Que la force soit avec moi


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Nous avons vu1 que la méditation nous amène à débarrasser notre mental de nos peurs, de nos pensées limitantes, de nos jugements catégoriques en les laissant se dissiper d’eux-mêmes en restant simplement centré sur notre méditation, notre posture, notre respiration. Il peut paraître illusoire au début de lâcher-prise de tous ces comportements que nous transportons avec nous des fois depuis très longtemps, mais pourtant et en réalité cela va même beaucoup plus loin. Les scientifiques ont pu montrer comment nos états d’âmes transforment même nos gènes, notre ADN, c’est ce qu’on appelle l’épigénétique2.

Le Bouddha conseillait à ses disciples de se tenir éloignés des opinions, des jugements, des spéculations, des affirmations, des négations, des dogmes ; tout cela éloignant du lâcher-prise, de la sérénité et de l’éveil. Toute doctrine à laquelle on s’accroche nous ferme sur nous-mêmes et nous empêche de voir toutes les autres pensées qui peuvent jaillir dans le monde. Toute critique d’une opinion différente de la sienne est issue et renforce l’ego, nous renfermant sur nous-mêmes.

C’est pourquoi le Bouddha conseillait d’une manière pragmatique que chacun s’appuie sur sa propre expérience : l’acte (par la pensée, le sentiment ou le corps) qu’il pose apporte-t-il de la souffrance ou au contraire du bien-être ? Dans le premier cas il conseillait de l’abandonner et au contraire de le pratiquer dans le second.

Plutôt que de sombrer dans les lamentions et critiques habituelles il vaut mieux se tourner vers la vie qui s’exprime en nous et autour de nous. Chaque jour, la majorité d’entre nous sommes confrontés à des miracles, ne serait-ce que la vie en elle-même, des joies (pouvoir manger à sa faim, être à l’abri dans une maison…).

Nous avons vu que le premier axiome du Bouddha est le « manque3», pour se libérer de nos plaintes il faut savoir voir au-delà de nos manques et de nos contrariétés. C’est à dire que si nous ouvrons notre coeur, que nous nous tournons vers la gratitude de ce qui est, vers la joie, nous nous alignons avec le principe de vie qui est notre être profond.

« Dans les profondeurs de notre subconscient se trouve une sagesse infinie, une puissance, une richesse sans bornes, tout ce qui vous est nécessaire et tout cela attend d’être développé et exprimé »4. Christian Bourit5 cite le physicien Max Planck qui parle de la capacité organisatrice du champ quantique de la manière suivante : « Il existe une force extérieure, un esprit intelligent, un champ d’énergie qui maintient les choses ensemble. Nous sommes connectés à cette force et ce qui fait le lien avec ce champ d’énergie, c’est la conscience. ».

À partir du moment où nous pratiquons en conscience la joie, la gratitude, où nous nous éloignons des jugements, des critiques, nous avons accès à cette énergie créatrice qui agit pour notre plus grand bien et qui est notre être profond, ce que les bouddhistes appellent « notre nature de Bouddha ».

Alors plutôt que de pleurer ce qui ne semble pas aller dans notre vie, regardons tout ce dont nous pouvons être reconnaissant. Cette gratitude nous éloigne de la nécessité apparente de nous comparer, de juger, de rejeter, de jalouser. Au contraire elle nous rapproche de l’énergie d’amour (celle qui -r-assemble) force de base de l’univers.

Je prends contact avec mon être profond, je rayonne d’amour

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1  http://frederic.baylot.org/post/10416-zen

3 http://frederic.baylot.org/post/14316-axiome

4 Votre vie est un jeu quantique – Christian Bourit – Editions Quintessence – 2014

5 ibid


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