La projection de Peter/Gall


EXTRAITS D’UN ARTICLE SUR GHANA


[…]

La projection cartographique, du révérend écossais James Gall (1855), est à l’inverse de Mercator, dite « équivalente », c’est-à-dire qu’elle respecte les surfaces.

[…]

Les différentes idéologies du 20ème siècle vont s’emparer de cet aspect. Ainsi, le cartographe allemand, Arno Peters, reprend bien plus tard la projection de Gall pour soutenir le mouvement tiers-mondiste des années 1960-70.

En 1973, Peters critique la projection de Mercator en montrant comment cette projection surreprésente les surfaces des pays riches au détriment des pays pauvres.

En proposant une nouvelle projection avec un décalage de 45° vers le sud, tout en gardant les latitudes, il redonne une plus grande importance aux superficies des pays du sud et des continents africain et sud américains notamment, et par la même entend rappeler la réelle superficie que représentent ces pays, ces continents et, ce faisant, le poids du Tiers-monde.
Ainsi, au regard de cette projection, ce n’est pas une illusion, le continent africain est immense, et l’Amérique du Sud (17 840 000 km²) regagne l’importance qu’une carte avec une projection de type Mercator lui fait « perdre » par rapport à l’Amérique du Nord (22 080 000 km²).

En attirant l’attention sur la représentation injuste de la plupart des pays dits du Tiers-monde, selon la terminologie en vogue à l’époque, Peters soulève un vrai question et montre que le choix d’un type de projection n’est pas neutre […] , qu’il influe sur la représentation du monde que se font les gens lorsqu’ils regardent les cartes […] .

Cependant, les cartes avec la projection de Peter ne sont finalement pas plus justes, au sens de l’analyse cartographique, que la projection Mercator. Arno Peters a créé une projection qui rend à chaque état son importance territoriale. Elle propose une vision où les proportions des surfaces de chaque pays sont enfin exactes (les longueurs sont du coup modifiées ce qui donne un aspect surprenant aux continents). L’équateur se situe au milieu de cette carte, il découpe ainsi le monde en 2 hémisphères de même taille.
Cette projection de Peters est particulièrement intéressante car elle nous oblige à reconsidérer notre conception de l’importance de chaque pays et ainsi des rapports entre les peuples.

Elles présentent l’inconvénient d’écraser les distances et les directions, de même que les surfaces perçues des pays en direction des pôles.

Mais, le message principal de Peters se situe davantage sur le terrain des idées et illustre bien l’idée selon laquelle le choix d’un type de projection influe sur la représentation qu’on peut se faire de la réalité du monde, des continents et des pays.


LIRE L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE SUR GHANA

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