Comment remplacer le plastique pour éviter la pollution ?

EXTRAITS D’ARTICLES DE POSITIVR ET DE CONSOMMONS SAINTEMENT


Pollution plastique des océans : 4 initiatives à découvrir :

[…]
Chaque minute, ce sont 1 million de bouteilles en plastique qui sont consommées dans le monde, et il y a aujourd’hui environ 1 tonne de déchets plastique par habitant sur Terre.
Ces chiffres sont alarmants, lorsqu’on sait que le plastique n’est pas biodégradable et que 80% des déchets plastiques ne sont pas recyclés (ce chiffre s’abaisse à 51% pour les bouteilles plastique en France).
Les conséquences de cette surconsommation de plastique sont désastreuses pour les océans, dans lesquels 8 millions de tonnes de plastique terminent leur course chaque année, et tuant 1 million d’oiseaux de mer, des centaines de milliers de mammifères marins, et un nombre incalculable de poissons.
Il est donc urgent d’agir, et de sensibiliser le grand public aux dangers et aux conséquence de notre surconsommation de plastique à usage unique.

Le projet Ocean Cleanup pour venir à bout du 7ème continent

[…] Alors qu’une plaque de déchets plastique grosse comme 6 fois la France vague dans les eaux du Pacifique, […] le néerlandais Boyan Slat développe, à seulement 17 ans, un projet de barrière filtrante géante qui récolterait ces déchets pour les ramener à terre. Le projet, qui devrait se concrétiser d’ici un an, sera composé d’une flotte d’une trentaines de barrière flottantes allant de 1 à 2 km de long, et muni d’une ancre de 12 mètres de profondeur. Ces barrières flotteront au même rythme que le plastique, et, petit à petit, permettront de récupérer les déchets.
D’ici 5 ans, Boyan Slat espère nettoyer 50 % de la grande plaque de déchets du Pacifique.

Head & Shoulder dénonce l’usage de plastique à usage unique

(qu’il a lui-même utilisé et continue d’utiliser -FB-)

[…] En juin 2017, la marque de shampoings anti-pelliculaire à commercialisé en France 150 000 bouteilles de shampoing – en édition limitée, fait à 25 % de plastique retrouvé sur les plages, afin de sensibiliser à la pollution plastique dans les océans. La sortie de ces bouteilles à permis d’une part de nettoyer les plages françaises et européennes de 3000 kg de déchets plastique, et d’autres part, de médiatiser cette pollution abondante.
Beaucoup pointent cependant du doigt un coup de com’, qui permettrait à la marque de gagner des points de « capital sympathie » auprès du public. Mais comme le dit Stéphane Latxague, directeur général de Surfrider Fondation Europe : « Avec cette opération, Procter & Gamble commence à admettre un bout du problème. »

D’un autre côté c’est une opération «limitée» qui tient donc du green washing plus que du changement de paradigme productif.

Le Manta, un navire collecteur de déchets plastiques

Yvan Bourgnon a […] lançé […] la construction du quadrimaran nettoyeur de plastique Manta […] qui devrait être prêt à sillonner les océans des 2021.
Le navire, long de 60 mètres et large de 49 mètres, fonctionnera comme les fanons de baleine, en filtrant l’eau sans porter atteinte à la faune. Il devrait traiter 300 m3 de déchets par jours, qui seront acheminés dans la coque du bateau à l’aide de tapis roulants.

La larve Galleria mellonella, mangeuse de plastique

La scientifique Federica Bertocchini a récemment mis en lumière les propriétés jusqu’alors ignorées de la larve Galleria mellonella, capable de dégrader le polypropylène, à la base des sacs plastiques qui polluent les océans. […] Elle ne produit rien en retour : elle se contente de dégrader le plastique, grâce à une substance produite par ses glandes salivaires. Qui plus est, le processus de dégradation est relativement rapide pour une larve de cette taille. L’enjeu est maintenant de réussir à identifier le processus moléculaire responsable de la dégradation du plastique et de déterminer comment en isoler l’enzyme responsable, pour ensuite pouvoir la produire à échelle industrielle.

Pour aller plus loin sur la thématique du plastique et notamment celle de l’eau en bouteille, on vous propose de découvrir cette infographie :

On voit bien que l’intelligence humaine, comme les techno-financiers sont capables de nous «vendre» des techniques ou méthodes pour contrecarrer les problèmes qu’ils ont créés. Même si ici dans ces exemples, ce n’est pas particulièrement le cas, encore que, le plus souvent ces techniques miracles sont elles-mêmes productrices d’autres soucis écologiques ou sociaux (on aura l’occasion de reparler de la voiture électrique et de sa pollution cachée par exemple). Donc le mieux est d’agir à la source : nous en tant que consommateurs ! Comment pouvons nous changer nos habitudes ?

Quelques petites choses à faire pour ne (presque) plus utiliser de plastique

  • Toujours sortir avec sa gourde en inox remplie d’eau ou d’une boisson simple comme celle-ci. Cela vous permettra de ne plus acheter des dizaines de bouteilles ou gobelets plastique à chaque soif.

  • Glisser 2 ou 3 couverts en métal et une petite serviette de table dans son sac, pour éviter d’avoir besoin de couverts en plastique en voyage, sortie, pause déjeuner, etc.

  • Ne plus jeter les bocaux en verre de confiture (et autres : olives, compote, etc), les laver et s’en servir pour stocker les restes alimentaires, ses aliments achetés en vrac ou emporter son repas.

  • Ajouter à son sac quelques sacs en tissu type tote-bags : très légers et peu volumineux, ils sont toujours utiles et permettent d’éviter les sacs en plastique.

  • 5- Ne plus utiliser de film étirable (ou film plastique alimentaire) car spécialement dangereux pour la santé : utilisez des bocaux, des boites, des serviettes de table, des torchons, des sachets en tissu, …

  • […] Acheter ses aliments secs en vrac (haricots, cafés, thé, riz, céréales, sucre, noix, fruits secs, etc) dans des sachets en papier ou dans l’idéal dans des sachets en tissu

  • Acheter son fromage, sa viande et son poisson à la découpe : sur les marchés, chez les petits commerçants, etc. Dans l’idéal, vous pouvez apportez vos propres contenants : bocaux, boites alimentaires, sachets en tissu, film alimentaire lavable, etc, et demander au vendeur d’y mettre directement votre produit sans emballages.

  • […] Fuir les fruits et légumes prédécoupés emballés (en barquettes et film plastique). Souvent très chers, des fruits et légumes préparés (morceaux d’ananas, quarts de pastèque, cubes de champignons, sachets de grains raisins, etc) ne font pas gagner autant de temps qu’on le pense et représentent un grand nombre de déchets plastique facilement évitables.

  • Se passer de la vaisselle jetable en plastique lors de ses fêtes : adopter la vaisselle recyclable en carton, ou encore mieux, utiliser sa vaisselle habituelle lavable.

  • […] Remplacer son rouleau le scotch, lorsque c’est possible, par de la « pâte à fixe », des punaises, de la ficelle, du ruban (pour emballer des cadeaux par exemple),

  • Utiliser des pinces de bureau en métal pour un peu tout (fermer des sacs ou sachets, fixer un câble, etc) pour remplacer les pinces en plastique.

  • Préférez les pinces à linge en bois plutôt qu’en plastique (qui sont beaucoup moins résistantes à la chaleur, au froid et à la lumière).

  • Penser à demander au serveur de ne pas vous servir de paille dans votre verre. Demandez-vous si vous avez vraiment envie/besoin de ce morceau de plastique de basse qualité dont vous vous servirez uniquement quelques minutes…

  • Faire ses cosmétiques soi-même avec des ingrédients simples, généralement présents dans nos cuisines (et donc ne pas commander des ingrédients très emballés et complexes sur Internet). Il est tout à fait possible de se maquiller, s’hydrater, de désinfecter, se laver, se parfumer avec des ingrédients sans emballages (et très bon marché) : amandes, cacao, jus de betterave, huiles, etc. […]

  • Dire au revoir aux tubes jetables et non recyclables des dentifrices en fabriquant facilement son dentifrice maison à la menthe.

  • Dire (aussi) au revoir aux déodorants industriels et leurs emballages volumineux (billes plastique, bouteilles, pots, bouchons, etc). Mélangez dans un petit pot en verre 60 % d’huile de coco biologique et 40 % de bicarbonate de soude alimentaire, et hop, vous avez un déodorant (très efficace) zéro-déchet et très économique !

  • […] Utiliser du vinaigre blanc (dilué dans de l’eau) en produits ménagers pour toute la maison : vitres, sols, plans de travail, etc.

  • […] Mettre à disposition le moins possible de jouets en plastique à son enfant : bois, tissu, liège, etc sont d’autres matériaux possibles pour certains jouets.

  • […] Remplacer ses boites plastique alimentaires par des boites en verre et/ou en inox. Il existe des boites ou lunch-box en inox avec couvercle en inox, mais, en l’absence de jointure en silicone, les fuites ne sont pas rares. Je conseille donc les boites en inox dont le couvercle est fabriqué en silicone ou contient un joint.

  • […] Éviter le plus possible de commander sur Internet, pour éviter les emballages du colis (sachets plastique, bulle-pack, coussins d’air, etc) (et la pollution des transports des livraisons).

  • Limiter son utilisation de vêtements contenant du plastique (comme le polyester) car des fibres de plastique s’en échappent à chaque utilisation et lavage.

  • […] Adopter le shampoing solide.


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