Corps cosmique

Pour certains chaque être vivant est une partie indivisible de l’univers. Nous sommes un cellule de ce «corps de Bouddha». Cette vie s’exprime en nous là où nous sommes.

L’univers est-il d’une toute autre nature que celle purement physique que nous cherchons à comprendre? Sommes-nous des éléments infimes d’un ensemble «vivant» dont les éléments n’ont pas forcément conscience de l’existence.

Le scientifique Ethan Siegel tente de répondre à cette difficile question sur son blog publié par le magazine Forbes. Elle est formulée de la façon suivante: «sommes-nous les cellules du cerveau d’une créature bien plus importante, à une échelle planétaire, qui n’a pas conscience de son existence? Comment le savoir? Comment tester cette hypothèse?»

Il existe d’indéniables et troublantes analogies entre le vivant et le physique, entre l’infiniment petit et l’infiniment grand. Les atomes sont à l’image des systèmes solaires avec leurs électrons comme des planètes tournant autour d’un noyau comparable à une étoile. La structure à très grande échelle de l’univers et de ces galaxies n’est pas sans rappeler non plus les neurones du cerveau humain. Autre coïncidence remarquable, le très grand nombre d’étoiles dans une galaxie, de galaxies dans l’univers, d’atomes dans une cellule et de cellules dans un corps humain est compris entre 10 puissance 11 et 10 puissance 14. Des nombres qui sont comparables.

L’idée philosophique selon laquelle l’ensemble de l’univers est en fait une créature sensible n’est pas nouvelle. Et il est presque impossible d’y répondre.  […]
L’univers existe depuis 13,8 milliards d’années depuis le Big Bang et il est en expansion à un rythme rapide. Cela est cohérent avec l’hypothèse selon laquelle cet univers est composé de 68% d’énergie noire, 27% de matière noire, 4,9% de matière «normale», 0,1% de neutrinos et 0,01% de photons.

[…]

notre compréhension actuelle de la réalité physique de l’univers fait qu’il ne peut s’agir d’une entité vivante comparable à notre forme de vie et de conscience de nous même. Cela ne signifie pas que l’univers n’est pas vivant. Mais que cette forme d’existence, si elle existe, n’a tout simplement rien à voir avec la notre. 1

 

Bien sûr je peux entraver la manifestation de cette puissance de vie, par mes limites et formatages reçus par ma culture, mon éducation, mes peurs. Où je peux par la méditation, l’ouverture à la vie, la simplicité et la légèreté, me connecter à cette force de vie, la laisser s’écouler, avec bienveillance et précaution.

« Le zen  que Bodhidharma a enseigné consiste simplement à s’harmoniser avec la vie cosmique, la nature, l’homme, les animaux, naturellement et inconsciemment. » (Philippe Coupey)

Maria Montessori avait une «vision cosmique» qui explique le fondement de son éducation.

Cette vision cosmique est l’expression, l’interprétation personnelle de Maria concernant l’univers et l’être l’humain, elle représente la clé de toute son oeuvre. Maria Montessori nous invite à considérer l’ univers comme étant un grand organisme « intelligent, cohérent, organisé et vivant » animé d’une énergie dans lequel l’être humain est un acteur de l’évolution de la vie, doté par la nature d’une intelligence et d’une conscience individuelle.
Ce grand corps infini, est composé d’éléments vivants et non-vivants qui se sont organisés, associés, selon leur nature inhérente, à la suite d’une grande explosion, le big-bang pour créer ce que nos sens perçoivent comme étant l’univers ; l’ordre et l’harmonie s’établissent lorsque les lois naturelles sont respectées. 4

 

Elle en déduit cinq grandes leçons de l’éducation cosmique.

 

Dans cette vision «cosmique» de la vie, on ne possède jamais rien puisque nous sommes simplement dans le réseau de la vie, interdépendant de tout et non pas un individu séparé qui puisse prendre le pouvoir sur les objets ou les êtres vivants. Mais nous pouvons jouir des biens matériels ou des relations que nous tissons. C’est le message de Proudhon : la propriété c’est le vol, sauf si nous en avons l’usage personnel.

« Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : c’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c’est l’assassiner. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu’est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même : c’est le vol, sans avoir la certitude de n’être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ? »

[…] Pour Proudhon, dans une entreprise, parce qu’ils travaillent collectivement, les ouvriers produisent plus que s’ils travaillaient chacun individuellement. Un individu ne peut faire en dix heures le même travail que dix individus en une heure. La force collective dans le travail social produit bien plus que la force individuelle. Cent hommes peuvent déplacer une pierre de plusieurs tonnes que jamais un individu seul ne pourra faire bouger même en cent fois plus de temps. Pourtant le capitaliste rétribue chacun de ses ouvriers individuellement et donc « vole » ce surplus de valeur produit collectivement. La propriété privée est l’appropriation par un individu de ce travail collectif et est donc un vol. […] En fait Proudhon[…], en même temps, consacre de longues pages à faire l’apologie du petit propriétaire, lorsque la propriété est liée à l’usage. Il condamne, par exemple, la propriété d’un champ loué à un fermier mais affirme que le champ doit appartenir à celui qui le cultive. C’est, dans ses premiers mémoires, ce qu’il nomme la possession en opposition à la propriété. 2

C’est aussi ce qu’écrit poétiquement Khalil Gibran à propos des humains entre eux et par exemple pour les enfants :

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées. 5

Et quand malgré tout on s’accroche à la possession, à « c’est à moi », à « défendre MES biens CONTRE les autres », plus un être vivant est loin de moi, plus il représente un danger dont il faut que je me méfie… Quand on est dans toutes ses postures on crée en soi une source de souffrance actuelle ou à venir importante.

Ce besoin d’être propriétaire est la source de grandes souffrances , de déception profonde, de désirs jamais assagis, de frustrations continues. Il est à la cause de tous les conflits et de la plupart des maux de notre société.
[…]
Ce puissant désir d’être propriétaire n’est pas limité aux objets, aux biens immobiliers, à la matière mais englobe aussi les personnes. Qui n’a souhaité posséder l’être aimé….
Il est pourtant évident que l’on est jamais vraiment le propriétaire, ni des objet et encore moins des personnes.
Tout au plus avons nous dans un éternel présent la jouissance des fruits de notre travail[…]
Quand aux relations humaines, nous jouissons de l’harmonie qui s’instaure sur les plan physique, émotionnel et mental avec une personne dont la qualité de vibration s’accorde avec la nôtre faisant naître un amour sincère ou une profonde amitié dans un éternel présent.
Jouissons en de manière absolue dans l’éternité de la dimension présente. Inutile de nous poser des questions sur la continuité, nous songeons là à ce qui n’existe pas dans le présent. Notre inquiétude jette une ombre sur la beauté du moment et tendra à faire germer ce que nous redoutons le plus.
Les changements sont inéluctables, mais à quoi bon nous en inquiéter, les fruits délicieux feront peut être place à quelques épines, mais aussi à d’autres moments agréables. Si nous dégustons chaque seconde pour elle même, en dehors du contexte « présent/futur », pourquoi notre vie ne serait elle pas une suite d’expériences intéressantes, le plus souvent plaisantes.
La jouissance d’un objet est absolue dans le présent éternel mais nous ne possédons rien à jamais; dans le meilleur des cas nous serons séparé objets matériels par la mort.[…]
Autrement dit la joie absolue est comme l’eau d’une rivière cristalline que nous n’arrivons pas à stopper avec nos main, mais ce n’est pas parce que nous ne retenons pas l’eau qui nous apporte tant de joie, que celle ci ne continue pas à couler. 3

EXTRAITS D’ARTICLES DE

  1. SLATE
  2. WIKIPÉDIA
  3. GOUTTES DE SAGESSE
  4. MONTESSORI FORMATIONS
  5. CLUB DES POÈTES

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