Vîrya, la persévérance, la vigueur


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La persévérance c’est l’énergie enthousiaste pour devenir un artiste joyeux de la vie. Elle s’oppose à la paresse, au découragement, à l’abandon. Comme il a été dit dans la patience, c’est transformer les obstacles en appui, les erreurs en apprentissage. Dôgen dit « Tomber sept fois, se relever huit ».

La paresse peut aussi être intellectuelle, ne pas chercher à réfléchir par soi-même, véhiculer ce qui se dit sans soi-même le méditer. C’est aussi accepter une société de consommation d’images (télé-réalité par exemple) qui ne sont là que pour déconnecter la réflexion du cerveau pour mieux l’ouvrir aux publicités consuméristes. Ce sont aussi les rêveries qui nous évitent d’affronter la réalité. C’est en cela que la méditation est une bonne voie pour développer cette fervente vigueur, en ne cherchant pas à fuir dans l’imagination mais en restant attentif et attentionné à l’instant présent.

« Ma conviction [est] que la philosophie bouddhiste traite de l’action elle-même. Le Bouddha Gautama avait remarqué que nos vies sont en fait une série d’actions au moment présent. Maître Dôgen, tout comme le Bouddha Gautama avant lui, nous presse de pratiquer zazen afin d’observer la réalité qui est au centre de la conviction bouddhiste. Il insiste sur le fait que la pratique de zazen nous permet d’observer la nature de la réalité qui est là et de réaliser ce qu’est l’action. »1

Et nous avons finalement peu de temps pour agir, car que dure le temps d’une vie ? Que quelques dizaines d’années. Le Bouddha exprime : « Etant donné que tout est sujet à destruction, que c’est la caractéristique de chaque chose et que cette mort est potentiellement présente et survient rapidement, pendant qu’il est encore temps on devrait s’appliquer à l’accumulation de ce qui est bénéfique, à travers le corps, la parole et l’esprit. » Shantideva quant à lui, a dit : « Le seigneur de la mort, qui n’est pas digne de confiance, n’attend pas que l’on ait mené à bien nos projets ; que l’on ait fini ou pas, il frappe, et la mort vient sans prévenir. « 2 Dôgen dit qu’on soit agir avec la même urgence que si nous avions les cheveux qui prenaient feu.

Bien sûr souvent on doute de notre capacité à changer quoi que ce soit. Nous sommes trop « petits ». Mais comme le dit une phrase humoristique attribuée au Dalaï Lama : « Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir. »

L’effort enthousiaste n’est pas obstination mais attirance vers le bien parce qu’on a fait l’expérience qu’il procure de la joie. Tout devient plus facile, et la paresse, qui fait tout échouer, est vaincue.3


2 http://www.jutier.net/contenu/guendun2.htm

3 http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-voix-bouddhistes/article/les-six-paramitas.html

VIM-01-06-006

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