Communardes !

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Tardi avec son talent sans pareil, sur les textes de Vautrin avait campé une Commune très prenante dans « Le Cri du Peuple », c’est un autre point de vue que nous offre Lupano dans « Communardes ! » : celui des femmes. Si on connaît un peu le destin de Louise Michel on en oubli bien d’autres. Bien d’autres qui furent peu reconnues, le plus souvent, pendant les événements eux-mêmes !

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Le tome 1 commence en compagnie de Marx et Engels, ils ont envoyé une aristocrate socialiste à Paris pour les informer sur le déroulement de la Commune. 1-07

Belle et rebelle, cette jeune femme de 20 ans n’est pas une invention de Lupano mais une réelle héroïne de la Commune. Fille illégitime d’un officier tsariste, Elisabeth Dmitrieff est née en 1851. Elle milite très jeune dans les cercles socialistes de Saint-Pétersbourg. En 1868, elle émigre en Suisse où elle participe à la fondation de la Section russe de l’Internationale Ouvrière (fondée à Londres en 1864). Déléguée à Londres, elle se lie à Karl Marx . 1-12

Âgée de vingt ans, elle devient avec Nathalie Lemel, une des animatrices les plus actives de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Membre du Comité central de l’Union des femmes, elle s’occupe surtout de questions politiques et plus particulièrement de l’organisation des ateliers coopératifs.
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Elle apprend que la Commune, pour montrer sa pratique démocratique, autorise le Gouvernement National qui cherche et réussira, à la mater, à venir emprunter de l’argent à la Banque de France à Paris.
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Au-delà de l’autogestion des ateliers, des femmes veulent plus l’égalité avec les hommes et entre autre la possibilité de voter

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et d’aller se battre au front, un fusil à la main. 1-19

Mais même socialo, même anarcho, même Communards, la plupart des hommes ne sont pas encore prêts à tout cela.1-21

Leurs réactions restent très machistes face à ces femmes qui se battent pour le même idéal de liberté qu’eux.1-23

Elisabeth Dmitrieff décide d’aller arrêter, en pure perte, le prochain convoi du Gouvernement National qui va à la Banque de France.

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Le Comité Central de la Commune appréciera peu cette action.1-34

Thiers y verra un acte de perte de contrôle et lancera la semaine sanglante contre la Commune qui fera de lui le Boucher de la Commune de Paris1-35

Entre temps Elisabeth Dmitrieff réussit à mettre la main sur un dépot de fusils de l’armée française et compte bien s’en servir pour arrêter l’évasion de l’argent de la Banque de France.1-44

Avec ces fusils, face à l’assaut de l’armée, elle prend activement part sur les barricades du Faubourg Saint-Antoine, aux combats de rue de la semaine sanglante (21-28 mai 1871). 1-47

Avec la complaisance de l’ennemi prussien Thiers peut se consacrer à écraser la Commune.

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On ignore comment Elisabeth Dmitrieff réussit à échapper aux troupes versaillaises, à s’enfuir de France et à regagner la Russie en octobre 1871. Elle y épouse un condamné politique, afin de lui éviter la peine de mort. Elle le suivra en déportation en Sibérie où elle terminera ses jours en 1910.1 1-58

« Les éléphants rouges »

Le second tome est plus lié à l’imaginaire et à des personnages fictifs. Cela se passe durant l’hiver 1870, peu de temps avant la Commune. Paris, assiégée par l’armée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à s’occuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don d’’énerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent s’impliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée d’imagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants d’’Hannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismarck ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde d’adultes…

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Nous ne dirons rien de leurs femelles…

Enfin le troisième tome aborde l’implication d’une femme au-delà du militantisme, des idées théoriques, mais plus par obligation. Marie n’est pas une intellectuelle, ni une aristocrate, encore moins une militante. La Commune, elle aurait pu ne pas la vivre, et continuer à accumuler de la rancœur et de l’amertume dans sa vie de servante, d’ouvrière à la journée. Seulement, la Commune est là et, avec elle, une occasion en or de régler les comptes, de laisser sortir enfin cette froide colère qui lui tord le ventre, de redresser la tête, de faire payer ceux qui ont fait de sa meilleure amie Eugénie : un fantôme dont le rire dément résonne dans une crypte de damnées. La Commune promet que les lâches et les oppresseurs d’hier vont payer. Ça tombe bien, Marie en connaît quelques-uns. Et elle est prête à se salir les mains…

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Communardes ! – L’aristocrate fantôme – Lupano – Jean – Vent d’Ouest
Communardes ! – Les éléphants rouges – Lupano – Jean – Vent d’Ouest
Communardes ! – Nous ne dirons rien de leurs femelles… – – Lupano – Jean – Vent d’Ouest

 


Sources :

 

 

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