✊ Rébellion en Espagne ✊

Il y a actuellement dix prisonniers politiques catalans en Espagne. Ces ex-dirigeants nationalistes ont été arrêtés pour rébellion. Pourquoi ? Pour avoir mis en place un referendum populaire non-violent. Mais qui les a condamnés dès le départ ? Le Parti Populaire au pouvoir à l’époque. Par qui a été créé ce parti ? Par, Manuel Fraga, un ministre de la rébellion violente franquiste. En effet en 1936, ce qu’on nomme sûrement à tort « la guerre d’Espagne », est une vraie rébellion contre la république qui est menée par Franco (à la fin, puisqu’il éliminera d’une manière ou d’une autre ceux qui auraient pu lui faire de l’ombre). Rébellion qui entraînera un conflit particulièrement violent. Conflit qui a duré trois ans grâce à la force du pouvoir populaire qui avait en face de lui une armée forte. Franco pensait que cette rébellion durerait peu de temps, comme celle de 1923, il ne s’attendait pas à une telle résistance populaire.

L’état légitime de la république, aussi critiquable qu’il pouvait l’être, n’a jamais été soutenu par les démocraties occidentales, a contrario du fasciste Franco qui a été financé, armé, conseillé, par ses amis fascistes d’Allemagne et d’Italie.

 

 

Il a été décidé une entente de « non-intervention » pour laisser les Espagnols se débrouiller entre eux. Sauf que personne n’a rien dit lorsque les nazis ont envoyé la légion Condor se battre et exterminer le peuple espagnol, quand les italiens de Mussolini ont envoyé leurs armes, avions et militaires pour augmenter le pouvoir destructif de l’armée du Maroc de Franco.

 

 

Le tableau de Guernica de Pablo Picasso pour le pavillon espagnol de l’exposition universelle de Paris de 1937 a rendu célèbre un des carnages «Franco»-italo-nazi de cette guerre. Un village de civils entièrement détruit après trois heures de bombardement.

 

Devant l’abandon dont ils ont fait preuve, l’acharnement sanguinaire des franquistes, il ne restait qu’aux Espagnols à fuir leur propre pays. Essayer de trouver refuge dans un autre pays républicain. Pour cela passer la frontière formée par les Pyrénées, dans des conditions extrêmement difficiles.

 

 

Pour finalement être accueillis dans des camps de concentration français (c’était le terme exact employé à l’époque). Quelques barbelés sur la plage d’Argelès (et d’ailleurs), sans cabane, sans eau autre que celle salée de la méditerranée et les voilà parqués en plein hiver, pire que des animaux dans un zoo. Cela en décimera beaucoup.

 

 

Pour échapper aux misères des camps de concentration français, certains (comme Arnal) vont s’engager, plus ou moins volontairement dans les CTE : Compagnie des Travailleurs Étrangers et aller travailler sur la ligne Maginot pour l’armée et l’état français.

 

Les nazis ne feront pas de cadeaux aux prisonniers espagnols tous considérés comme irrécupérables, rouges, communistes, anarchistes (tout ces mots étant des injures dénigrantes bien sûr dans la langue de Goethe à l’époque) et seront déportés au camp de Mauthasen.

 

 

 

Il était le seul camps du système concentrationnaire nazi en Europe classé « camps de niveau III », ce qui signifiait qu’ils étaient destinés à être les camps les plus durs à l’intention des « ennemis politiques incorrigibles du Reich ».

 

Après la libération du camp (un des derniers à être libéré) le calvaire des Espagnols n’était pas terminé.

 

Ils étaient considérés comme « Espagnols-apatrides » (sic) car non reconnus par l’état espagnol qui de toutes les manières, en cas de retour, au mieux les ignorait, les rabaissait au pire les tuait. On ne voulait pas trop tenir compte de ces personnes là qui finalement s’ils avaient souffert des régimes fascistes italiens, nazis et bien sûr espagnols, avaient aussi été ignorés voire maltraités par les démocraties occidentales, la France en premier.

 

 

 

Et pourtant, et pourtant. Certains qui avaient fuit en Afrique du nord furent enrôlés dans l’armée de Libération.

 

 

Ceux-sont même eux, au sein de la 2ème D.B. de Leclerc qui les premiers rentreront dans Paris pour participer à sa libération !


 

Vive les Français criaient les Parisiens et quelle ne fut pas leur surprise de voir sous uniforme americano-français des Espagnols qui venaient les libérer.

 

 

En l’honneur de cette action, ce sont, les anarchistes, communistes, qui accompagneront le Général de Gaulle lors de sa descente des Champs Élysées en août 1944,

 

 

Mais combien de familles détruites, séparées, chassées suite à cette épouvantable rébellion de militaires fascistes d’extrême-droite venus supporter les grands propriétaires et les riches magnats de l’industrie qui avaient peur de la démocratie, de la République et pire encore de l’anarchisme et du communisme.

 

Toutes les illustrations sont tirées de différentes BD :

 

La Nueve ; les républicains espagnols qui ont libéré Paris (préface d’Anne Hidalgo)
Paco Roca

Delcourt Mirages 9 Avril 2014

La majorité des hommes qui composaient la Nueve avaient moins de vingt ans lorsqu’ils prirent les armes, en 1936, pour défendre la République espagnole : les survivants ne les déposeraient que huit ans plus tard après s’être illustrés sur le sol africain et avoir libéré Paris dans la nuit du 24 août 1944. Ils étaient convaincus de reprendre la lutte contre le franquisme. Avec de l’aide qui ne viendra jamais.

Le convoi (2 tomes)
Denis Lapière, Eduard Torrents

Dupuis
Montpellier, 1976 : Angelita prend le train en urgence pour rejoindre sa mère hospitalisée à Barcelone où, pourtant, elle avait juré de ne plus jamais revenir. Fille de réfugiés espagnols, Angelita a perdu son père à l’âge de 8 ans. Il fut l’un des prisonniers du tristement célèbre convoi des 927 vers Mauthausen, parti de Perpignan et d’Angoulême où les autorités françaises avaient parqué les réfugiés espagnols. Séparée de son père lors de son arrivée en France, Angelita n’en sait pas davantage que ce que l’administration a bien voulu leur délivrer comme informations, à sa mère et elle, en 1945, à la fin de la guerre. Mais elle va découvrir que ce qu’elle a toujours tenu pour acquis (la mort de son père en déportation) pourrait bien s’avérer un mensonge.

La guerre civile espagnole
Paul Preston, José Pablo Garcia

Belin 3 Octobre 2017

Quatre-vingts ans après le coup d’État du général Franco, le dessinateur José Pablo García adapte le livre de Paul Preston, La guerre civile espagnole, au format bande dessinée. Cet ouvrage de Paul Preston, historien britannique mondialement reconnu, est l’un des textes de référence sur le conflit qui a ravagé l’Espagne entre 1936 et 1939 et qui a marqué le reste du XXe siècle. En reconstituant le réseau complexe des confrontations militaires avec précision et lucidité, cette bande dessinée constitue un ouvrage essentiel pour aborder la violente réalité vécue par ce pays. Preston nous offre une histoire en images qui vise à transmettre aux nouvelles générations l’histoire commune de cette tragédie collective, mais surtout à aider à préserver la mémoire de ce qui est arrivé en cette veille de la Seconde guerre mondiale.

José Cabrero Arnal ; de la République espagnole aux pages de Vaillant ; la vie du créateur de Pif le chien
Philippe Guillen

Loubatieres 23 Août 2011

Les artistes se cachent souvent derrière leurs créations ; José Cabrero Arnal n’a pas échappé à la règle. Pourtant, le créateur de Pif le chien et de son ancêtre en Espagne Top el Perro, de Roudoudou, de Placid et Muzo et de bien d’autres encore, qui signait simplement « C. Arnal », eut une vie en dehors des cases et des bulles. Passionné dès son jeune âge par l’art du dessin, par la caricature aussi, il n’a de cesse de vivre de son crayon. Durant les années 1930, celles de la IIe République espagnole, il exerce à Barcelone la Catalane. Il participe à de nombreuses revues destinées à la jeunesse avant de s’engager dans le combat pour la défense de la République. Jusqu’à la Retirada. C’est le temps de l’exil en France, où la guerre, bientôt déclarée, l’emporte de nouveau vers l’inconnu, d’abord dans les commandos de travailleurs étrangers puis en déportation. À Mauthausen, où son talent de dessinateur et la solidarité des « Rote Spanier » l’aideront à survivre. À la Libération, il s’installe en France et collabore à L’Humanité puis à Vaillant. L’élégance de son trait et la fraîcheur de caractère de ses personnages lui valent la reconnaissance du milieu des artistes de la bande dessinée et feront les délices de deux générations d’enfants, de l’après-guerre jusque dans les années 1970.

Le photographe de Mauthausen
Salva Rubio, Pedro J. Colombo, Aintzane Landa

Lombard 29 Septembre 2017

Comme beaucoup de ses camarades déportés dans le camp de Mauthausen, Francisco Boix ne pensait qu’à survivre à ce cauchemar éveillé. Mais lorsqu’il croise le chemin du commandant Ricken, esthète nazi des plus pervers, qui prend plaisir à photographier l’horreur, le jeune homme comprend qu’il tient là un témoignage unique. A condition de parvenir à faire sortir les photos du camp… L’histoire vraie d’un témoin à charge du procès de Nuremberg, et de son combat pour la vérité et le souvenir.

Guernica
Bruno Loth

La Boite A Bulles Hors Champ 6 Février 2019

Espagne, 1937, la ville de Guernica est ravagée par une attaque aérienne sans précédent. Ce crime de guerre entrera dans l’histoire comme le premier bombardement aérien de civils et comme la source d’inspiration pour Pablo Picasso d’un de ses tableaux les plus célèbres. Guernica de Bruno Loth, est une fenêtre ouverte sur l’histoire qu’on ne raconte pas : la destinée de ceux dont la vie fut anéantie, en même temps que leur ville. Il met ce récit en parallèle avec le cheminement artistique de Pablo Picasso, qui voudrait exprimer sa rage de voir son pays ravagé par la guerre, menacé par le fascisme mais qui peine à trouver l’inspiration pour ce faire. Dans cet album, Bruno Loth nous plonge dans l’intimité des habitants et de l’artiste pour donner les clés d’une oeuvre majeure de l’art.

Seule
Denis Lapière, Ricard Efa

Futuropolis 4 Janvier 2018
Lola n’a pas encore sept ans. Elle est séparée de ses parents depuis trois ans, une éternité. Elle ne sait plus pourquoi. Elle vit dans le petit village d’Isona, au coeur de la Catalogne, avec ses grands-parents. Son grand-père lui a parlé de la guerre, qui sévit dans presque tout le pays et qui n’est pas encore arrivée jusqu’à eux. Mais qu’est-ce que c’est que la guerre pour une enfant de cet âge ? Tous les soirs, allongée sur sa paillasse, elle cherche à ne pas oublier les visages de sa mère, de son père et de sa petite soeur, née quelques semaines avant son départ et qui a eu la chance de rester avec eux. Et puis un jour, les avions franquistes bombardent le village et détruisent leur maison. Et Lola découvre la réalité de la guerre, cette chose qui l’a tenue séparée, pour la moitié de sa vie déjà, de ses parents. L’histoire de Seule est basée sur les souvenirs de Lola, 83 ans, la grand-mère de la femme de Ricard Efa, qui lui a raconté son incroyable périple à travers un pays en guerre.

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