đŸŒ± Les 5 contemplations en mangeant đŸŒ±

J’ai dĂ©jĂ  eu l’occasion de parler de ces 5 contemplations dans cet article, mais j’aimerais y revenir.

D’un point de vue bouddhiste, nous ne faisons pas que manger, mais beaucoup plus. Nous sommes aussi bien dans une conscience de ce que nous mangeons, de toute l’interdĂ©pendance qui amĂšne cette nourriture dans notre assiette que de ce quelle nous apporte mais aussi peut nous permettre de faire en agissant pour le bien des ĂȘtres vivants.

C’est Ă  la base un texte chinois, appelĂ© qui permet de prendre conscience de cinq points importants :

1. l’InterdĂ©pendance,
2. la Pleine Conscience,
3. la Modération,
4. l’Hygiùne de vie
5. et le Don et le partage.

1. InterdĂ©pendance, car cette nourriture n’arrive pas par hasard dans notre assiette, mais est issue de processus naturels et de travail humain. Il a fallu beaucoup de travail et d’amour pour que cette nourriture arrive dans cette prĂ©sentation dans notre assiette. Cela nous permet de prendre conscience que l’un contient le tout. Cette simple bouchĂ©e est porteuse de tout ce que la nature et les humains, depuis les agriculteurs·trices ont mis en oeuvre pour qu’elle soit telle qu’elle est. Quand nous mettons cette nourriture dans notre bouche c’est tout l’univers qui est prĂ©sent. MĂȘme si vous mangez seul, vous n’ĂȘtes plus seul.

2. La Pleine conscience nous permet de ne pas manger d’une maniĂšre Ă©goĂŻste mais en nous sentant reliĂ© Ă  tout ce travail vu prĂ©cĂ©demment, Ă  tous ces humains qui nous permettent d’ĂȘtre nous-mĂȘme, humain. Elle nous permet de dĂ©velopper un sentiment de gratitude devant ce que la nature et le travail des humains nous offrent.

3. Souvent, dans nos rĂ©gions, nous mangeons plus par aviditĂ© que par faim. Cette pleine conscience nous permet de voir ces processus d’addiction psychologique ou physique pour essayer des les dĂ©passer et de conserver la modĂ©ration dans nos repas. ModĂ©ration dans la quantitĂ© (de repas, de nourriture) et dans la façon de manger. Pour ne pas manger plus que nous en ayons besoin, afin de ne pas manger ce qui pourrait revenir Ă  d’autres, en mangeant lentement (en mastiquant bien nous absorbons plus de nutriments et donc arrivons Ă  satiĂ©tĂ© plus rapidement). Le fait de manger dans un bol (un peu Ă  la maniĂšre des moines bouddhistes) permet de ne prendre que la quantitĂ© qui correspond Ă  notre « bol alimentaire ». Quelque rĂ©cipient que nous prenons nous avons tendance Ă  le remplir. Alors prenons un petit bol, quitte Ă  nous resservir.

4. En mĂȘme temps nous pouvons le faire pour nous, pour avoir une hygiĂšne de vie qui implique de manger avec modĂ©ration mais aussi ne manger que des aliments qui nous servent concrĂštement et soient indispensable au corps. Nous pouvons nous interroger sur les apports alcoolisĂ©s, sucrĂ©s voir carnĂ©s. Mais nous pouvons aussi nous questionner sur le traitement de la nourriture (industrielle, addiftifs..)

 

5. Enfin nous ne mangeons pas que pour nourrir notre corps mais pour bien plus, pour aussi nourrir nos aspirations : devenir un vecteur d’amour, de compassion, de joie et d’éveil.

Il existe donc un texte que nous pouvons lire en dĂ©but de repas (voir ici) comme les bĂ©nĂ©dicitĂ©s occidentales. Le risque c’est de faire un rituel de dĂ©but de repas qui perd de sa valeur dans le « feu de l’action ». Il est important d’ĂȘtre trĂšs vigilant au dĂ©but de chaque repas, la premiĂšre bouchĂ©e, car si nous « loupons » ce dĂ©but, il y a peu de probabilitĂ© que notre conscience revienne pendant le repas. Mais en fait il faudrait avoir ces 5 pensĂ©es tout au long du repas. C’est pourquoi je pense au mot AGIR, comme principe mnĂ©motechnique, Ă  chaque bouchĂ©e. Et comme en mĂ©ditation, si je n’y pense plus, ce n’est pas grave j’y reviens dĂšs que la conscience est lĂ . Je ne le fais pas obligatoirement dans l’ordre qui est donnĂ©. Chaque bouchĂ©e peut avoir son propre domaine de contemplation pour s’y attarder.

 

VoilĂ  comment je pense au mot AGIR(e) :

A

Comme aviditĂ©, en ĂȘtre conscient, se modĂ©rer. Prendre le temps de regarder la nourriture, de la sentir, voire de la toucher (bien que cela ne soit pas bien vu le plus souvent), de la macher.

G

Gratitude par la Pleine Conscience, vis à vis de tous ceux qui ont participé à cette nourriture. Penser à tous les phénomÚnes naturels qui permettent à une graine de devenir un arbre fruitier, une céréale, un légume. Visualiser toutes les étapes et les humains par lesquels sont passées ces bouchées comme on peut le voir dans le point suivant.

I

L’InterdĂ©pendance qui fait que chaque bouchĂ©e nous relie Ă  l’univers comme expliquĂ© ci-dessus.

R

RĂ©gĂ©nĂ©ration par notre alimentation, l’HygiĂšne de vie, que l’aliment soit ton mĂ©dicament

E

Éveil, nous mangeons plus que pour nous nourrir, mais pour nous permettre de mettre en Ɠuvre nos aspirations, comme le Don et le partage.

 

Les dessins sont issus de mon site ZEM, apprenti maĂźtre zen.

Vous pouvez avoir plus de détails dans le livre Thich Nhat Hanh: Vivre en pleine conscience, manger. Belfond, 2016, 126 pages

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