Réseau B.A.S.E. et communauté « Les Mille mains »

Création du Réseau BASE (Bouddhisme, Action Sociale et Engagement) le 8 avril 2017.

Le premier enseignement du Bouddha (les 4 Nobles Vérités) parlent de l’existence de la souffrance, de son origine, de la possibilité de la faire cesser et des moyens pour le faire. Il s’agit pour le pratiquant du bouddhisme de prendre en compte toutes les souffrances :
les souffrances intérieures,
les souffrances relationnelles
et les souffrances produites par la société

Le Dharma (l’enseignement du Bouddha) fondé sur un double engagement : se libérer des peurs et prendre soin du monde, pourrait se résumer dans « La Grande Compassion ». Loin d’être des dogmes qui restreignent, il nous pousse au contraire à la liberté et la créativité.
Tout le travail actuel des enseignants bouddhistes, dans notre société en souffrance, est d’être inventifs tout en préservant l’authenticité du Dharma.

À notre époque charnière (dangers écologiques, sociaux, économiques) il n’y a pas d’autre alternative que de vivre un bouddhisme engagé. Comme le dit Brice Deymié : « Quelle vie vaut la peine d’être vécue dès lors que je prends conscience que je suis un être pour la mort ? ». Et nous  nous sentant souvent comme une goutte d’eau dans l’océan, soumis à un sentiment d’impuissance généralisé, nous nous demandons : « seul, que pouvons-nous faire ? ».
Le réseau BASE est justement le moyen de retrouver de la puissance. Cette inventivité prônée par le Dharma nous entraîne à mettre en œuvre notre « démesure » et à l’envisager au plan collectif, à tenter autre chose comme la coopération. Ce qui n’est pas possible individuellement peut le devenir collectivement.

Il ne s’agit pas d’être militant, ni simplement méditant, mais de devenir de vrais mutants !

Le principe du programme BASE (Bouddhisme Action Sociale et Engagement) est que pendant une durée limitée dans le temps (six mois habituellement) un collectif de personnes approfondissent concrètement et ensemble la Voie du Bouddha à travers cinq engagements dont celui de consacrer une partie de leur temps à une activité sociale. Elles forment un groupe coopératif qui se réunit périodiquement pour partager ses expériences et se doter d’outils pratiques de compréhension et d’action.

Les cinq engagements sont :

1. Prendre soin :

Cet engagement est concrètement mis en œuvre par la pratique d’une activité sociale (par exemple sous forme de bénévolat au sein d’une association humanitaire qui cherche à soulager directement la souffrance de personnes en détresse ou de participer à des institutions qui œuvrent dans le champ d’une transformation sociale). Il s’agit de dépasser nos peurs qui nous font nous recroqueviller sur nous-même pour aller vers l’inconnu.

2. Comprendre et apprendre :

Nos « formatages » entravent notre vision du monde. Nous prenons l’engagement de chercher à lever nos ignorances, voir nos conditionnements et découvrir des outils pédagogiques pour les dépasser.

3. Pratiquer le Dharma :

Il s’agit de s’engager à cultiver le don, l’attention, la méditation, la non-violence, la parole juste comme autant d’exercices de compréhension de soi et du monde.

4. Se soutenir mutuellement :

Toute transformation a besoin d’un soutien. Le groupe offre un cadre bienveillant où chaque personne peut à la fois soutenir et être soutenu. Car si chacun a ses fragilités il a aussi ses ressources. La participation au groupe est comprise comme une autre forme de pratique.

5. Participer :

C’est un méta engagement, puisqu’il s’agit de s’engager à s’engager, guidé par la Grande Compassion.

Ce réseau transversal aux différentes lignées, obédiences, traditions, écoles bouddhistes,  » permet de développer du « faire ensemble » et d’accompagner le changement dans une perspective dharmique, c’est à dire qui s’appuie sur la bienveillance et la non-violence.

Le même jour a été fondé « Les Mille mains » (Ce nom rappelle la figure d’Avalokiteśvara, l’être d’éveil qui déploie ses mille mains pour secourir tous les êtres), une communauté de bouddhistes engagés qui s’exercent à ces cinq pratiques.

La pratique du Bouddha est impossible, mais c’est en cela qu’elle est merveilleuse. C’est un  horizon : sauver les êtres sensibles (au sens de qui peuvent ressentir la souffrance : que ce soient les humains comme les animaux), une motivation à l’éveil, à la compassion.

SITE DU GROUPE BASE ET DES « MILLE MAINS » : bouddhisme-action.net

Péma Ling – Katouk le tulpa – Bess chez Dupuis (Repérages) – 2009

 

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