureur (comme on racontait des histoires sur les représentants de commerce de l’époque) et qui change de copines régulièrement (ah ça il n’aurait pu en être question dans une BD de cette époque 😉 )

Il a des relations assez paradoxales avec la police puisqu’il permet à des enquêtes d’aboutir, tout en étant régulièrement pris pour un complice des malfrats, bon mais déjà à cette époque un journaliste devait protéger ses sources.

Le dessin est vraiment sympa, un peu rond, surtout pour les voitures et camions.

Ce sont des histoires policières aux intrigues assez simples mais agréables à lire.

Pour les scénarios on peut moins comparer avec Tillieux, ils sont moins riches, moins d’humour, moins de jeux de suspens. On se croirait un peu dans un feuilleton de Maigret à la télé des années 60 (ah Jean Richard ! Ou le « bon dieu mais c’est bien sûr » de l’inspecteur Bourrel dans les 5 dernières minutes!).

Ce qui est aussi très agréable est que pour terminer l’album il y a un plan de la région et des itinéraires utilisés dans la BD en question.

Une page ou deux aussi pour montrer des photos d’époque des routes ou des comparaisons de différents modèles de voitures

 

Bon après avoir relu quelques albums de cette bonne série, je retourne lire pour la énième fois les aventures de Gil Jourdan.

Et vous qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.