Mission personnelle


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Chaque personne change le monde ; à elle de trouver la manière dont elle le fait le mieux.

Il est possible de voir la personne autrement que comme une entité indépendante qui s’oppose au groupe et autrement que comme de la matière interchangeable au sein du groupe.

Cette pensée n’est pourtant pas un compromis entre les deux points de vue. C’est une révolution-révélation de la pensée qui se joue au niveau de chaque personne, et qui s’opère par deux prises de conscience :

  • je suis une part de la continuité humaine, à savoir que tout ce que je suis physiquement et mentalement me vient d’autres êtres humains, et tout ce que je suis a une influence sur l’ensemble de l’humanité future ;

  • j’ai une mission personnelle, individuelle, au sein de la continuité humaine. Il m’incombe de comprendre cette mission, et comment je vais la remplir (notons d’ailleurs que ceci m’incombe à moi seul : personne ne peut me dicter ma mission et disposer de ma vie ou de ma mort).

Le psychanalyste Théodore Frankl, qui alors qu’il se trouvait au cœur même du malheur, dans un camp de concentration allemand, a lui-même découvert sa mission envers l’humanité. Il a pu ainsi aider les siens à trouver ou à conserver un sens à leur existence malgré les conditions épouvantables où elles étaient plongées. Par la suite, il a créé une théorie des déséquilibres mentaux basée sur le sentiment de vacuité et l’absence de sens de la vie, et a créé une thérapie de ces déséquilibres dont la base est d’aider la personne à détecter (déceler) sa mission.

Déceler sa mission dans la vie ne consiste en rien de grandiose. Il ne s’agit que de comprendre que la moindre de ses actions a une influence sur l’état du monde et qu’il est possible d’orienter ces actions, une à une, dans une direction qui soit bénéfique à soi-même et à tous.

Ceci peut être accompli par l’éducation d’un enfant heureux, par l’art, par l’écriture, par une participation positive et la coopération à l’aventure humaine. Inversement, on peut apporter une part de malheur à l’humanité. Il suffit pour ça d’être malheureux soi-même. Le malheur est parmi ce qui se transmet le mieux et se maintient le plus longtemps, de génération en génération.

Luc Élias-Kawada

zem022

D’AUTRES DESSINS DE ZEM, APPRENTI MAÎTRE ZEN SUR http://zem.baylot.org/

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