Memento mori


mementoMemento mori est une locution latine qui signifie « souviens-toi que tu vas mourir ». Elle rappelle aux hommes qu’ils sont mortels et la vanité de leurs activités ou intérêts terrestres. Cette locution exprime donc la mort à la fois dans son acte de fin de la vie mais et dans son absoluité : la mort est partout, à la fois début et fin.
On dit que dans la Rome antique, la phrase était répétée par un esclave au général romain lors de la cérémonie du triomphe dans les rues de Rome. Debout derrière le général victorieux, un serviteur devait lui rappeler que, malgré son succès d’aujourd’hui, le lendemain était un autre jour. Le serviteur le faisait en répétant au général qu’il devait se souvenir qu’il était mortel, c’est-à-dire « Memento mori ».

Citation d’Isaïe 22:13, : « Qu’on mange et qu’on boive, car demain nous mourrons ! » L’idée apparaît en dehors de la Bible : dans les Odes d’Horace, avec la célèbre locution « Nunc est bibendum, nunc pede libero pulsanda tellus » (« Maintenant il faut boire, maintenant il faut frapper la terre d’un pied léger »). Horace poursuit en expliquant qu’il faut le faire maintenant parce qu’il n’y aura ni boisson ni danse dans la vie éternelle après la mort.
Dans le contexte chrétien, le memento mori acquiert un but moralisateur complètement opposé au thème du Nunc est bibendum de l’Antiquité classique. Pour le chrétien, la perspective de la mort sert à souligner la vanité et la fugacité des plaisirs, du luxe, et des réalisations terrestres, et devient ainsi une invitation à concentrer ses pensées sur la perspective de la vie après la mort. Une injonction biblique souvent associée au memento mori dans ce contexte est « In omnibus operibus tuis memorare novissima tua, et in aeternum non peccabis » (Siracide 7:36, « Dans toutes tes actions souviens-toi de ta fin, et tu ne pécheras jamais »).
À noter que mori est un présent et non un futur (ce serait : « moriturum esse »). Ce qui donne : « n’oublie pas de Mourir » et non : « prépare-toi à mourir » et peut aussi éclairer la conception chrétienne de la mort, selon laquelle il s’agirait moins d’un évènement de clôture (toute la tradition philosophique jusqu’à Heidegger) que « d’une possibilité de tous les instants, qu’on pourrait manquer par inadvertance. ».

Le fameux drapeau pirate à tête de mort et tibias croisés, le Jolly Roger, est également un exemple de memento mori. Pour les pirates et flibustiers, cette notion de mort était, paradoxalement, un hommage à la vie et non pas une idolâtrie de la mort : puisque nous allons mourir, hâtons-nous de vivre et, surtout, de vivre bien !

Le pirate Bartholomew Roberts résumait ainsi sa philosophie: «Qu’obtient-on par un travail honnête? De maigres rations, de bas salaires et un dur labeur. Chez nous, c’est l’abondance jusqu’à plus faim, le plaisir et les aises, la liberté et la puissance; comment balancer si l’on fait le compte, quand tout ce qu’on risque dans le pire des cas, c’est la triste mine que l’on fait au bout de la corde. Une existence courte mais bonne sera ma devise.»

(Wikipédia)

33ll memento mori

La Lettre À Lila – Réponse D’un Philosophe À La Quête De Sens – Vincent Cueff – Ed Jouvence – Septembre 2015
http://goo.gl/q2RPu1

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