La grande distribution se gave sur le BIO

Acheter local, à des producteurs non industriels,  raisonné ou mieux bio. Voilà déjà une démarche qui fait de votre nourriture et votre consommation, un acte politique. Il faut savoir que les fruits et légumes achetés en grande surface se conservent moins longtemps et ont moins de nutriments pour le corps; il y a donc plus de perte, qu’il faut intégrer dans le prix de revient de votre assiette. Les achats en coopérative biologique, AMAP, voire en magasin Biocoop ne sont pas obligatoirement beaucoup plus cher que le bio en grande surface, voire le plus souvent moins cher. Et on intègre pas le coût écologique dû au suremballage, au transport et parfois à l’exploitation sociale quand le bio vient de certains pays.

EXTRAITS D’UN ARTICLE DE SOPHIE CHAPELLE SUR BASTAMAG


Comment expliquer que le panier de fruits et légumes bio soit, dans les grandes surfaces, presque deux fois plus cher que son équivalent en produits conventionnels ? Dans une étude publiée le 29 août 2017, l’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonce les sur-marges injustifiées de la grande distribution. L’UFC s’est concentrée sur le prix de 24 fruits, et légumes, de l’abricot à la salade, représentatifs de la consommation des ménages français. Il ressort que tous les produits bio sont beaucoup plus chers – 98 % en moyenne ! –, que les productions conventionnelles. […]

 

Il est logique que les coûts de production en bio soient plus élevés qu’en agriculture conventionnelle : les rendements sont souvent plus faibles [note de FB : encore que cela reste à vérifier avec la permaculture] en raison de l’absence de produits chimiques de synthèse, pesticides notamment ; cultiver bio nécessite une main d’œuvre plus importante ; les cahiers des charges sont plus contraignants, la certification a également un prix. Mais cela ne justifie pas qu’une carotte ou une tomate bio soient payées le double qu’un non bio. Le surcoût normal explique à peine la moitié de la différence de prix. Celle-ci provient en réalité des sur-marges réalisées sur le bio par la grande distribution. Ces marges brutes sont particulièrement élevées sur la tomate et la pomme, respectivement +145 % et +163 %, ces deux aliments étant les produits frais les plus consommés… Cette stratégie de marge aboutit, selon l’association de consommateurs, à renchérir de 135 € le panier bio annuel d’un ménage.

[…]

Jérôme Dehondt, maraicher bio installé dans le Maine-et-Loire et porte-parole du Mouvement inter-régional des Amap (ces associations qui relient directement producteurs et consommateurs, nombreuses en France, lire ici), constate régulièrement des différences de prix majeures : « Le kilo de tomates rouges bio sur-emballées en supermarché peut atteindre 10 euros, quand nous le vendons 3 euros en direct à la ferme », illustre t-il. « Il est essentiel de le dénoncer mais il n’y a malheureusement rien de nouveau… » « Cette étude nous conforte dans l’idée qu’il faut travailler sur la relocalisation des approvisionnements pour réduire au minimum ces coûts d’intermédiaire », complète Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique.

[…] Pour Jérôme Dehondt du Miramap, « il est essentiel pour définir le prix de repartir des besoins financiers des paysans afin qu’ils puissent vivre dignement de leur métier ».

[…]


LIRE L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DE SOPHIE CHAPELLE SUR BASTAMAG

Publicités

Et vous qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.