🗯 Irena 🗯

Jean-David Morvan, SĂ©verine TrĂ©fouĂ«l et David Evrard vont Ă  la rencontre d’Irena Sendlerowa

« Au-delĂ  de la cruautĂ©, un peu d’espoir et de poĂ©sie dans l’enfer du ghetto ». L’histoire d’une rĂ©sistante sans arme et sans « gunfight Ă©tait vraie ».

Une femme qui a considĂ©rĂ© que comme en temps de guerre, on peut mourir Ă  tout moment, a dĂ©cidĂ© d’ĂȘtre utile. Et qui, au terme d’une organisation incroyable, a sauvĂ© 2500 vies.1

Une série historique, intelligente, émouvante, essentielle, un personnage qui, de nos jours, reste emblématique. Des albums importants pour tous les ùges.

L’armĂ©e nazie envahit la Pologne en 1940. Les juifs y sont de plus en plus stigmatisĂ©s. On leur interdit de travailler, on leur prend leurs biens, puis on les enferme dans des ghettos entourĂ©s de hauts murs et ils doivent porter un signe distinctif. Toute personne essayant de s’enfuir est abattue sans sommation. Seul le dĂ©partement d’aide sociale a le droit d’accĂ©der Ă  la zone.2

Le ghetto de Varsovie, les milliers de Juifs abandonnĂ©s par le monde et ses politiques
 Et une femme, Irena, une  » juste « , dont la rĂ©sistance simplement quotidienne a permis de sauver des enfants et leur identitĂ©.

Elle entre, un peu par hasard, dans le monde de la rĂ©sistance. Pas vraiment pour affronter le nazisme, mais bien plus par compassion pour ces enfants qu’elle voyait au jour le jour dĂ©pĂ©rir jusqu’à l’inexistence physique et morale.3

Irena est une femme ordinaire avec des idéaux.

Des gens comme Irena se battent pour aider du mieux qu’ils peuvent ceux qui y sont enfermĂ©s. Un jour, on demande Ă  cette femme de sauver un enfant dans le ghetto de Varsovie. Comment faire sans mettre en danger tous ceux qui l’entourent ? Face Ă  l’horreur, certains prennent leur courage Ă  deux mains. C’est le cas d’Irena, Ă  l’impermĂ©able brun et au chapeau assorti, qui dĂ©cide de ne plus rester Ă  distance de cette souffrance. Sauver une personne, c’est peut-ĂȘtre sauver le monde face Ă  la barbarie. Faut-il regretter ces actes mĂȘme lorsqu’on est capturĂ© ?4

 

Le jour oĂč, sur son lit de mort, une jeune mĂšre lui confie la vie de son fils, Irena se met en tĂȘte de sortir clandestinement les orphelins du ghetto.

Pour que l’innocence soit Ă©pargnĂ©e de la barbarie5

Exfiltrant des enfants du ghetto de Varsovie, Irena les confiait à des familles chrétiennes, avec pour mission de faire de ces enfants de bons petits chrétiens, extérieurement du moins.

Mais ce qu’elle sauvait surtout, cette femme au courage tout en simplicitĂ©, c’étaient les vrais noms de chacun de ces enfants juifs


Et dans l’aprĂšs-guerre, les nouveaux camps imposĂ©s par les Britanniques Ă  ce peuple meurtri qui se cherchait, plus qu’une terre, une unitĂ© sans doute. Il y a lĂ  une vĂ©ritĂ© historique qu’il est bon de rappeler, en ce vingt-et-uniĂšme siĂšcle dont l’ñme semble de plus en plus s’enfouir aux profondeurs de l’innommable : la vĂ©ritĂ© de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants qui, aprĂšs avoir Ă©chappĂ© Ă  un gĂ©nocide, se sont retrouvĂ©s, Ă  peine libres, Ă  nouveau privĂ©s d’identitĂ© !6

 

Un album plein de pudeur, certes, mais sans pour autant estomper de quelque maniùre que ce soit l’inacceptable des tortures et l’insoutenable de la douleur qui, lentement, inexorablement, devient l’ultime preuve que l’on est encore vivant !

Les dessins sont forts. La violence n’est jamais vraiment montrĂ©e, toujours suggĂ©rĂ©e. Cependant, elle est bien lĂ . On voit du sang, on voit des blessĂ©s, on voit la mĂ©chancetĂ© des nazis. On voit aussi la maladie, l’état de misĂšre extrĂȘme dans laquelle vivaient les juifs dans le ghetto. On voit cette pauvre femme de 24 ans qui se meurt et qui semble dĂ©jĂ  une vieillarde.7

Il y a dans ce livre un scĂ©nario sans effets spĂ©ciaux, des dessins non rĂ©alistes qui ne cachent rien de la rĂ©alitĂ©, des couleurs qui sont tantĂŽt celles du printemps et de ses espoirs, tantĂŽt celles de l’antichambre de la mort et de ses grisailles infinies.

L’Histoire, la nître et pas seulement celle de la Shoah, se doit de ne pas oublier !8

En 1965, elle a été reconnue comme Juste.

Irena. Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël, David Evrard. Glenat.


1   https://branchesculture.com/2017/02/20/interview-irena-bd-historique-ghetto-varsovie-morvan-trefouel-evrard-interview/

2   http://www.planetebd.com/bd/glenat/irena/le-ghetto/31712.html

3   https://www.rtbf.be/culture/bande-dessinee/detail_irena-t3-varso-vie-une-serie-exceptionnelle?id=9860549

4   op. cit. planetebd

5   https://amindara49.wordpress.com/2017/02/27/irena-morvan-evrard-trefouel-et-walter/

6   op.cit. rtbf

7   op. cit. amindara49

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