Visions paranormales chez les enfants.

Il est arrivé à deux de nos filles, lorsqu’elles étaient petites (moins de 6 ans) d’avoir des visions de personnes qui n’étaient pas des personnes du monde incarné. Cela ne nous a jamais paniqué, nous les avons écoutées, leur avons donné des conseils simples pour qu’elles ne se laissent pas embarquer dans des délires, tout en acceptant leurs expériences. Et depuis plus rien.

Certains ont la conviction que les jeunes enfants sont moins enracinés dans la matière et qu’ils ont donc plus facilement des facultés d’entrer en contact avec d’autres «plans». C’est pourquoi il leur est plus facile de percevoir par la vue ou l’ouïe des phénomènes qui le plus souvent ne nous sont plus accessibles en tant qu’adultes.

Les hallucinations auditives ne sont pas rares chez les jeunes enfants. C’est ce que révèle une étude de suivi sur une période de 5 ans d’enfants âgés de 7 à 8 ans aux Pays-Bas. L’équipe de l’Université de Groningen avait étudié une première fois le phénomène d’hallucinations auditives et des symptômes associés chez 694 enfants âgés de 7 à 8 ans. Les résultats montraient alors une prévalence des hallucinations auditives chez 9 % des participants.

Pendant 5 ans, 49 % des enfants de cette cohorte, dont la moitié présentaient des hallucinations auditives à 7 ans, ont été suivis afin d’évaluer la persistance et l’incidence de leurs hallucinations.

En accord avec une précédente étude qui rapportait que 75 à 90 % de ce type d’expérience psychologique lors du développement sont transitoires et disparaissent avec le temps, les résultats du suivi de la cohorte indiquent que 76 % des enfants qui souffraient d’hallucinations auditives à l’âge de 7 ans n’entendaient plus de voix 5 ans après. […]

La persistance des hallucinations auditives serait associée à une sévérité et une atténuation avec le temps (40 % des enfants avaient des hallucinations jugées sévères à l’âge de 7 ans mais ils n’étaient que 25 % à l’âge de 12 ans) tandis que la survenue d’hallucinations auditives plus tard dans le temps serait associée à un plus haut degré de sévérité. En effet, les enfants entendant des voix pour la première fois à 12 ans auraient 5 fois plus de risques d’avoir des troubles du comportement que ceux qui souffraient d’hallucinations auditives dès 7 ans, qui voient ce taux descendre à 2,5 % de risques.

Les auteurs concluent que les hallucinations auditives, assez communes chez les enfants, ne présagent pas systématiquement une évolution vers la psychose.1

Globalement, pour ces situations auprès d’enfants de moins de 7 ans, il faut dans ce cas, comme dans la vie quotidienne, être capable d’entendre sans juger, de soutenir et accompagner, sans en faire trop et sinon demande aide et conseil auprès de professionnels.

[… C’est] un phénomène qui, si l’on en parle peu, s’avère plus courant qu’on ne le croit. Selon les conclusions d’une étude psychiatrique menée en Irlande, au Royal College of Surgeons de Dublin, sur 2500 enfants, âgés de 11 à 13 ans, plus d’un sur cinq serait susceptible d’entendre des voix. « Cela peut être un cri, des murmures, des phrases isolées voire des conversations durant quelques minutes […] »
Quelle est donc la nature de ce phénomène ? Une voix intérieure ? Un parasitage extérieur ? « J’appellerais cela des phénomènes extraordinaires de la conscience, explique le Dr Vincent Liaudat, psychiatre et psychothérapeute à Lausanne. Savoir, en revanche, comment ces voix qui se manifestent à l’intérieur de la conscience de l’enfant sont produites est un mystère […]» Toujours selon cette même étude irlandaise, ce phénomène tendrait à disparaître avec l’âge car seulement 7% des 13-16 ans entendraient des voix. Pourquoi les enfants d’un plus jeune âge seraient-ils plus enclins à vivre ce type de phénomène ? Ces conclusions posent à nouveau la question des capacités extra-sensorielles qui pourraient, selon certains spécialistes en parapsychologie, s’avérer plus développées chez les jeunes enfants. « Les jeunes enfants ont une capacité de rêverie et d’imagination beaucoup plus aiguisée, concède le Dr Liaudat. Et leur conscience est plus flexible, plus souple que la nôtre. Ils ne sont ni dans le mental, ni dans l’analyse mais plutôt dans le lâcher-prise. C’est lié à leur développement. Car la partie de la conscience – qu’on appelle l’ego et qui va nous permettre de nous différencier, de nous individualiser – est encore en construction. Ceci peut leur permettre de percevoir des phénomènes subtils dans des mondes subtils auxquels on perd accès en grandissant. »

[…] Néanmoins, passé un certain âge, entendre des voix peut, selon le Dr Kelleher, s’avérer être le signal d’alarme d’un problème sous-jacent plus profond car sur la totalité des 13-16 ans ayant des hallucinations auditives, 80% d’entre eux auraient un trouble mental diagnostiqué. Ce point de vue se réfère au DSM américain, manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux, sur lequel s’appuie aveuglément un courant majoritaire de la psychiatrie française. Le Dr Liaudat ne partage pas ces conclusions hâtives. […] «Historiquement, pour les psychiatres occidentaux, entendre des voix autrement dit l’hallucination acoustique […] est un signe spécifique permettant de reconnaître une maladie. […] Mais il est faux d’affirmer qu’entendre des voix présuppose systématiquement un trouble psychique ou une maladie mentale, chez les enfants comme chez les adultes d’ailleurs. J’ai connu beaucoup de patients qui entendent des voix et qui ne sont pas malades pour autant ! Il faut une série, un cortège de maux ou de signes psychiques avec une souffrance établie pendant un certain temps et avec une certaine intensité pour en conclure qu’il y a vraiment l’existence d’une pathologie. En Orient, quand les gens disent entendre des voix,on va plutôt avoir tendance à les écouter, et à attribuer cela au divin. Tout est une question de regard sur les choses. »2

Nous avons ainsi, et peut-être plus à notre époque (ou peut-être cela peut plus se savoir, ou qu’ils ont plus de possibilités d’exprimer leurs différences?) des enfants « connectés » à quelque chose qui nous dépasse rationnellement et pourtant peut-être nous ouvrent-ils d’autres portes ?

Ervin László, philosophe des sciences, ancien conseiller de l’Unesco et nominé deux fois pour le prix Nobel de la paix, donne son premier concert avec l’orchestre symphonique de Budapest… à l’âge de 9 ans. Ayant commencé le piano à 4 ans, il refuse tout d’abord les enseignements de sa mère – pianiste et professeure de musique –, en disant qu’il n’a pas besoin d’apprendre les morceaux, qu’il les connaît déjà. « Les grands morceaux de compositeurs étaient pour moi des ensembles logiques et leur déroulement me paraissait parfaitement naturel. Jouer de la musique était aussi facile que parler, c’était un autre langage », nous confie-t-il. Et loin de se contenter d’être un concertiste professionnel, Ervin László développe dès l’adolescence un vif intérêt pour la philosophie. Sa spécialité ? La théorie des systèmes. C’est que se plonger dans l’univers musical l’a étrangement aidé à assembler des pensées complexes. « Ce qu’il se passait, c’est qu’en jouant de la musique, je me retrouvais parfois comme dans un autre espace-temps, avec une profonde sensation de libération, de liberté, d’extase. Et là, les idées semblaient s’assembler d’elles-mêmes et couler de source. Je gardais alors une machine à écrire à côté de mon piano, et quand je sentais que j’avais réussi à formuler des concepts intéressants, je les écrivais. » Ervin László a publié à ce jour plus de 80 ouvrages.

De nombreux enseignants et psychologues le disent : nous sommes bel et bien confrontés à un nombre grandissant de bambins capables de faire des choses tout simplement bluffantes. Des enfants prodiges certes, mais qui semblent aussi connectés à des dimensions qui nous échappent. Savons-nous prendre la juste mesure de leurs dons ? Atypiques, incroyablement créatifs, souvent doués de capacités paranormales, ces enfants ouvrent des voies étonnamment avant-gardistes. À la pointe de l’inventivité, ils nous bousculent en nous invitant à prendre en compte leurs valeurs novatrices. Mais ne sont-ils pas aussi, tels des Petits Poucets semant des cailloux, en train de nous aider à mieux comprendre le processus de créativité et nos propres capacités inexploitées ? […]

Mozart compose ses premières œuvres dès l’âge de 5 ans. Picasso peint ses premières toiles à 8 ans. Si l’histoire compte de nombreux enfants prodiges, il semblerait que notre quotidien soit rempli de bien plus de petits génies que nous ne le pensons. N’opérant pas forcément sur un mode compétitif et n’étant pas particulièrement intéressés par les valeurs matérielles et individuelles mises en avant par notre société, ils préfèrent souvent se mettre dans leur bulle pour s’occuper de ce qui les intéresse. Et dans leur domaine de prédilection, souvent très spécialisé, ils font preuve d’une créativité véritablement prodigieuse. Profitons-nous de leurs trouvailles inédites ? […] Les institutions scolaires ou sociales [… ont ] pour repérer ces petits génies […] des tests de QI classiques. […] Ces tests n’évaluent pas les facultés émotionnelles et sensitives des enfants. Or, ce sont précisément ces aptitudes qui jouent un rôle fondamental – non seulement chez les surdoués mais surtout chez les enfants hypersensibles ou « connectés » – dans leur ouverture d’esprit et leurs capacités innovantes. […] « La créativité et l’expression de notre potentiel ont un lien très étroit, très intime avec la confiance en soi. Ces enfants peuvent progressivement brider leur créativité naturelle quand les circonstances ne favorisent pas une confiance en eux assez solide », souligne Jeanne Siaud-Facchin, psychologue.

Nous avons affaire à des hypersensibles, des émotionnels. Tous leurs sens sont aux aguets. Ces enfants sont en fait des capteurs stupéfiants d’informations. Là où leurs proches n’enregistreront que peu de choses sur une situation donnée, eux retiendront une quantité faramineuse de détails significatifs. Stephen Wiltshire, qui n’a parlé qu’à 9 ans, a dessiné à 11 ans un panorama très détaillé de Londres après l’avoir survolé une heure en hélicoptère. Saisissant. Tout y est, les bâtiments, leurs spécificités. […] Ils peuvent ainsi anticiper les réactions de leurs proches, le déroulement logique d’un événement, et faire un commentaire qui laissera tout le monde bouche bée. Ils sont aussi sujets à des phénomènes de synesthésie – un mélange des sens qui leur fait entendre les couleurs, voir les mots – qui amplifient encore leur créativité. […] « Que deviendrait l’humanité sans capacité à s’indigner, à se révolter, et surtout sans cet enthousiasme souvent complètement fou mais si contagieux ? L’hypersensibilité est un réel contre-pouvoir », indique Christel Petitcollin, formatrice en communication. […]

« Ce sont des enfants qui fonctionnent majoritairement avec l’hémisphère cérébral droit. Ils ont des flashs créatifs, des intuitions fulgurantes », nous dit Marie-Françoise Neveu, psychothérapeute. Imaginez une caméra qui suit le trait d’un dessin en noir et blanc sur une feuille de papier. Il vous faut du temps pour comprendre le sens global de ce qui est représenté. Ça, c’est un mode de pensée « cerveau gauche » : rationnel, linéaire, analysant les éléments les uns après les autres. Maintenant, regardez la totalité d’un écran de cinéma en couleur et en 3 dimensions. Ça change tout. Vous comprenez de suite de quoi il s’agit et où ça va. C’est un mode de pensée « cerveau droit » : global, analogique, avec des connexions qui partent dans toutes les directions. « C’est ce qu’on appelle en psychologie la pensée divergente. C’est une pensée qui sort des sentiers battus, qui est rapide, qui associe beaucoup de choses à la fois et qui est très propice à la créativité et à l’innovation », nous dit Jeanne Siaud-Facchin. « Quand le cerveau droit et le cerveau gauche deviennent synchronisés, les données rationnelles peuvent être visitées par des modes de pensée plus intuitifs et plus globaux. D’un seul coup, nous pouvons aborder d’autres dimensions bien plus vastes », explique Ervin László. Est-ce ce mode de pensée qui explique que le jeune Jacob Barnett, fasciné depuis tout petit par les prismes optiques et doctorant en physique quantique, défie à 14 ans les théories d’Einstein ? […]

Une petite fille refuse de lâcher la main de son grand-père pendant 3 jours. Celui-ci est en fin de vie à la maison, dans un état semi-comateux. Elle prétend communiquer avec lui de cœur à cœur. Le troisième jour, elle va voir sa mère pour lui dire que son grand-père est parti mais qu’il peut encore les voir. « Il ne faut pas que tu pleures parce qu’il ne veut pas que tu aies de la peine », dit la petite fille à sa mère désarçonnée. Sylvie Simon, qui rapporte cette anecdote, explique que ces enfants hors normes sont souvent sujets à la télépathie, à la médiumnité, à la clairvoyance, qu’ils ont la capacité de guérir, de sortir de leur corps… […] Akiane Kramarik peint depuis l’âge de 4 ans des personnages et des paysages d’un réalisme surprenant. Ces scènes lui viennent « d’en haut », dit-elle. Racontant à ses proches qu’elle visite des endroits divins et voit des paysages merveilleux, elle s’applique à les peindre avec soin, faisant preuve d’une maîtrise impressionnante. « Il y a des centaines de millions de couleurs en plus là-bas et les fleurs sont comme du cristal » […] À l’âge de 7 ans, Hunter a déjà gagné, grâce à son swing exceptionnel, 41 compétitions sur 50. L’enfant déclare avoir été Bobby Jones, un golfeur des années 1920. Comment comprendre les déclarations de ces jeunes enfants évoquant d’autres dimensions comme source de leur talent ? « Dans le monde occidental moderne, nous pensons que nous ne captons nos informations qu’à travers les sens. Mais ces informations sensorielles sont en réalité une forme très appauvrie et limitée de l’information que porte l’univers », nous dit Ervin László. Pour lui, nous baignons dans un champ informationnel qu’il appelle le champ akashique. Ce serait un support subtil à notre monde, comme une toile de fond imperceptible sur laquelle tous les événements passés ainsi que les possibilités futures sont inscrits. Et les traditions ancestrales, ainsi que les découvertes récentes de la physique quantique, semblent bien lui donner raison. Effectivement, la science montre qu’à la base de notre réalité se trouve un champ d’information unifié. Nous pourrions, d’après Ervin László, tirer des informations de ce champ informationnel en étant dans certains états de conscience. C’est ce que feraient ces enfants connectés de manière spontanée.

[…] « Ce qu’il me paraît important de comprendre, c’est que nous avons la possibilité de retransmettre les informations que l’univers nous donne de telle sorte que ce que nous remettons dans le monde est plus élaboré que ce qui a été reçu », continue Erwin László. […] Seule une personne incarnée peut matérialiser ces belles idées, et au passage participer à sa manière au processus de création. « Je pense que le cosmos évolue ainsi à travers son action dans les champs de conscience individualisés », poursuit Ervin László.3

Ces enfants sont peut-être les « porte-flambeaux » d’un nouveau paradigme qui nous sera nécessaire pour transformer l’époque dans laquelle nous vivons sans détruire le vaisseau sur lequel nous sommes !


1   http://www.edp-audio.fr/actualites/recherche/671-

2   https://www.inrees.com/articles/mon-enfant-entend-des-voix/

3   https://www.inrees.com/articles/enfants-connectes/

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