✊ Énergie citoyenne ✊

Prévision énergies renouvelables en 2030

Le quota de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale est fixé à l’horizon 2030, soit 40 % de la consommation électrique totale. La quantité d’électricité renouvelable produite depuis 1970 n’a que faiblement augmenté, alors que l’électricité nucléaire a pris une place prépondérante depuis le début des années 1980. Les énergies renouvelables représentaient en 2015 à peine 17,4 % de la production électrique française contre près de 80% pour le nucléaire.

Mix électrique français

D’après le Réseau de transport d’électricité (RTE), la part des énergies renouvelables dans la production totale d’électricité en 2015 s’élève à 17,4 %, contre 76,3 % pour le nucléaire et 6,2 % pour l’électricité produite à partir d’énergies fossiles.

 

La production électrique d’origine renouvelable est dominée par l’hydraulique, qui représente plus de 70 %. L’éolien et le solaire constituent quant à eux respectivement près de 18 % et 6 % de la production, alors que les autres modes peinent à atteindre 1 %.

Programmation pluriannuelle de l’énergie

Les orientations à suivre pour aboutir aux objectifs fixés de réduction du nucléaire et d’augmentation de la filière renouvelable passeront par une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), arrêtée elle aussi par décret. La première PPE, qui doit fixer les objectifs pour 2018 et 2023, n’a pas encore été arrêtée, mais un document préparatoire de cette programmation a été présenté au comité de suivi de la loi le 19 novembre 2015, permettant d’envisager les objectifs suivants :

Éolien et solaire

Pour les trois principales filières renouvelables, la priorité se concentrera sur l’éolien et le solaire, dont la puissance installée doit passer du simple au double, voire ou au triple d’ici à 2023. Avec le scénario le plus élevé, la puissance éolienne installée dépassera celle de l’hydraulique.

 

Et si la révolution énergétique passait par une révolution citoyenne ?

La loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit :

« L’Etat, les collectivités territoriales et leurs groupements, les entreprises, les associations et les citoyens associent leurs efforts pour développer des territoires à énergie positive. Est dénommé “territoire à énergie positive” un territoire qui s’engage dans une démarche permettant d’atteindre l’équilibre entre la consommation et la production d’énergie à l’échelle locale en réduisant autant que possible les besoins énergétiques et dans le respect des équilibres des systèmes énergétiques nationaux. Un territoire à énergie positive doit favoriser l’efficacité énergétique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution de la consommation des énergies fossiles et viser le déploiement d’énergies renouvelables dans son approvisionnement. »

En d’autres termes, la société civile devient un maillon incontournable du processus pour satisfaire aux objectifs de cette loi. Le Conseil économique et social européen a par ailleurs conclu, dans un rapport en janvier 2015, après l’étude d’exemples européens, que « le déploiement des énergies renouvelables s’effectue tout particulièrement à un rythme plus soutenu dans les Etats membres qui ont donné à leurs habitants la possibilité de lancer leurs propres initiatives énergétiques citoyennes, à titre individuel ou de manière collective », et préconise ainsi aux Etats de faire figurer l’appropriation citoyenne de la production d’énergie renouvelable au rang de leurs priorités.

De nombreux projets collaboratifs ou associatifs ont déjà vu le jour ; l’association Eoliennes en pays de Vilaine s’est constituée autour d’un millier de citoyens qui ont financé à hauteur de 20 % un parc éolien assurant l’équivalent de la consommation électrique hors chauffage de huit mille foyers. Le portail collaboratif VotreEnergiePourLaFrance.fr, mis en place avec la loi de transition énergétique, recense ainsi plus de seize cents « actions » en faveur des énergies renouvelables, initiatives portées par des particuliers, des entreprises ou des collectivités locales.

Des critiques s’élèvent contre cet aspect de la loi qui veut associer citoyens et territoires à la transition énergétique sans pour autant fixer d’objectif chiffré en la matière. L’exemple allemand est éloquent : 51 % des capacités de production d’énergies renouvelables sont directement détenues par les habitants, contre 1 % seulement en France.

Projet citoyen

Dans un projet dit « citoyen », les particuliers sont invités à apporter un financement, dès le démarrage du projet, tout en participant aux décisions structurantes du projet (choix techniques dimensionnant, choix de prestataires, etc.). Ces projets sont coopératifs dans le sens où les particuliers sont généralement accompagnés par une ou plusieurs collectivités locales.

Des projets portés par des collectifs citoyens et des collectivités locales sont courants dans d’autres pays européens comme en Allemagne, en Belgique ou encore au Danemark.
Ils commencent à se multiplier aujourd’hui en France. Entre 2014 et 2017, le nombre de projets citoyens a triplé dans 7 régions (Bretagne, Occitanie, Pays de la Loire, Centre Val de Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, PACA, Nouvelle Aquitaine). Plus de la moitié de ces projets concerne le développement de parcs éoliens, et un quart concerne le développement de parcs photovoltaïques.

Début 2018, plus de 260 projets citoyens (en développement et en exploitation) sont recensés partout en France.

Quels bénéfices pour les citoyens ?

Bien souvent, la rentabilité de l’investissement n’est pas la principale motivation des citoyens qui s’engagent.

En effet, les projets citoyens ont de nombreux bénéfices pour un territoire et ses habitants :

 

En phase d’émergence, l’ADEME et de nombreuses collectivités régionales et locales favorisent l’accompagnement des projets en phase d’émergence : développement d’un centre de ressources (guides, formations, etc.) par Énergie partagée association ; mise en place de structures d’animation dans les régions précurseurs pour susciter et accompagner les projets ; soutien technique et financier aux premières études des projets.

En phase de développement, qui est la phase la plus risquée de la vie d’un projet, un outil de financement existe au niveau national : il s’agit d’EnRCiT, outil de financement doté de 10 millions d’euros par la Caisse des dépôts, l’Ircantec et le Crédit coopératif.

En phase de construction, d’autres outils de financement des projets existent dans certaines régions.

Enfin, en phase d’exploitation, un bonus « participatif » a été mis en place dans les appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie. Ces appels d’offre sont lancés pour favoriser le développement de projets impliquant des collectivités et des citoyens.


BD sur l’histoire de l’énergie depuis les débuts de l’humanité par Audrey Collomb

Dans cette bande dessinée en ligne proposée par l’association Énergie Partagée, Audrey Collomb présente avec un trait d’humour l’histoire de l’énergie depuis les débuts de l’humanité jusqu’à aujourd’hui. Dépeignant la situation plutôt délicate de notre époque à ce sujet, cette BD propose aussi des solutions actuelles pour amorcer une vraie transition !

http://www.energie-partagee.org

 


SOURCES :

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