☥ La magie ☥

 

Magie vient du latin magia, lui-même issu du grec μαγεία (mageia), « religion des mages perses ». Le mot maguš, « mage » en vieux-perse, est visible pour la première fois sur une inscription gravée en 515 av. J.-C. à Béhistoun (Perse antique, Iran actuel), sur les exploits de Darius Ier, roi de Perse, qui a renversé en 522 av. J.-C. Gaumâta, un mage mède qui s’est proclamé roi de l’empire perse. « Darius le Roi dit : « Ensuite il y avait un homme, un Mage, du nom de Gaumâta. » » (Gautama est aussi le nom du Bouddha qui vécut à cette époque. Cela a-t-il un rapport ???)  En perse, mag signifie « science, sagesse ».

Certains Mages sont prêtres. Ils ont diverses fonctions : interpréter les songes, pratiquer la divination, sacrifier au Soleil, à la Lune, à la Terre, au Feu, à l’Eau et aux Vents, chanter la théogonie, participer au pouvoir politique, faire des sacrifices royaux, procéder à des rites funéraires.

Apulée : « La magie est la science de la piété et du divin (…). Mes adversaires, toutefois, peuvent adopter le sens du vulgaire, selon lequel le mage, étant en communauté avec les dieux immortels, a le pouvoir de tout faire par la vertu mystérieuse des incantations ».

Durant Les Travaux L’Exposition Continue, Crises De Foi, Midam, Clarke, Dupuis

Helena Blavatsky : « La magie, considérée comme science, est la connaissance des principes et de la voie par laquelle l’omniscience et l’omnipotence de l’Esprit et son contrôle sur les forces de la nature peuvent être acquis par l’individu tandis qu’il est encore dans le corps. Considérée comme art, la magie est l’application de ces connaissances à la pratique ». « La magie est la science de la communication avec les Puissances supra-mondaines éternelles et de leur direction, ainsi que du commandement de celles de ces puissances appartenant aux sphères inférieures ; connaissance pratique des mystères cachés de la nature connus seulement du petit nombre parce qu’il est très difficile de les acquérir sans tomber dans les péchés contre nature ».

Aleister Crowley : « La Magie est la Science et l’Art d’occasionner des Changements en accord avec la Volonté ».

Placid et Muzo – Poche n°2 – Nicolaou – Vaillant – 1964

 

Papus : « La Magie est l’étude et la pratique du maniement des forces secrètes de la nature ».

Définition du dictionnaire Hachette : « Science occulte qui permet d’obtenir des effets merveilleux à l’aide de moyens surnaturels. » L’idée de magie requiert d’admettre l’existence de forces surnaturelles et secrètes, contraindre les puissances du ciel ou de la nature, recourir à des moyens d’action qui ne sont ni religieux ni techniques mais occultes.

 

Face de lune – La cathédrale invisible – Boucq – Jodorowsky – 06 1992 – A Suivre n°173

 

Le mage est un sage, qui connaît les secrets de la nature (les rois mages).
Le magicien est un praticien, il réalise des merveilles ; dans les années 1760, on disait le comte de Saint-Germain magicien, car, soi-disant, il vivait depuis l’époque de Jésus, ne mangeait pas, créait des pierres précieuses, faisait disparaître les taches des diamants, transmutait les métaux en or…
Le magiste est un sage praticien, il est à la fois savant comme le mage et habile comme le magicien ; au XIXe siècle, on considérait Helena Blavatsky et Papus comme des magistes.

Les voyages de Takuan – Le Livre de sang – Le Tendre – Simeoni – Delcourt – 1991

Le sorcier (en anglais sorcerer) cherche à faire du mal, par diverses techniques magiques. « La puissance du magicien est merveilleuse, celle du sorcier diabolique et infernale ».
Le mage noir (en anglais witch) nuirait par lui-même, du fait de sa présence ou de ses pouvoirs supposés maléfiques.

La pratique de la magie repose sur la croyance que l’esprit humain est tout-puissant sur le monde qui l’entoure et qu’une pensée déterminée, bien orientée, bien concentrée, peut se concrétiser, influer sur les choses et les êtres.  La connexion peut être facilitée par des accessoires, comme les encens ou des ingrédients.

 

Les Enquêtes Du Commissaire Raffini, L’Homme Au Bigos, Rodolphe, Jacques Ferrandez, Cécile Vergult, 1995, Hélyode

D’après certaines théories magiques, l’opérateur doit établir une connexion psychique avec la cible de son action. Il doit ensuite imaginer cette cible dans la situation qu’il souhaite lui voir arriver. Tout cela s’effectue par concentration et visualisation mentale, mais les magiciens s’aident aussi de la parole (alors appelée « incantation »). Cependant, l’être humain ne peut rester concentré sur le même objet bien longtemps. Pour remédier à cela les magiciens utilisent un objet magique (appelé « témoins ». Ce dernier, mis en scène dans un rituel, a pour fonction de faciliter la connexion en question, en aidant le praticien à se concentrer sur sa cible d’une part et sur l’effet qu’il désire d’autre part. Ils peuvent être des dessins, des symboles, de l’encens, des bougies d’une certaine couleur, des huiles… ayant des correspondances de type analogique, archétypal, avec l’effet voulu.

Comme toute tradition humaine, la magie comporte des aspects théoriques. Il faut noter à cet égard que la séparation entre magie et science est récente, et que bien des savants de premier plan étaient aussi des « magiciens », qui ont appliqué leur esprit à la magie comme ils ont pu le faire dans des travaux maintenant reconnu comme scientifique. il y aura donc des ressemblances.

La magie orientale — mésopotamienne, égyptienne, iranienne — explique ses effets par l’archétype, le modèle divin ou cosmogonique. À ses yeux, pour agir magiquement il faut faire comme font les dieux.

 

Nelson, Déplorable Surprise, Bertschy, Dupuis, 2016

Pic de la Mirandole, en néoplatonicien, explique la magie par l’amour. « Les merveilles de l’art magique ne s’accomplissent que par l’union et l’actualisation des choses qui sont latentes ou séparées dans la nature. (…) Faire de la magie n’est pas autre chose que marier le monde (Magicam operari non est aliud quam maritare mundum). » Tout comme le vigneron fait une greffe de la vigne, le magicien lie l’inférieur au supérieur, le matériel au divin, sur le plan du caché, du latent, du séminal.

Paracelse explique la magie par l’astral, aussi bien l’Esprit sidéral que le corps astral (corpus sidereum), d’autre part il explique par la volonté et l’imagination du mage. « L’Esprit sidéral » est la lumière répandue dans notre esprit autant que la Raison universelle. « Même les choses insensibles, les plantes, les graines, les fruits, les pierres, etc., tout a un corps astral », celui-ci est un « aimant » qui attire « les influx sidéraux », un « moteur » qui donne vie et esprit au corps élémentaire. Le mage sait capter et diriger « les forces célestes », « les puissances astrales » dans les objets terrestres, mais aussi utiliser les images, les lettres, les chiffres, les mots, les sons.

Agrippa de Nettesheim, Giambattista Della Porta, Swedenborg, la majorité des auteurs expliquent la magie par les analogies et correspondances. Exemple : il y a, selon le magicien, analogie, ressemblance, métaphore, apparentement entre l’amour et un lien, un nœud, un enchaînement, donc, pour créer un amour de façon magique, le magicien fera un nœud. L’analogie créera le lien. Recette du IVe siècle : « Charme étonnant pour lier une femme aimée. Fais 365 nœuds. » Recette de 1997 : « Pour attirer l’amour. Dans un ruban rouge vous aurez écrit vos deux noms avec le sang de l’un des deux. Liez le ruban de manière à faire joindre les noms. » L’action magique transfère à deux personnes le pouvoir qu’a le nœud sur deux cordes, celui d’unir, de rapprocher.

Franz Anton Mesmer (1766) et tout le mouvement du magnétisme animal expliquent par un « fluide magnétique universel », ou plus prosaïquement par l’électromagnétisme.

Les Enquêtes Du Commissaire Raffini, L’Homme Au Bigos, Rodolphe, Jacques Ferrandez, Cécile Vergult, 1995, Hélyode

Éliphas Lévi explique par la volonté. « Savoir, oser, vouloir, se taire, voilà les quatre verbes du mage (…). Vouloir, vouloir longtemps, vouloir toujours, mais ne jamais rien convoiter, tel est le secret de la force. »

Frazer, ethnologue anglais, explique par les associations d’idées. Il distingue, dans son analyse de la magie, trois lois, qui marchent par associations (similitude, contiguïté, contrariété).

Les innommables – Poupée de bronze – Yann – Conrad

  • Première loi, la similitude, la sympathie par imitation : « Tout semblable appelle le semblable, ou un effet est similaire à sa cause » ; par exemple, la technique d’envoûtement consiste à percer d’une aiguille une poupée imitant la personne que l’on veut blesser.
  • Deuxième loi, la contiguïté, la sympathie par contact, la contagion : « Les choses qui ont été une fois en contact continuent d’agir l’une sur l’autre, alors même que ce contact a cessé » ; par exemple, un magicien peut blesser une personne en piquant les empreintes de pas laissées par cette personne.
  • Troisième loi : « le contraire agit sur le contraire » ; par exemple, pour contrecarrer une blessure on peut susciter son contraire sous forme d’une image de cicatrisation.

Nelson – Catastrophe naturelle – Bertschy – Dupuis – 2004

Mikhaël Aïvanhov, un maître spirituel bulgare, explique par l’aura. « Être un mage, c’est créer. Le mage véritable est entouré d’un cercle de lumière, son aura, ce halo de lumière invisible qui émane de lui et qu’il a formé grâce à son travail spirituel et à la pratique des vertus. Pour créer, le mage utilise les mêmes moyens que Dieu Lui-même : il projette une image ou prononce un mot qui traverse son aura, et c’est l’aura qui fournit la matière pour la manifestation. »

Saint Augustin distingue dans la magie une forme « plus détestable », la goétie (sorcellerie), et une forme « plus honorable », la théurgie. Depuis la fin du Moyen Âge, vers 1450, les savants posent la distinction entre deux sortes de pratiques, en fonction de leurs buts moraux : la magie noire (« nigromancie ») et la magie blanche (« mageia »).

Roi De Pique, Luciano Bottaro, avril 1969

 

La magie noire a des effets négatifs du fait même du magicien, de sa personne, et la sorcellerie a des buts consciemment maléfiques et des moyens intentionnellement négatifs (« diabolisme »). Les mages noirs et les sorciers passent pour être néfastes à la société, ils empoisonnent, ensorcellent, lancent des imprécations, invoquent des diables ou démons, utilisent des figurines d’envoûtement, nouent l’aiguillette (ils provoquent l’impuissance sexuelle), provoquent des sécheresses ou des orages, etc. Également pour faire du mal à autrui, se venger, pour des sortilèges d’amour, pour atteindre l’immortalité, améliorer sa santé ou communiquer avec les morts. En 1317, l’évêque Hugues Géraud de Cahors fut condamné au bûcher car il avait essayé de tuer le pape Jean XXII avec des images de cire. Dans la culture occidentale, la couleur noire est symbole de ténèbres, de morts, de tristesse, de vide et d’obscurité.
La magie blanche, elle, concerne une utilisation de la magie à des fins altruistes, ou préventives (« magie bleue »), avec des moyens presque toujours positifs, bénéfiques. Elle guérit, protège, exorcise, renforce, réconcilie… Elle invoque les « esprits bons », Dieu… et pas les mauvais démons. Dans la culture occidentale, la couleur blanche symbolise la pureté, l’innocence, la paix et la justice.

 

Mézières et Christin avec… – Les mauvais rêves (1967) – Christin – Mézières – Dargaud – 1983

La distinction magie noire/magie blanche recoupe presque la distinction entre magie du mal et magie du bien, entre magie illicite (ars prohibita) et magie licite, mais aussi la distinction entre magie diabolique (qui repose sur l’aide de mauvais démons) et magie naturelle (reposant sur un agencement adéquat des causes physiques).

Selon Anton Szandor LaVey il n’existe qu’une seule magie mais plusieurs manières de s’en servir : ainsi, certains s’en serviront pour punir et d’autres pour guérir.

L’Église Catholique ne fait pas de distinction entre différentes magie, elles sont toutes associées aux démons plus ou moins explicitement.

Au Tibet, la religion Bön et ses adeptes Bön-po, étaient versés dans la magie noire et la magie blanche. La magie noire est un des thèmes du film Milarépa : La Voie du bonheur (Milarepa). Actuellement, les Bön-po ne pratiqueraient plus que la magie blanche.

L’histoire secrète, Lucky point, Jean-Pierre Pécau, Igor Kordey, Delcourt, 2008

La magie rituelle, au niveau le plus simple, est une magie opérative, c’est-à-dire faite d’actes réfléchis et efficients. Il suffit d’émettre un son, de poser un objet près d’un autre… Il faut aussi quelques conditions, dont les plus importantes sont, dit-on, « le respect scrupuleux des règles » et « la force magnétique de l’opérateur ». Ces conditions sont déjà si difficiles, que tout échec en magie finit par s’expliquer ! Si l’on ajoute le choix de l’heure propice, du lieu consacré, de l’objet approprié, la magie devient quasi impossible. Le rite du cercle magique est célèbre. Le magicien, avec une épée ou une baguette, trace autour de lui un cercle, pour se protéger d’influences négatives, à l’extérieur, et pour attirer à l’intérieur des puissances positives. Les rites magiques les plus courants sont, quant à la fonction, les rites de renforcement de puissance, de protection, de guérison, de divination, et pour la forme, les incantations, les gestes, les sacrifices… Les grimoires, la franc-maçonnerie occulte, les rosicruciens, la Golden Dawn proposent à leurs adeptes des rituels très complexes.

 

Mézières et Christin avec… – Les mauvais rêves (1967) – Christin – Mézières – Dargaud – 1983

Della Porta, à la fois magicien et physicien, définit ainsi : « Naturelle…, cette magie, douée d’une plantureuse puissance, abonde en mystères cachés et donne la contemplation des choses qui gisent sans être appréhendées, et la qualité, propriété et connaissance de toute nature comme sommet de toute philosophie. » En d’autres termes, c’est de la science physique, mais elle porte sur des phénomènes mal connus ou elle crée des phénomènes qui semblent des miracles sans en être, par exemple les feux grégois, l’attraction du fer par l’aimant, les monstres, les illusions d’optique, la prestidigitation. L’antique Claude Élien a donné la clef : « La nature est, elle aussi, magicienne. »

 

Mézières et Christin avec… – Les mauvais rêves (1967) – Christin – Mézières – Dargaud – 1983

Le magicien peut puiser en lui-même une force magique de différentes manières :

  • La parole magique est supposé efficace à condition de connaître l’intonation correcte et les mots magiques (voces magicae). La parole magique est, au choix, une prière, une incantation, une formule, des « mots barbares », un nom d’ange, une invocation, une onomatopée, une suite de voyelles… Les magiciens citent la parole biblique : « Que la Lumière soit », ou la formule de consécration romaine Si fas est (« si c’est permis », selon les lois divines ou par les lois naturelles).
  • Le geste magique est un acte supposé efficace, en particulier le sacrifice. Le geste magique exige souvent des instruments. Les plus connus sont la baguette magique, le miroir magique, le caducée d’Hermès, l’étoile flamboyante. Il faut ajouter des objets plus courants, comme les cierges liturgiques, les coupes d’eau lustrale.
  • L’imagination magique, par visualisations, symbolisations, rêves, fantasmes, poésie, est censé changer les choses. Le magicien n’invente pas une image, il trouve en esprit la vraie image des choses, par exemple pour l’homme celle d’un pentagramme, pour la planète Saturne celle d’un vieillard.

Vacances Djinn-iales – Kiko – 1965 – Spirou n°1420

Lorsque le magicien n’a pas assez de puissance ou si les objets magiques ne sont pas suffisamment puissants, il peut faire appel à des esprits pour l’aider dans sa tache, bénéfique ou malfaisante. Ainsi il peut invoquer les démons, les incubes et succubes (démons sexuels), les esprits de la nature, les âmes des morts, les fées, les anges ou même les dieux. Les magiciens ont parfois recours à un assistant magique, appelé « parèdre », qui est un démon, un dieu, un génie, un esprit, l’âme d’un mort. « On acquiert un démon comme assistant : il te dira tout, il vivra, mangera et dormira avec toi. »

Angélologie. Certains magiciens disent agir grâce aux anges, dont ils connaissent les noms ou les « caractères » (glyphes, signes) qui les représentent ; ils sauraient les invoquer et leur ordonner. Un kabbaliste chrétien, Johannes Reuchlin, parle des 72 anges qui « ont pouvoir sur la terre entière » et ont chacun un Nom secret correspondant à un pouvoir de Dieu.

Démonisme. Le recours aux esprits malfaisants (« magie démoniaque ») au moyen d’invocations (« goétie ») ou de rites (« basse magie ») laisse épouvanter. Pourtant, cela existe et relève du satanisme ou de la magie noire. Mais toutes sortes d’« esprits » existent, pour un magicien, dans les eaux, au ciel, dans les organes, partout, on peut les évoquer et obtenir un résultat.

Nécromancie. Une classe courante de magie concerne la magie de la mort et des âmes des morts. Elle inclut, entre autres, les célèbres magies concernant les morts-vivants, les zombis, les fantômes.

Médiumnisme. Le magicien peut passer par un médium à transe, un somnambule. Crowley est entré en haute magie en utilisant, au Caire, les dons de médium de sa première femme, Rose Kelly.

Mézières et Christin avec… – Les mauvais rêves (1967) – Christin – Mézières – Dargaud – 1983

Chamanisme. Un chamane, par définition, entre en communication avec les esprits-maîtres des animaux, qui sont ses « auxiliaires. »

Théurgie. On n’est pas si loin de l’angélologie pratique. « La théurgie est une forme de magie, celle qui permet de se mettre en rapport avec les puissances célestes bénéfiques pour les voir ou pour agir sur elles. » Le théurge invoque ou évoque des « entités supérieures », archanges, anges, génies, esprits ou dieux (« haute magie »), et il s’élève à elles ou bien il les fait descendre vers lui (« télestique »), soit par des moyens spirituels comme la méditation soit par des moyens matériels comme les herbes, la musique, le rhombe. La théurgie était présente chez les néo-platoniciens comme Jamblique et chez les Élus Coëns (voir Martinisme).

Pour Claude Lévi-Strauss, la magie n’est pas une fausse science (comme le dit Frazer), une pensée prélogique (comme le soutient Lévy-Bruhl), mais une autre rationalité, une façon de donner du sens. Elle met en place un système de classification.

Mézières et Christin avec… – Les mauvais rêves (1967) – Christin – Mézières – Dargaud – 1983

Le sociologue Mauss croit en une « suggestion collective ». La société a une influence sur l’individu. La société ou un groupe croit en la magie, et l’effet se produit, par insinuation. Par exemple, une hantise de la mort, d’origine purement sociale, peut entraîner la mort.

Historiquement et originellement on peut penser que les chasseurs-cueilleurs  avaient de nombreux rites liés aux phénomènes de la nature (changements saisonniers) et de manière générale à tout ce qui leur était inexpliqué. Ceci est lié à l’irruption de la pensée magique et à l’animisme qui affirme que tout objet a une âme. Il est donc assez naturel, par extrapolation, de considérer que la magie est venue très tôt, en Occident, avec les Néanderthaliens et même Homo erectus. Celui-ci a découvert le feu vers 750 000 ans et a envahi toute l’Afrique et l’Eurasie, il est assez raisonnable de penser que divers rituels l’accompagnaient. Les cavernes ornées de représentations d’animaux sont interprétés comme support de rituels magiques car c’était une nécessité d’assurer un nombre important de prises. L’utilisation de l’ocre rouge (280 000 ans) pour les armes, pour les peintures, pour les sépultures est aussi un indice. Il est possible que certains personnages peints de 33 000 à 10 000 ans av. J.-C. soient des « sorciers » ou « chamanes » .

 

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL, DONT SONT TIRÉS CES EXTRAITS, SUR WIKIPÉDIA

Publicités

2 commentaires

Et vous qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.