⛬ Et motif ? ⛬

[…/…] Ce qui est la cause de notre souffrance c’est notre attachement « égocentrique à nous-mêmes » (sic), sans commune mesure avec les nécessités de la réalité. En effet nous désirons un monde qui n’a pas d’existence : un monde dont « nous » (moi, je, moi-même) serions le centre et le maître. Nous voudrions que les choses soient conformes à nos désirs, éternellement. Nous aspirons tous à ce monde irréel, dans lequel nous ne connaîtrions jamais l’échec, la remise en cause, la maladie, la mort.

Et comme ce monde n’existe pas, qu’il est un monde de fantasme et le restera toujours, nous vivons dans une grande frustration plus ou moins consciente qui crée un substrat de tourments sur lequel nous bâtissons notre vie.

Notre impuissance, voir notre déni de voir les choses telles qu’elles sont (un monde non ego-centré) et notre incapacité à agir en conséquence est la cause principale de la souffrance névrotique que nous nous créons et donc l’obstruction à notre bonheur. D’un point de vue bouddhiste, cette scotomisation est appelée ignorance, ou aveuglement. L’ego et notre vision ego-centrée sont une construction de l’esprit, conçue par nos conditionnements. Le bouddhisme est une voie pour vaincre cette souffrance mentale, cette ignorance, liée aux conditionnements et à l’attachement égotique qui en résulte, pour réaliser notre propre bien-être, en même temps que celui des autres.

S’éveiller à cette nature, c’est se libérer de ce comportement conditionné. C’est faire cesser le pouvoir que peut prendre sur nous et sur les autres, notre souffrance intérieure. La « guérison », que procure la pratique de la voie du Bouddha, consiste en une quête de la simplicité originelle. C’est couper d’avec nos états émotionnels négatifs que sont :

  1. le désir, les comportements passionnels, l’attachement, l’avidité, l’envie, la cupidité, la convoitise ;
  2. mais aussi l’aversion, l’agressivité, la colère, la jalousie, le ressentiment ;
  3. et enfin ce qu’on nomme dans le bouddhisme l’ignorance, l’aveuglement , l’égoïsme, la peur, l’anxiété, l’angoisse existentielle, la tristesse.

 

L’éveil n’empêche pas que ces sentiments puissent continuer à apparaître, mais dans cet état, on ne les entretient plus et on n’en est plus dépendant.

En contrepartie, cela favorise l’apparition d’autres émotions que l’on pourrait nommer « positives » comme la compassion, l’amour, la sagesse, la sérénité, la joie, l’harmonie et la paix.

Mes dessins sont sous licence Creative Commons CC-BY-NC-ND (Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Pas de modification) et peuvent être utilisés dans ces seules conditions en indiquant le lien http://frederic.baylot.org/ (pour tout contact et demande : ICI); N’HÉSITEZ PAS À LES PARTAGER

 


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