⛬ Aura, aura pas ? ⛬

 

Dans les spiritualités et en parapsychologie, l’aura est un halo lumineux supposé entourer les êtres vivants. Ce serait la manifestation extérieure de leur « force vitale » sous la forme d’un champ d’énergie. L’aura se caractériserait typiquement par sa forme et sa couleur, et serait particulièrement développée chez les personnes saintes ou spirituellement évoluées.

Selon les clairvoyants affirmant pouvoir percevoir les auras, celles-ci apparaissent comme un nuage de brume ou de vapeur plus ou moins lumineuse, plus ou moins colorée, avec des contours plus ou moins définis, s’étendant sur une distance variable (de quelques centimètres à plus de 1 mètre) au delà du corps humain.

L’existence de l’aura n’a toutefois jamais pu être démontrée et n’est donc pas reconnue par la communauté scientifique.

L’étymologie la plus couramment acceptée est que le terme vient du grec αὔρα et du latin aura, signifiant « brise » ou « souffle d’air ». Les ésotéristes privilégient cependant une autre étymologie : आर (ara), terme sanskrit désignant les rayons d’un roue, ce qui est vu comme une allusion aux radiations énergétiques émanant du corps humain.

L’aura est très probablement liée aux halos lumineux autour de la tête, convention artistique et symbole marquant une divinité ou un saint homme dans la plupart des religions de l’ancien monde.

Cette idée est attestée depuis l’Antiquité, puisque Homère rapportait déjà dans l’Iliade que la tête des héros sur le champ de bataille semblait entourée d’une lumière surréelle.

Les miniatures perses présentent des halos de flamme (nommé en perse farr « gloire ») autour du visage du prophète Mohammed ou de certains sages, dans le monde de l’Islam ;

Dans le bouddhisme et l’hindouisme, ces halos ne se limitent pas forcément à la tête et peuvent éventuellement englober l’ensemble du corps. Selon la tradition orale, Bouddha aurait eu le corps entouré de 6 auras de couleur différente après avoir atteint l’illumination ; ce motif de 6 couleurs fut repris dans le drapeau bouddhiste créé à la fin du XIXème siècle.

Les différentes auras et leur couleur ont été souvent associées (tant par les hindous eux-même que par les auteurs New-Age modernes) aux 7 chakras, des points vitaux énergétiques répartis le long du corps et à chacun desquels la tradition du kundalini yoga attribue également une coloration particulière.

Le concept d’aura dans son sens moderne semble avoir pris forme au sein de la Société Théosophique, une association spiritualiste formée à la fin du XIXème siècle. Les membres de la Société Théosophique tirait une grande partie de leur inspiration des religions orientales et en particuliers de la mystique indienne (la Société a d’ailleurs son siège à Adyar en Inde), aussi peut-on supposer que c’est par ce biais que ce concept a été diffusé.
Le théosophe (et clairvoyant auto-proclamé) Charles Leadbeater écrivit en 1897 un ouvrage entier consacré à l’aura, dont il fixa les caractéristiques et propriétés. Leadbeater décrivait l’aura comme une brume lumineuse entourant le corps humain, et il reprenait l’idée d’un classement par couleur. Par la suite, de nombreux auteurs affiliés à la Théosophie (ou à des mouvements voisins comme l’Anthroposophie) développèrent leurs propres théories sur l’aura.

Durant les années 1910 et 1920, le médecin londonien Walter John Kilner mena des recherches pour identifier et caractériser l’aura de ses patients. Convaincu de son existence, Kilner assimilait l’aura à une forme de rayonnement ultraviolet dont les caractéristiques dépendaient de l’humeur et de la santé du sujet. A l’aide d’un dispositif particulier se présentant sous la forme de lunettes, Kilner prétendait pouvoir distinguer l’aura.
Par la suite, les travaux de Kilner furent assimilés par les Théosophes (notamment Arthur E. Powell) et ils sont encore parfois utilisés de nos jours comme des preuves scientifiques de l’existence de l’aura.

Les idées de Kilner sont apparentées à d’autres théories comme celle des L-Fields (proposée par le médecin Harold Saxton Burr dans les années 1930) ou celle des champs morphogénétiques (avancée par divers scientifiques dès le début du XXème siècle et popularisée par le biologiste Rupert Sheldrake en 1981). Ces diverses hypothèses postulent l’existence d’un « champ énergétique » généré par les êtres vivants, changeant selon leur santé, leurs expériences… et pouvant les influencer en retour, voire transmettre des informations sur plusieurs générations.
Ces théories ont influencé le milieu du New-Age, et certains auteurs les mélangent occasionnellement avec des conceptions plus « traditionnelles » de l’aura.

Dans la mesure où de nombreuses théories New-Age affirment que les caractéristiques de l’aura changent en fonction de la santé ou de l’humeur des personnes (voir partie suivante), certains magnétiseurs ou « bio-énergéticiens » prétendent pouvoir détecter l’aura et agir sur celle-ci pour guérir les troubles de la santé.

De nombreuses théories affirment que l’aura trouve son origine dans le qi et le prana, des concepts d’énergie vitale issus des cultures asiatiques, ou qu’elle résulte de l’activité de chakras.

Il est souvent affirmé qu’il n’y aurait pas une, mais plusieurs auras qui se développeraient en « couches » successives autour du corps humain. Les auras n’auraient pas de couleur fixe mais au contraire une teinte variable, changeant en fonction de la santé de la personne (ce qui permettrait aux clairvoyants de détecter des maladies), de son état émotionnel et de ses sentiments (l’aura changerait si l’on éprouve de la colère, de la tristesse ou de la joie)…

La perception des auras serait possible à tous via le biais de certains exercices d’entrainement, de la méditation, ou par l’usage d’appareils particuliers.
En 1936, le russe Seyon Kirlian créa un dispositif permettant de prendre des « clichés » de halos colorés autour des êtres vivants et objets placés dans un fort champ électrique. Ce phénomène a été interprété comme une preuve de l’existence de l’aura, bien qu’il soit réfuté par les scientifiques.

La principale critique formulée par les sceptiques de l’existence de l’aura est que celle-ci n’a jamais été mise en évidence de quelque façon que ce soit. Elle n’a ainsi jamais pu être mesurée malgré l’usage d’appareils sophistiqués – alors qu’il n’y aucune raison physique pour que des machines ne puissent percevoir l’aura si l’oeil humain en est capable. L’existence de l’aura postule en outre l’existence d’une mystérieuse « énergie vitale » complètement inconnue de la Science, ce qui s’intègre mal dans l’ensemble de nos connaissances en biologie et en physique.

Plusieurs études ont démontré que les fameuses « photographies Kirlian », qui montrent des halos lumineux entourant des objets et qui sont souvent présentées comme une preuve de l’existence de l’aura, résultent en réalité de l’effet corona. Le fort potentiel électrique auquel est soumis l’objet placé dans le dispositif va entraîner une ionisation de l’air autour de celui-ci. Ce halo d’ionisation, éventuellement visible sous la forme d’un champ de lumière diffuse, est utilisé sur le dispositif de Kirlian pour impressionner une plaque photographique et ainsi donner naissance au cliché.
De nombreux paramètres comme l’humidité à la surface de l’objet, la température… influencent la façon dont l’air va se ioniser, et donc la taille et la couleur du halo, ce qui en fait un phénomène complexe et difficilement prédictible.

Depuis une dizaine d’années, de nombreux scientifiques ont avancé que la perception des auras pouvait s’expliquer par un trouble neurologique : la synesthésie. Cette maladie se caractérise par des dysfonctionnements cognitifs où deux ou plusieurs sens se retrouvent associés. Certains types de synesthésie affectent la vision, d’autres l’odorat, le goût, l’ouïe… La forme la plus répandue de synesthésie est dite « graphèmes-couleurs » : elle conduit à voir les nombres et les lettres colorés. Dans d’autres formes de synesthésie, les note de musique sont associées mentalement à des couleurs ; ou la lecture d’un mot va conduire la personne à percevoir immédiatement et involontairement un goût bien spécifique sur la langue.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL DONT SONT TIRÉS CES EXTRAITS SUR ENCYCLOPÉDIE DU PARANORMAL


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