🗯️ Spirou : Il s’appelait Ptirou 🗯️

Le personnage de Spirou a été créé par Robert Velter (Rob-Vel) en 1938 à la demande de l’éditeur Dupuis.

C’est l’une des rares séries à appartenir à l’éditeur et non pas à un auteur, ce qui explique le nombre incroyable d’artistes qui se sont relayés croquer ses magnifiques aventures. De Franquin au duo Tome et Janry, en passant par Fournier, les plus grands ont participé à la construction du mythe de Spirou.

Depuis 2006 la série parallèle, « Le Spirou de… », offre la possibilité à de nombreux auteurs de réaliser une histoire inspirée du groom aventurier, libre et sans contraintes.1

Si beaucoup d’auteurs ont fait preuve d’imagination dans cette série, un particulièrement sort du lot, il s’agit du Spirou d’Émile Bravo (une suite serait d’ailleurs prévue). Et bien je crois, que celui-ci devrait avoir aussi un beau succès.

Le scénariste Yves Sente prend pour point de départ une idée originale : le personnage central n’est pas Spirou, mais le « vrai » groom qui aurait inspiré le créateur de ce personnage, Robert Velter lorsqu’il était chef de rang sur un paquebot de luxe.. L’auteur part donc de cette anecdote pour conter une fiction complète se déroulant durant la Grande dépression des années 30. Le tout est racontés par l’Oncle Paul, un autre personnage emblématique de la maison Dupuis, qui a fait les beaux jours du Journal Spirou des années 50 à 80.2

Réunis le soir de Noël 1959 dans une belle demeure de la banlieue de Charleroi, trois enfants écoutent le fascinant récit de leur oncle Paul :

Trente ans plus tôt, à l’époque de la Grande Dépression, sur un paquebot en partance pour New York, l’intransigeant grand patron Monsieur de Sainteloi et sa fille Juliette, atteinte d’une grave insuffisance cardiaque, vont rencontrer un certain Ptirou, un orphelin devenu groom…3

Le propriétaire de la Compagnie générale transatlantique, est poussé par ses actionnaires à renégocier les frais de location des quais à New York.

Ptirou est acrobate de cirque avec sa mère, ils forment un duo. Cette relation professionnelle renforce le lien filial. Il perd sa mère dans un tragique accident de trapèze. Il décide alors de partir en Amérique, pour fuir l’orphelinat et tenter sa chance dans ce pays où tout semble possible. Il va faire la rencontre de Juliette lors de ce voyage…4

Laurent Verron, a repris de Roba, la série « Boule et Bill » le temps de huit opus entre 2003 et 2015.

Il transcende ici le style hérité de Franquin pour pencher vers un trait expressionniste qui convient à merveille pour cette aventure empreinte des romans de Dickens.5

76 planches d’une exceptionnelle densité narrative et psychologique.

L’album (décrit comme « une fiction sur fond d’actualité ») aura nécessité une solide documentation concernant le contexte social d’avant-guerre, la vie à bord des transatlantiques ou la reconstitution de Paris et de Charleroi à deux époques différentes.6


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