Le coeur vibrant de l’existence

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Nos pensées, nos paroles et nos actes s’envolent comme des boomerangs pour revenir vers nous. Juger les autres et/ou s’auto-juger revient à se fixer sur les limitations dans l’instant sans tenir compte des possibilités d’évolution et de créativité.

En méditation nous abandonnons ces jugements à eux-mêmes. Quoi qu’il arrive en pensée, en sentiment ou physiquement, nous le regardons pour ce qu’il est : un phénomène transitoire et interdépendant. Ce lâcher-prise apporte un grand apaisement où il n’y a plus de comparaison, de recherche d’obtention au mépris des autres et nous apporte une ouverture sur l’amour et l’infini possible. C’est ce que Marie-Hélène Pourrut1 appelle la cohérence, l’unité, en soi et avec ce qui nous entoure. Déjà, naturellement, dans notre propre corps, toutes les cellules communiquent entre elles pour parvenir à l’équilibre qui maintient la vie

Nous passons sans même en prendre conscience, du jugement à l’amour, de la séparation à la compréhension. Cette pratique nous entraîne à plus facilement nous ouvrir sur les ressources des autres et nos propres forces. Par induction cela change complètement notre façon de vivre, de réfléchir, de s’ouvrir et de partager, de passer de l’esprit de compétition à celui de compassion. « La solidarité apparaît en fait comme le vrai moteur de la vie. Au delà de la loi de la jungle l’évolution n’a cessé de mettre en œuvre des comportements coopératifs créant des « symbioses » élaborées et d’étroites solidarités entre individus et espèces » 2

Ne pas juger ne veut pas dire que nous nous sommes libérés de nos limitations et de nos peurs, mais que nous sommes centrés sur l’amour, la lumière, le faire ensemble, sur la vie ; malgré tous ces malgré.

Comme le dit Éric Rommeluère, concernant ceux qui se tournent vers l’éveil : « Ils se dégagent de tout jugement moral pour écouter le coeur vibrant de l’existence. »3

Je suis un, et un avec tout ce qui m’entoure

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2 « La solidarité chez les plantes, les animaux et les hommes » de Jean-Marie Pelt

3 S’asseoir tout simplement – L’art de la méditation zen – Éric Rommeluère – Seuil – 2015


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