đŸŒ± Bio vs local, oĂč acheter ? Qu’acheter ? đŸŒ±

« Le bio, c’est d’abord une obligation de moyens, et non de rĂ©sultats », rappelle StĂ©phanie Pageot, prĂ©sidente de la FĂ©dĂ©ration nationale d’agriculture biologique. Traduction ? Le label europĂ©en (une feuille Ă©toilĂ©e sur fond vert pomme) ne certifie pas que tel ou tel produit est dĂ©nuĂ© de tout pesticide mais que le producteur met en oeuvre les conditions pour cultiver sans OGM, sans pesticides ni engrais chimiques et nourrir les bĂȘtes avec une alimentation en partie bio
 Il stipule qu’un organisme de certification est venu vĂ©rifier, lors d’un contrĂŽle prĂ©vu ou inopinĂ©, le respect des rĂšgles. Mais celles-ci sont jugĂ©es insuffisantes par certains agriculteurs qui militent pour d’autres labels plus exigeants. Nature & ProgrĂšs, Bio-CohĂ©rence ou encore Demeter (voir ICI). Pour limiter les risques de contamination en pesticides, ces derniers veulent interdire la mixitĂ© des productions conventionnelles et bio dans certaines exploitations. Et certains exigent aussi la prise en compte de facteurs plus sociaux, comme la rĂ©munĂ©ration de la main-d’oeuvre, les conditions de travail
.

A la mi-mars, dans les rayons bio des supermarchĂ©s, on trouvait des courgettes venues d’Espagne, des bananes de RĂ©publique dominicaine, des mangues du Mexique
 Au total, 42% des fruits bio sont importĂ©s ! Bien sĂ»r, il y a ceux qui ne poussent pas sous nos latitudes. Mais pour d’autres, il suffirait d’attendre la bonne saison. Par conscience Ă©cologique – les importations globales sont Ă  l’origine de la moitiĂ© de l’empreinte carbone des Français – plus que par souci d’une garantie bio. Car, mĂȘme Ă  l’autre bout du monde, les exploitants doivent passer par une sĂ©rie de certifications annuelles menĂ©es par des organismes reconnus par l’UE, comme Ecocert ou Bureau Veritas. Factures des semences, carnet d’élevage, Ă©tiquetage
 tout est scrutĂ©.1

 

Pour sauver la terre et notre santĂ©, il ne semble y avoir qu’une seule solution : adopter les prĂ©ceptes du bio, de la biodynamie ou de l’agriculture raisonnĂ©e, et tenter de respecter au maximum le rythme naturel de nos cultures, le tout dans une approche locale, en privilĂ©giant les circuits courts.

Manger local et de saison, c’est aussi retrouver le goĂ»t des aliments, reprendre contact avec la nature, l’origine des aliments, et avec les personnes qui nous nourrissent.

Pour aller dans ce sens, voici quelques exemples d’actions concrùtes que vous pouvez entreprendre :

  • Essayez d’éviter les hypermarchĂ©s et les grandes surfaces : elles dictent les rĂšgles du jeu aux agriculteurs, en serrant grandement les prix et en faisant des marges de plus en plus grandes.
  • Apprenez Ă  cuisiner et Ă  consommer les produits de saison
  • PrĂ©fĂ©rez les denrĂ©es les plus proches, lorsqu’il n’y a pas de production française : par exemple, l’avocat d’Espagne plutĂŽt que d’IsraĂ«l, d’Afrique, ou d’AmĂ©rique latine. Le cas Ă©chĂ©ant, renseignez-vous sur le parcours des aliments : en l’occurrence, un long parcours en train est beaucoup plus Ă©cologique qu’un court trajet en avion ou en camion.
  • PrivilĂ©giez les labels Ă©quitables : pour les denrĂ©es introuvables en France notamment (comme le cafĂ©, le thĂ© ou le chocolat, dont il serait en effet dommage de vous priver), ils vous garantiront une rĂ©tribution juste au producteur local, et luttent contre le travail des enfants.
  • PrivilĂ©giez les circuits courts : faĂźtes le marchĂ© le week-end, en favorisant les producteurs locaux, et trouvez un supermarchĂ© bio avec une politique durable (certaines BioCoop et magasins bio passent au durable en signant une charte, afin de favoriser les agriculteurs dans un certain rayon).
  • Inscrivez-vous Ă  une AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) : elles favorisent l’agriculture paysanne et biologique en mettant en contact des consommateurs avec des producteurs locaux, qui vendent ainsi directement leurs produits, sans passer par des centrales d’achat.
  • Achetez directement aux producteur
  • Cultivez votre propre jardin : si vous avez un petit jardin, adoptez les prĂ©ceptes du potager en carrĂ©, de la culture bio, et de la permaculture ; et si ce n’est pas le cas, n’hĂ©sitez pas Ă  faire pousser quelques cultures en ville, sur vos balcons ou chez vous. 2

Et n’oubliez pas que c’est la poule qui fit le z’oeuf : Poussin 1er, Cui suis-je ?, Éric-Emmanuel Schmitt, Janry, Patrick Gaumer, Dupuis, 2013 EXTRAITS :

 


1 Extraits d’un article de Capital

2 Extraits d’un article de Nutriting.

 

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