đŸ‘č La bataille de Shanghai đŸ‘ș

La bataille de Shanghai opposa en 1937 l’ArmĂ©e impĂ©riale japonaise Ă  l’ArmĂ©e nationale rĂ©volutionnaire chinoise pendant la guerre sino-japonaise.

Le Service aĂ©rien de la Marine impĂ©riale japonaise y procĂ©da Ă  l’un des premiers bombardements stratĂ©giques de l’histoire. Ayant dĂ©clenchĂ© la guerre en juillet, l’Empire du Japon souhaitait conclure la guerre aussi rapidement que possible. Les Japonais disposaient, avant mĂȘme le dĂ©clenchement ouvert du conflit, de troupes et de garnisons dans la ville spĂ©ciale de Shanghai, qui reprĂ©sentait un point stratĂ©gique privilĂ©giĂ©, grĂące notamment Ă  son accĂšs Ă  la mer.

Le 9 aoĂ»t, le lieutenant japonais Isao Oyama, ayant pĂ©nĂ©trĂ© illĂ©galement dans l’aĂ©roport de Hongqiao, fut abattu par les troupes chinoises de maintien de la paix. Les Japonais demandĂšrent immĂ©diatement le dĂ©mantĂšlement unilatĂ©ral des troupes chinoises de la zone spĂ©ciale de Shanghai. Devant le prĂ©visible refus chinois, la situation dĂ©gĂ©nĂ©ra en conflit ouvert.

À partir du 13 aoĂ»t, les troupes japonaises et chinoises commencĂšrent Ă  s’affronter. Tchang KaĂŻ-Chek ordonna au gĂ©nĂ©ral Zhang Zhizhong de dĂ©buter le 14 aoĂ»t une offensive contre les Japonais, comptant sur la supĂ©rioritĂ© numĂ©rique des troupes chinoises pour battre l’armĂ©e impĂ©riale.

La ville fut parcourue d’une sĂ©rie de batailles de rue particuliĂšrement intenses, afin de conquĂ©rir ou dĂ©fendre quartier aprĂšs quartier.

DĂšs le 14 aoĂ»t, l’aviation japonaise commença Ă  attaquer les cibles chinoises, provoquant des dizaines de milliers de morts civils. Les forces aĂ©riennes chinoises, supĂ©rieures en nombre, contre-attaquĂšrent alors efficacement, abattant plusieurs avions japonais. L’armĂ©e de l’air japonaise bĂ©nĂ©ficiait cependant d’une technologie plus avancĂ©e, et ses avions abattus pouvaient ĂȘtre rapidement remplacĂ©s, ce qui n’Ă©tait pas le cas des avions chinois. Les succĂšs initiaux de l’aviation chinoise furent vite annulĂ©s.

La Force aĂ©rienne de la RĂ©publique de Chine bombarde Ă©galement lourdement la ville et par deux fois frappe la concession française de Shanghai faisant plusieurs centaines de morts, l’attaque du 14 aoĂ»t faisant 445 morts et 828 blessĂ©s.

 

Le centre-ville de Shanghai est la proie des flammes dues aux bombardements du Service aérien de la Marine impériale japonaise

À partir du 23 aoĂ»t, les troupes japonaises amphibies commencĂšrent Ă  dĂ©barquer massivement, entraĂźnant la retraite des troupes chinoises de la ville de Shanghai elle-mĂȘme.

La rĂ©sistance chinoise fut acharnĂ©e, et les Japonais durent batailler pour prendre un village cĂŽtier aprĂšs l’autre. Mais, mal armĂ©es et ne disposant pas de forces navales suffisantes pour leur venir en renfort, les troupes chinoises perdirent peu Ă  peu du terrain.

Du 11 au 30 septembre, des combats trĂšs durs eurent lieu autour de la ville de Luodian, qui reprĂ©sentait un point stratĂ©gique : les Chinois durent affronter un adversaire disposant dĂ©sormais d’une puissance de feu trĂšs importante, et perdirent de nombreux hommes.

À compter d’octobre, les troupes japonaises avaient vu monter leurs effectifs dans la rĂ©gion de Shanghai jusqu’Ă  200 000 hommes, le Japon espĂ©rant accĂ©lĂ©rer la fin du conflit. L’armĂ©e chinoise du Guangxi, arrivĂ©e en renfort, organisa une contre-offensive qui Ă©choua.

À la fin du mois d’octobre, Tchang KaĂŻ-chek organisa la dĂ©fense de la riviĂšre Suzhou, contre l’avis d’autres chefs militaires comme Li Zongren, qui souhaitaient que les troupes chinoises soient dĂ©ployĂ©es au plus vite pour dĂ©fendre Nankin.

L’armĂ©e chinoise, Ă©puisĂ©e, ne parvint pas Ă  empĂȘcher les Japonais de traverser la riviĂšre et de prendre la berge le 30 octobre.

Le 5 novembre, les troupes japonaises débarquÚrent à Jinshanwei, située sur la Baie de Hangzhou, au sud de Shanghai.

À la fin novembre, les troupes chinoises, Ă©puisĂ©es et Ă  court de munitions, entamĂšrent leur retraite finale, et se repliĂšrent sur Nankin, la capitale chinoise.

Peu aprĂšs leur victoire dĂ©finitive, les Japonais Ă©tablirent Ă  Shanghai un gouvernement collaborateur, chargĂ© d’administrer la rĂ©gion. La durĂ©e et l’intensitĂ© inattendues des combats Ă  Shanghai firent comprendre aux Japonais que le conflit en Chine serait plus long et plus difficile que prĂ©vu.

L’armĂ©e japonaise dĂ©cida de prendre au plus vite la capitale, pour venir Ă  bout du gouvernement chinois, dans l’espoir d’abrĂ©ger la rĂ©sistance. S’ensuivirent la dĂ©route des troupes chinoises Ă  Nankin et un massacre de grande ampleur

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL, DONT SONT TIRÉS CES EXTRAITS, SUR WIKIPÉDIA

Les dessins sont issus de la BD :  La bataille de Shanghai – 1937, Lu Bo, Urban China, 2015.

Une BD dessinĂ©e Ă  la maniĂšre d’un reportage de guerre. IntĂ©ressant, mais Ă  moins d’ĂȘtre passionnĂ© par l’histoire de cette guerre, ou les guerres en gĂ©nĂ©ral, le livre peut vite devenir rĂ©barbatif comme un reportage de guerre avec ses successions de scĂšnes horribles. Mais c’est l’oeuvre d’humains 💀. L’auteur prĂ©cise bien ses origines chinoises prenant le risque de ne pas ĂȘtre toujours neutre. De toutes les maniĂšres ce sont toujours les humains, les civils, les femmes, les enfants, qui trinquent dans ces moments lĂ , qu’importe leur nationalitĂ©…Â Â đŸ˜”

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