Amor fati


amorfati

La Lettre À Lila – Réponse D’un Philosophe À La Quête De Sens – Vincent Cueff – Ed Jouvence – Septembre 2015
http://goo.gl/q2RPu1

Amor Fati est une locution latine qui fut introduite par le philosophe allemand Nietzsche au XIXe siècle (et non par le stoïcien romain Marc Aurèle, comme on le dit parfois). Amor Fati signifie « l’amour du destin » ou « l’amour de la destinée » ou plus communément le fait « d’accepter son destin ».

L’Amor Fati est souvent assimilé au fatalisme, mais c’est un contre sens. L’Amor Fati doit plutôt être considéré comme un amour du devenir et du chaos que constitue parfois la réalité. Cet amour n’est pas une résignation passive face à ce qui arrive, ce n’est pas une obéissance servile aux évènements. L' »Amor Fati » a pour sens d’accepter son destin. Soit accepter les choix que nous faisons et qui ont une conséquence sur notre présent. A contrario, l’on doit se refuser d’étiqueter négativement le réel autour de soi, tant pareil jugement soi-disant rationnel occasionne une émotion malsaine, ainsi qu’une inadéquation entre la réalité concrète (ou le kairos grec) et soi-même. À tout prendre, l’Amor Fati permet de véritablement embrasser son propre destin, d’agir dans le kairos et de mieux diriger la fortune.

Ainsi l’Amor Fati permet de comprendre que toute la réalité est bonne. Par conséquent, alors que tout le malheur de l’homme est de se sentir étranger sur cette terre, l’Amor Fati lui permet de se réconcilier avec la réalité. Il permet d’affirmer un idéal, « celui de l’homme le plus généreux, le plus vivant et le plus affirmateur, qui ne se contente pas d’admettre et d’apprendre à supporter la réalité telle qu’elle fut et telle qu’elle est, mais qui veut la revoir telle qu’elle fut et telle qu’elle est, pour toute l’éternité, qui crie insatiablement da capo, en s’adressant non pas à lui, mais à la pièce et au spectacle tout entier, et non pas seulement à un spectacle, mais au fond à celui qui a besoin de ce spectacle et le rend nécessaire ; parce qu’il ne cesse d’avoir besoin de soi et de se rendre nécessaire » (Par-delà bien et mal 1886) §56.

« Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même. »

(Wikipedia) amorfati1

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s