❤️ De maison en maison (home sweet home) ❤️

Dans notre vie de couple, avec Frédérique avec qui je partage la vie depuis 43 ans, disons 41 depuis qu’on est vraiment autonomes, nous avons déménagé 11 fois ! Finalement la maison où nous sommes peut-être restés le plus longtemps c’est celle où nous étions en location.

100 maisons – La cité des abeilles, Delphine Le Lay, Alexis Horellou, Delcourt, 2015

Nous avons commencé par un appartement en location. À l’époque les loyers étaient beaucoup moins chers (de l’ordre de 66% d’un loyer actuel en monnaie constante). Ce qui fait qu’avec deux petits salaires nous avons tout de suite pu accéder à une location dans le privé (dans une cité HLM) d’un 3 pièces, ce qui me permettait d’avoir un bureau avec nos planches à dessin. Après avoir demandé l’accord au propriétaire (qui n’a pas du se rendre compte) nous avions repeint la chambre en bleu marine brillant !

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Comme tout couple qui démarrait à l’époque nous avions peu de meubles, mais confortables 😉

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Les rêves dans la maison de la sorcière, Mathieu Sapin, Patrick Pion, Rue de Sèvres, 2016

Un peu plus d’un an après nous partions pour la campagne, car j’avais trouvé du travail sur un chantier et j’habitais à côté, une assez grande maison de 4 pièces avec un petit jardin. Frédérique faisait les allers et retours en train pour la «ville» où elle travaillait mais où les loyers étaient plus chers.

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Un plan d’épargne logement qui arrivait à terme, les chantiers qui ne permettaient pas de se fixer quelque part, nous envisagions d’acheter une petite maison (en plus de notre location) à retaper en Catalogne (66) à Oms. Mais finalement l’affaire ne se fit pas pour deux raisons. La première c’est que nous avions une fille et nous en attendions une deuxième. Ce qui fait que les voyages en train devenaient très fatigants pour mon épouse. Et la seconde c’est que j’ai deux mains gauches et qu’il était très prétentieux de prendre une maison à retaper.

Gaston, Rafales de gaffes, André Franquin, Dupuis, 2009

Nous revenions donc en ville, à Tours pour acheter près du travail de Frédérique un petit appartement de 3 pièces de 60 m².  Il avait une belle terrasse, plein sud, au 9ème étage et finalement nous y étions très bien.

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Mais la famille continuait de s’agrandir. Notre troisième fille était née. Trois filles dans une petite chambre cela commençait à faire juste. Nous envisagions de coucher dans le salon et de donner notre chambre aux filles. Mais finalement en se renseignant nous pouvions, en revendant l’appartement et en prenant un nouveau prêt avoir suffisamment pour acheter une petite maison.

Gil Jourdan, Les cargos du crépuscule, Tillieux, Dupuis, 1967

L’appartement vendu nous avons trouvé une maison à louer en attendant de trouver notre nouvelle demeure. Un ancien bordel dans une petite ville , deux chambres, deux salles de bain, une mini cuisine et une mini salle à manger, mais trois jardins ! Les filles y ont passé de beaux moments à jouer. Et les anciennes attributions de la maison lui donnait un charme fou. En semaine Frédérique était logée dans l’appartement de mes parents avec nos filles, je rentrais une fois dans la semaine, et en fin de semaine nous nous retrouvions tous dans cette grande demeure (que nous n’occupions que sur une très modeste surface). Malgré la promiscuité, la « colocation » avec mes parents se passa très bien, grâce, entre autre toute la diplomatie que pouvait mettre en place Frédérique.

Je dirai tout, la Franc Maçonnerie régulière, René Pierre, Éditions sur Borrego, 1988

Nous avions trouvé notre petite maison. Une petite maison « loi Loucheur » assez mal foutue mais avec du charme, des briquettes autour des fenêtres, un petit escalier en chêne et un petit jardin clos. Nous comptions la faire surélever pour l’agrandir pour y accueillir notre famille de 5 personnes. Mais finalement il s’est avéré beaucoup trop onéreux de faire cet agrandissement. En consultant des entreprises finalement nous avions plus intérêt à la démolir pour construire une maison neuve à la place, pour autant que nous gardions beaucoup de travaux du second oeuvre à faire par nous-mêmes (vous ai-je déjà dit que j’ai deux mains gauches ? 😉 ). Nous avions donc pour le coup une maison neuve, bien isolée avec seulement deux niveaux, un garage pour le même prix. Mon père, avec l’aide de Frédérique fit beaucoup dans la maison, le plancher, la cuisine et bien d’autres choses. Un ami, compagnon du devoir, membre de l’Ordre de la Rose+Croix nous fit un magnifique escalier (il fallait bien compenser le petit escalier en chêne perdu). qui parait d’une entrée ayant un carrelage aux carreaux noir et blanc. La porte d’entrée en chêne, faite par mon père, était inspirée d’une petite porte d’une église locale. J’y avais (malgré mes deux mains gauches !) sculpté un symbole rosicrucien. Alors que nous avions 4 chambres, la notre et une pour chaque fille, une fois de plus la famille s’agrandissait… Nous avons donc revendu cette maison avec un petit pincement au coeur, mais c’était pour partir pour un nouveau grand projet. Les futurs propriétaires, comme c’en était leur droit, ont caché le discret symbole gravé sur la porte par un cabochon en bois. Plus tard des archéologues découvriront peut être ce qu’il y avait dessous 😀 .

 

Gringos Locos, Yann, Schwartz, Dupuis, 2012

Nous sommes repartis pour une location provisoire. Une maison très « rustique » à l’isolation douteuse, aux papiers peints antédiluviens mais dont les couloirs et le grenier ravissaient nos enfants. Elle était située (deux niveaux) au dessus d’un entrepôt d’un grossiste en matériel électronique. Nous profitions de la terrasse au-dessus de l’entrepôt : 200 m² et ainsi on peut dire que nos enfants ont appris à faire du vélo sur une terrasse !

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Nous étions en train de construire notre maison en bois et chanvre à St Avertin, en attendant nous habitions une location  au 42 rue Ledru-Rollin (voir photo de Google Maps, ci-dessous)  à Tours, dans une maison qui était au-dessus d’un entrepôt, il y avait une terrasse (où nous étions sur la photo) qui faisait au moins 200m², Rosa (entre autres) y a appris à faire du vélo ! Comme on dit en blaguant : Rosa a appris à faire du vélo sur un balcon 😆

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Harmony, Memento, Mathieu Reynès, Dupuis, 2016

Puis ce fut notre grand projet. Une maison en colombage, aux murs en pisé en chanvre !

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Au toit en bardeaux de bois et la maison étant conçue suivant un plan très symbolique et aussi avec un soucis de bien-être (concernant les circuits électriques, l’alimentation en eau etc).

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Ce fut et cela reste NOTRE maison, tout le monde y a participé de la conception à la réalisation (même mes deux mains gauches).

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Beaucoup de symbolisme (voir ici) jusque dans un vitrail réalisé grâce à un maître verrier.

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Des vasques vives dans la maison…

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Mais les raisons professionnelles, une nouvelle formation (assistant social), la recherche d’un nouveau travail, nous emmènent alors à 250 km de notre maison. Nous la vendons, c’est comme quitter une amie très chère. Le prix de l’immobilier baisse énormément, nous vendons à perte, nous pouvons rembourser les prêts ce qui est déjà bien.

La France sur le pouce, Courtois, Phicil, Dargaud, 2017

Nous partons en location. La chance de trouver une grande maison pour accueillir notre grande famille, pas trop chère. Agréable, même si elle fuit « un peu » par temps de pluie (mais chacun sait qu’il fait toujours du soleil à Nantes, enfin au moins une fois par jour, le reste c’est de la pluie. Il parait qu’on peut passer plusieurs jours sans pluie, enfin, moi je ne peux pas vous en parler je ne suis resté que 19 ans sur place 😉 ) Il y a un grand jardin et c’est tellement sympa que nous y resterons 16 ans, c’est le temps le plus long que nous ayons passé dans une maison !

La villa sur la falaise, Casterman

La maladie, le handicap qui arrivent compliquent un peu la vie professionnelle et familiale. Nos filles prennent leur indépendance. Nous quittons cette maison pour aller dans un beau petit appartement qui appartenait à la maman de Frédérique, en plein centre de Nantes et qu’elle nous laisse habiter, rentrant en maison de retraite. Très lumineux, spacieux, juste un peu (très) bruyant, mais difficile d’habiter en plein centre ville et d’avoir le silence de la campagne.

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Le fond du bocal, Poupon, Glénat, 2009

Et puis la retraite venant, nous décidons de concrétiser notre projet d’il y a 34 ans : aller vivre en Catalogne. Projet qui nous tenait à coeur puisque nous allions presque chaque année dans cette région qui est devenue nos racines symboliques, les autres, pour différentes raisons, ne nous étant plus accessibles. Nous vivons dans un petit appartement de deux pièces à 10 mn à pieds de la mer, un peu retiré pour être un peu au calme lorsque les touristes sont présents. Une grande terrasse fermée dont nous pouvons profiter.

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Gai-Luron, Gai-Luron et Jean-Pierre Liégeois, Gotlib, Audie, 1976

Mais nous voulions trouver une maison suffisamment grande pour accueillir toute la famille, nos 4 filles et leur famille, nos 7 petits enfants. Nous avons trouvé ce petit bijoux, très lumineux, orientée plein sud, avec vue sur les Albères, à 15 mn en voiture de la mer. Un vrai paradis.

 

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Mais voilà le handicap et la maladie me rattrapent et je n’ai plus la capacité à m’occuper de cette grande et belle maison que nous mettons en vente.

Le petit rêve de Georges Frog, Phicil, Drac, Éditions Soleil, 2017

et maintenant nous sommes à la recherche de notre 12ème domicile. Plutôt un appartement dans une petite ville locale, pas loin de la mer à pied, avec surtout tout ce qu’il faut pour pouvoir ne pas prendre trop souvent la voiture, et une terrasse ouverte plein sud pour voir les Albères et le soleil. L’aventure continue …

 

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5 commentaires

  1. Bonjour Frédéric, le genre de posts que j’adore (je suis sûre que tu t’en serais douté) avec la découverte de photos inconnues (j’aime bien les deux premières avec votre confortable mobilier ;-))
    En revanche, je ne m’attendais pas à la « chute » .. vous déménagez encore? La raison m’en rend triste. Même si la vie est belle (etc, etc) on est bien d’accord…..
    Bon courage dans votre recherche, je vous souhaite de trouver rapidement un appartement qui vous convienne à tous les deux.
    (ma soeur est ex-aequo avec vous, mais avec ce 12e déménagement prévu vous passerez en tête! 😉 )
    Bises!

    Aimé par 1 personne


    1. Merci Ambre de ton commentaire.
      Il n’y a pas de raison à être triste, tant qu’il y a de la vie, il y a …………….. de la vie ! Donc de la joie !
      Je fais bcp de choses, donc c’est super, par contre je le paye un peu après, pendant 24 à 48 heures
      et je préfère quitter cette maison de joie, dans la joie, plutôt que de le faire plus tard obligé !

      Donc non, tot va bé ! comme on dit par ici
      c’est le paradis (et il est à vendre :mrgreen: )

      Bises



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