Méditation


z

Vimalakirti et le Bouddha sont en « union de pensée ». Ce dernier sait que le premier se dit malade. Même et parce qu’il connaît les enjeux de cette maladie il demande à ses disciples d’aller voir Vimalakirti pour s’enquérir de sa santé. Mais tous refusent, car ils ne s’en sentent pas dignes. Tous, un jour, l’ont rencontré et il leur a prouvé que leurs enseignements n’était pas à la hauteur de ce qu’on pouvait en attendre de disciples du Bouddha.

Ainsi Shâriputra donnait un enseignement sur la méditation mais Vimalakirti lui montra que méditer ce n’était pas « paraître méditer », assis en lotus sur un coussin. Bien des fois on « fait de la méditation », c’est à dire qu’on en a les formes, mais l’esprit n’est ni pacifié ni « vaste ». Même si en même temps, Dôgen dit qu’il suffit simplement de s’asseoir. Mais en fait voilà ce qui est dit :

« Ce célèbre passage traite de shikantaza (« il vous suffit de vous asseoir ») et de shinjin datsuraku (« et de dépouiller corps et esprit »). Le sens de shikantaza est difficile à comprendre. Taza : ta est un préfixe emphatique et za est « s’asseoir », taza signifie donc « s’asseoir fermement ». En japonais, shikan peut avoir deux sens. Le premier, qui est son acceptation usuelle, signifie « seulement ». Le deuxième, itasura en japonais, signifie « prendre le plus grand soin ». Donc shikantaza peut se paraphraser par « mettre totalement son énergie dans l’assise ». »1

Il dit aussi qu’être assis en « méditation » peut même être une façon de fuir le monde. Il est vrai que le monde est tellement rude, que parfois nous préférons nous réfugier dans des activités futiles (regarder la télé) voire aller méditer. Mais pour Vimalakirti, méditer c’est être dans le monde sans quitter le recueillement et la sagesse qui est de ne pas se prendre pour un être séparé du monde ni pour le centre de celui-ci. C’est donc vivre une vie apparemment d’une façon ordinaire sans renoncer aux réalités de l’Éveil. On pourrait dire qu’il s’agit d’une « médit-action », une méditation en action, comme la marche méditative (kinhin dans le zen) ou le travail (samu dans le zen) sont des méditations dans le mouvement.


1http://www.zen-occidental.net/enseignements/tokuda2.html

vim-03-01-011

D’autres BD de Nounou VIM 3000 sur Vimalakirti.baylot.org

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s