🗯 Alexandra David-Néel ðŸ—¯

Alexandra, née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé, est la fille unique de Louis David, franc-maçon de souche huguenote, instituteur (qui fut militant républicain lors de la révolution de 1848, et ami du géographe anarchiste Élisée Reclus), et d’Alexandrine Borghmans, Belge catholique d’origine scandinave et sibérienne. Louis et Alexandrine s’étaient rencontrés en Belgique où le maître d’école et éditeur d’une revue républicaine s’était exilé lorsque Louis-Napoléon Bonaparte était devenu empereur. Entre l’époux, désargenté, et l’épouse, qui n’hériterait de son père qu’à la mort de celui-ci, les motifs de désaccord croissent avec la naissance d’Alexandra. Alors que sa mère veut qu’elle reçoive une éducation catholique, son père la fait secrètement baptiser dans la foi protestante.

 

En 1871, révolté par l’exécution des derniers communards devant le mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise à Paris, Louis David y emmène sa fille de deux ans, Eugénie, future Alexandra, pour qu’elle voie et n’oublie jamais, par cette rencontre précoce du visage de la mort, la férocité des hommes.

 

Avant même l’âge de 15 ans, Alexandra s’exerce à un bon nombre d’austérités extravagantes : jeûnes, tortures corporelles, recettes puisées dans des biographies de saints ascètes trouvées dans la bibliothèque de l’une de ses parentes, à ce qu’elle note dans Sous des nuées d’orage, paru en 1940.

À 15 ans, passant ses vacances avec ses parents à Ostende, elle fugue et gagne le port de Flessingue en Hollande pour essayer d’embarquer vers l’Angleterre. Le manque d’argent l’oblige à renoncer.

 

Durant toute son enfance et son adolescence elle côtoie Élisée Reclus, qui l’amène à s’intéresser aux idées anarchistes de l’époque (Max Stirner, Michel Bakounine, etc.) et aux féministes qui lui inspireront la publication de Pour la vie en 1898. Elle devient d’ailleurs une libre collaboratrice de La Fronde, journal féministe créé par Marguerite Durand et géré coopérativement par des femmes, elle participe également à diverses réunions du Conseil national des femmes françaises ou italiennes. Mais elle rejette en revanche certaines des positions prônées lors de ces réunions (par exemple le droit de vote), préférant la lutte pour l’émancipation économique. Alexandra s’éloignera d’ailleurs de ces « oiseaux aimables, au précieux plumage », ces féministes venant pour la plupart de la haute société, et oubliant la lutte économique à laquelle la plupart des femmes sont astreintes.

 

Parallèlement, à partir de 1888, elle entre en franc-maçonnerie et atteindra le 30e degré dans le rite écossais ancien et accepté

Selon Raymond Brodeur, en 1889, à 21 ans, elle se convertit au bouddhisme, notant la chose dans son journal intime, paru en 1986 sous le titre de La Lampe de sagesse. La même année, pour se perfectionner en anglais, langue indispensable à une carrière d’orientaliste, elle part à Londres où elle fréquente la bibliothèque du Musée britannique et fait par ailleurs la connaissance de divers membres de la Société théosophique. L’année suivante, de retour à Paris, elle s’initie au sanscrit, au tibétain.

C’est au musée Guimet que naît la vocation d’orientaliste et de bouddhiste d’Alexandra. Son intérêt pour ce musée remonte à son inauguration le 20 novembre 1889. Le 27 juin 1898, elle assiste à une cérémonie bouddhique, conférée au musée Guimet en présence de Georges Clemenceau, par un lama mongol proche du 13e dalaï-lama, Agvan Dorjiev.

À l’incitation de son père, Alexandra entre au Conservatoire royal de Bruxelles, où elle étudie le piano et le chant. Pour aider ses parents qui connaissent des revers de fortune, Alexandra, qui a reçu un premier prix de chant, occupe, sous le nom d’Alexandra Myrial, l’emploi de première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï (Indochine), durant les saisons 1895-1896 et 1896-1897. Elle y interprète le rôle de Violetta dans La Traviata (de Verdi), puis chante dans Les Noces de Jeannette (de Victor Massé), Faust et Mireille (de Gounod), Lakmé (de Léo Delibes), Carmen (de Bizet), Thaïs (de Massenet). Elle entretient, à cette époque, des rapports épistolaires avec Frédéric Mistral et Jules Massenet.

 

De 1897 à 1900, elle partage, à Paris, la vie du pianiste Jean Haustont, avec qui elle écrit Lidia, drame lyrique en un acte dont Haustont compose la musique et Alexandra le livret. Elle part chanter à l’opéra d’Athènes, de novembre 1899 à janvier 1900 puis, en juillet de la même année, à l’opéra de Tunis, ville où elle rencontre, peu après son arrivée, un cousin éloigné, Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens et son futur époux. Elle abandonne sa carrière de chanteuse à l’été 1902, à l’occasion d’un séjour de Jean Haustont à Tunis et assure, pendant quelques mois, la direction artistique du casino de Tunis, tout en poursuivant ses travaux intellectuels.

Le 4 août 1904, à Tunis, elle épouse Philippe Néel de Saint-Sauveur, son amant depuis le 15 septembre 1900. Elle a 36 ans. Leur vie commune, parfois orageuse, mais empreinte de respect mutuel, cesse le 9 août 1911, lors de son départ, seule, pour son troisième voyage en Inde (1911-1925) (le deuxième s’étant effectué pendant un tour de chant).

Trois ministères l’aident à financer ce voyage d’étude19. Alexandra ne veut pas d’enfants, elle a conscience que les charges d’une maternité sont incompatibles avec son besoin d’indépendance et son goût des études. Elle promet à Philippe de regagner le domicile conjugal dans dix-huit mois : ce n’est que quatorze ans plus tard, en mai 1925, que les époux se retrouveront… et se sépareront à nouveau au bout de quelques jours, Alexandra étant revenue avec son compagnon d’exploration, le jeune lama Aphur Yongden, dont elle devait faire son fils adoptif en 1929.

 

Pour autant, les deux époux entamèrent, après cette séparation, une abondante correspondance qui ne cessera qu’avec la mort de Philippe Néel, le 8 février 1941. De ces échanges subsistent nombre de lettres écrites par Alexandra, et quelques lettres écrites par son mari, beaucoup ont été brûlées ou perdues lors des tribulations d’Alexandra pendant la guerre civile chinoise, au milieu des années 1940.

 

Alexandra a bénéficié, dans les années 1890, d’un héritage légué par sa marraine. Elle possède, à son mariage, un capital personnel de 77 696 F de l’époque. De 1904 à 1911, elle augmente son portefeuille par l’achat de nouvelles valeurs, notamment des obligations diffusées par des compagnies de chemins de fer. Par le truchement des ambassades, elle envoie à son mari des procurations pour qu’il gère son portefeuille. Philippe lui a servi d’intermédiaire bancaire durant ses grands voyages en lui envoyant les sommes qu’elle demande, celles-ci lui appartenant en propre. Et il ne refusera pas de l’aider financièrement lorsque, isolée et démunie, elle en aura le plus besoin lors de son séjour en Inde en 1924-1925, après son voyage à Lhassa.

Alexandra David-Néel arrive au Sikkim en 1912. Elle se lie d’amitié avec Sidkéong Tulku Namgyal, le fils aîné du souverain (chogyal) de ce royaume (qui deviendra un État de l’Inde), et se rend dans de nombreux monastères bouddhistes pour parfaire sa connaissance du bouddhisme.

En 1914, elle rencontre dans un de ces monastères le jeune Aphur Yongden, âgé de 15 ans, dont elle fera par la suite son fils adoptif.

Tous deux décident de se retirer dans une caverne en ermitage à plus de 4 000 mètres d’altitude, au nord du Sikkim.

 

Sidkéong, alors chef spirituel du Sikkim, est envoyé à la rencontre d’Alexandra David-Néel par son père, le Maharaja du Sikkim, prévenu de son arrivée en avril 1912 par le résident britannique à Gangtok. Lors de cette première rencontre, l’entente entre eux est immédiate : Sidkéong, avide de réformes, écoute les conseils d’Alexandra David-Néel, et avant de repartir à ses occupations, lui laisse le Lama Kazi Dawa Samdup comme guide, interprète et professeur de tibétain.

Le Lama Kazi Dawa Samdup accompagne Alexandra David-Néel à Kalimpong, où elle se rend pour rencontrer le 13e dalaï-lama en exil.

 

Elle est reçue en audience le 15 avril 1912, et croise dans la salle d’attente Ekai Kawaguchi, qu’elle retrouvera au Japon.

Le dalaï-lama la reçoit accompagnée de l’indispensable interprète, et lui conseille fortement d’apprendre le tibétain, un avis qu’elle suivra. Elle reçoit sa bénédiction, puis le dalaï-lama engage le dialogue, lui demandant comment elle est devenue bouddhiste. Alexandra provoquera son hilarité en affirmant être la seule bouddhiste de Paris, et son étonnement en lui apprenant que le Gyatcher Rolpa, un livre tibétain sacré, a été traduit par Philippe-Édouard Foucaux, un professeur au Collège de France. Elle demande nombre d’explications complémentaires que le dalaï-lama s’efforce de lui fournir, lui promettant de répondre à toutes ses questions par écrit.

 

Fin mai, elle se rend à Lachen, où elle rencontre Lachen Gomchen Rinpoché, le supérieur (gomchen) du monastère de la ville. Elle vit plusieurs années auprès d’un des plus grands gomchens dont elle a le privilège de recevoir l’enseignement et, surtout, elle est tout près de la frontière tibétaine, qu’envers et contre tous elle franchit à deux reprises.

Dans sa caverne d’anachorète, elle s’exerce aux méthodes des yogis tibétains.

 

Elle fait parfois tsam, c’est-à-dire fait retraite plusieurs jours durant sans voir personne, elle apprend la technique du toumo, qui permet de mobiliser son énergie interne pour produire de la chaleur.

À la suite de cet apprentissage, son maître, le gomchen de Lachen, lui donnera le nom religieux de Yéshé Tömé, « Lampe de Sagesse », qui lui vaudra par la suite d’être reconnue par les autorités bouddhistes partout où elle se rendra en Asie.

Alors qu’elle est en compagnie de Lachen Gomchen Rinpoché, Alexandra David-Néel retrouve à Lachen le 29 mai 1912 Sidkéong en tournée d’inspection. Ces trois personnalités du bouddhisme ainsi réunies réfléchissent et travaillent à la réforme et à la propagation du bouddhisme, comme le déclarera le Gomchen.

Vers la mi-novembre 1912, elle visite le Népal, et se rend en pèlerinage sur le lieu de naissance du Bouddha à Lumbini le 10 janvier 1913. Le lendemain, elle va chercher en vain les ruines du village de son enfance à Kapilavastu. Elle poursuit son pèlerinage sur les pas du Bouddha et se rend en février à Bénarès, où il donna son premier enseignement.

Le 13 juillet 1916, sans demander la permission à quiconque, Alexandra David-Néel part pour le Tibet en compagnie de Yongden et d’un moine. Elle projette de visiter deux grands centres religieux proches de son ermitage du Sikkim : le monastère de Chorten Nyima et celui de Tashilhunpo, près de Shigatsé, l’une des plus grandes villes du sud du Tibet. Au monastère de Tashilhunpo, où elle arrive le 16 juillet, on la laisse consulter les écrits bouddhistes et visiter les divers temples. Le 19, elle se rend chez le panchen-lama, dont elle reçoit la bénédiction et un accueil charmant : il la présente aux notables de son entourage, à ses professeurs et à sa mère (avec laquelle Alexandra noue des liens d’amitié et qui lui suggère d’habiter un couvent).

Le panchen-lama enchérit et lui propose de rester à Shigatsé comme son invitée, ce qu’elle décline, quittant la ville le 26 juillet, non sans avoir reçu les titres honoraires de lama et de docteur en bouddhisme tibétain et connu des heures de grande félicité. Elle poursuit son escapade au Tibet en visitant l’imprimerie de Nartan (snar-thang) avant de rendre visite à un anachorète qui l’a invitée près du lac Mo-te-tong. Le 15 août, elle est reçue par un lama à Tranglung.

À son retour au Sikkim, les autorités coloniales britanniques, poussées par des missionnaires exaspérés par l’accueil réservé à Alexandra par le panchen-lama et mécontentes de ce qu’elle ait ignoré leur interdiction de pénétrer au Tibet, lui notifient un avis d’expulsion.

Comme il leur est impossible de rentrer en Europe en pleine guerre mondiale, Alexandra et Yongden quittent le Sikkim pour l’Inde puis le Japon.

Elle y rencontre le philosophe Ekaï Kawaguchi qui, quelques années plus tôt, avait réussi à rester dix-huit mois à Lhassa sous un déguisement de moine chinois. Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée, puis Pékin en Chine.

 

De là, ils choisissent de traverser la Chine d’Est en Ouest en compagnie d’un lama tibétain haut en couleurs. Leur périple dure plusieurs années à travers le Gobi, la Mongolie, avant une pause de trois ans (1918-1921) au monastère de Kumbum au Tibet, où Alexandra, aidée de Yongden, traduit la célèbre Prajnaparamita.

Déguisés respectivement en mendiante et en moine et portant un sac à dos le plus discret possible, Alexandra et Yongden partent ensuite pour la ville interdite.

Pour ne pas trahir sa qualité d’étrangère, Alexandra n’ose pas emporter d’appareil photo, de matériel de relevé, elle cache toutefois sous ses haillons une boussole, un pistolet et une bourse avec l’argent d’une éventuelle rançon.

Ils atteignent finalement Lhassa en 1924, se fondant dans la foule des pèlerins venus célébrer le Mönlam ou « fête de la Grande Prière ». Ils séjournent à Lhassa deux mois durant, visitant la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye, et rencontrent Swami Asuri Kapila (Cesar Della Rosa Bendio).

Alexandra n’est pas accueillie par le dalaï-lama. Elle connaît bien le dalaï-lama mais celui-ci ignore qu’elle est à Lhassa, et elle ne peut révéler son identité. 

Malgré son visage barbouillé de suie, ses nattes en poil de yak et sa toque de fourrure traditionnelle, elle est finalement démasquée (pour cause de propreté trop grande – elle allait se laver chaque matin à la rivière) – et dénoncée à Tsarong Shapé, le gouverneur de Lhassa.

Le temps que ce dernier intervienne, Alexandra et Yongden ont déjà quitté Lhassa pour Gyantsé. Ce n’est que plus tard, par des lettres de Frank Ludlow et de David Macdonald, l’agent commercial britannique à Gyantsé, qu’ils sont mis au courant de l’histoire.

En mai 1924, l’exploratrice, exténuée, « sans argent et en haillons », est hébergée, ainsi que son compagnon, chez les Macdonald pendant une quinzaine de jours. Elle peut gagner le nord de l’Inde par le Sikkim grâce en partie aux 500 roupies qu’elle emprunte à Macdonald et aux papiers nécessaires que celui-ci et son gendre, le capitaine Perry, lui procurent.

À son retour, dès son arrivée au Havre le 10 mai 1925, elle peut mesurer l’extraordinaire célébrité que lui vaut son audace. Elle fait la Une des journaux et son portrait s’étale dans les magazines.

Le récit de son aventure fera l’objet d’un livre, Voyage d’une Parisienne à Lhassa, qui est publié à Paris, Londres et New York, en 1927, mais se heurte à l’incrédulité de la critique qui a du mal à accepter les récits de pratiques telles que la lévitation et le tumo (augmentation de la chaleur du corps pour résister au froid).

Rentrée en France, Alexandra David-Néel loue une petite maison sur les hauteurs de Toulon et cherche une maison au soleil et sans trop de voisins. Une agence de Marseille lui propose une petite maison à Digne-les-Bains en 1928. Elle, qui cherchait du soleil, visite la maison sous des trombes d’eau mais l’endroit lui plaît et elle l’achète. Quatre ans plus tard, elle commence à agrandir sa maison, baptisée Samten-Dzong ou « forteresse de la méditation », le premier ermitage et sanctuaire lamaïste en France. Elle y écrit plusieurs livres relatant ses différents voyages.

Entre ces diverses publications – toujours accompagnée d’Aphur Yongden, le fidèle compagnon d’aventures, devenu légalement son fils adoptif – elle fait de grandes tournées de conférences en France et en Europe.

 

En 1937, à soixante-neuf ans, Alexandra David-Néel décide de repartir pour la Chine avec Yongden via Bruxelles, Moscou et le transsibérien. Son but est d’étudier l’ancien « taoïsme ». Elle se retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de la guerre, de la famine et des épidémies. Fuyant les combats, elle erre en Chine, avec des moyens de fortune. Le périple chinois se déroule sur un an et demi entre Pékin, le Mont Wutai, Hankou et Chengdu. Elle rejoint le 4 juillet 1938 la ville tibétaine de Tatsienlou pour une retraite de cinq ans. L’annonce de la mort de son mari en 1941 la touche profondément. En 1945, elle rejoint l’Inde grâce à Christian Fouchet, consul de France à Calcutta, qui deviendra un ami, ils resteront en contact jusqu’à la mort d’Alexandra. Elle quitte définitivement l’Asie avec Aphur Yongden par avion au départ de Calcutta en juin 1946. Le 1er juillet, ils arrivent à Paris, où ils restent jusqu’en octobre, puis rejoignent Digne-les-Bains.

Elle a la douleur de perdre brusquement Yongden le 7 octobre 1955. Saisi d’une forte fièvre et de vomissements, qu’Alexandra attribue à une simple indigestion, tombe dans le coma pendant la nuit et meurt foudroyé par une crise d’urémie selon le diagnostic du médecin. Alors qu’elle vient d’avoir 87 ans, Alexandra se retrouve définitivement seule. Les cendres de Yongden sont déposées dans l’oratoire tibétain de Samten Dzong, en attendant d’être jetées dans le Gange, avec celles d’Alexandra après sa mort.

 

Avec l’âge, Alexandra souffre de plus en plus de rhumatismes articulaires qui l’obligent à marcher avec des cannes. « Je marche sur mes bras », disait-elle. Son rythme de travail ralentit : elle ne publie rien en 1955 et 1956, et, en 1957, seulement la troisième édition des Initiations lamaïques

En avril 1957, elle quitte Samten Dzong, pour aller vivre à Monaco auprès d’une amie qui depuis toujours dactylographie ses manuscrits, puis décide de vivre seule à l’hôtel, allant d’un établissement à l’autre, jusqu’en juin 1959, où on lui présente une jeune femme, Marie-Madeleine Peyronnet, qu’elle engage comme secrétaire. Celle-ci restera aux côtés de la vieille dame jusqu’à la fin, « veillant sur elle comme une fille sur sa mère – et parfois comme une mère sur son enfant insupportable –, mais aussi comme un disciple au service de son gourou ».

 

Alexandra David-Néel la surnomme « Tortue ».

Arnaud Desjardins, écrivain et réalisateur, publie Le Message des Tibétains en 1966, peu de temps avant d’enregistrer un entretien télévisé d’Alexandra David-Néel, le seul qu’elle ait jamais donné. Arnaud Desjardins a rencontré pour la première fois le 14e dalaï-lama en 1963, qui, apprenant qu’il est français, lui demande s’il a lu les ouvrages d’Alexandra David-Néel et s’il l’a rencontrée, ce qu’il n’avait pas encore fait. Cette remarque incite Desjardins à entrer en contact avec l’exploratrice. L’occasion en est l’organisation d’une émission pour la deuxième chaîne de l’ORTF, L’invité du dimanche consacré à Desjardins et pour laquelle il choisit comme témoignage celui d’Alexandra David-Néel. Le film a été réalisé au cours d’une visite de 2 jours à Digne où elle vient de fêter son centenaire et où il rencontra aussi Marie-Madeleine Peyronnet. D’un long enregistrement, seules 12 minutes sont diffusées, où elle l’appelle « cher camarade », tous deux étant membres de la société des explorateurs français. Desjardins garde le souvenir de son humour et de son érudition en matière de bouddhisme.

À cent ans et demi, Alexandra demande le renouvellement de son passeport au préfet des Basses-Alpes.

Elle s’éteint le 8 septembre 1969, à presque 101 ans. Ses cendres sont transportées à Vârânasî en 1973 par Marie-Madeleine Peyronnet pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.


Les cases des BD sont extraites de deux BD, la première très bien faite, montrant la bravoure de cette explorateur du monde terrestre et spirituel  :

Et la seconde vraiment excellente, à lire absolument, car finalement racontée d’après les dire de Marie-Madeleine Peyronnet elle-même !

Les textes sont tirés de Wikipédia

Et bien sûr prenez du plaisir à lire les livres qu’elle a pu écrire, de vrais romans d’aventure et de réflexion.

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