Ce qui nous fait « oui », ce qui nous fait « non ».


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Nous avons vu par ailleurs1 que dès que nous sommes contrariés dans un contexte précis c’est que, très probablement, nous sommes en présence d’une programmation liée à une précédente situation. Maintenant nous savons que ce que nous vivons n’est que le message d’erreur d’une ancienne programmation. Nous n’avons pas besoin, par réaction, de nous attaquer (violence, colère, haine, rejet) au message en lui-même ou encore moins au vecteur du message (la situation, la personne qui nous permet de vivre cette situation) mais d’observer la scène comme si nous étions au cinéma.

Voir cela ne veut pas dire qu’on devient soumis. Accepter n’est pas refouler. Nous devons pas réagir sous l’influence du programme, de ce virus, mais nous devons agir avec sagesse2. Agir avec sagesse c’est agir d’une manière non-violente. La violence est ce qui cherche à nier, à tuer, la vie en l’autre. Il est parfois nécessaire d’utiliser la force (verbale, physique), pour se préserver, pour empêcher l’autre de commettre du tort à quelqu’un ou à soi-même, mais cela est pratiqué sans désir de nuire à l’autre.

Mais la sagesse c’est aussi la capacité d’aller chercher au fond de soi ce qui nous fait « oui » ou ce qui nous fait « non ». La plupart du temps, même dans les situations inconfortables, nous pouvons sentir intuitivement si cela va dans le sens de la vie ou dans le sens de la violence.

Pratiquer la méditation quotidiennement, voir plusieurs fois dans la journée (comme le matin et le soir), même quelques minutes, nous apprend à être à l’écoute de cet « intérieur » qui peut nous inspirer. Lors de ces méditations, dans un contexte serein, nous apprenons dans un premier temps à être spectateur de tout ce qui remonte, de ce que l’on ressent. Cela permet d’ancrer en nous ce processus et dans notre quotidien nous devenons plus à l’écoute de ce qui se passe en nous. Nous sommes alors plus dans le ressenti que dans la réaction.

Après nous pourrons aller plus loin en essayant de nous rappeler quand nous avons déjà eu ce ressenti, voire quand nous l’avons ressenti la première fois ? Nous ne sommes pas dans une psychothérapie qui cherche à remonter dans le passé, mais dans un acte de Présence qui cherche à voir quelle partie du passé vient perturber notre présent.

Tout cela ne se pratique pas toujours, surtout au début, pendant qu’on vit la situation « alarme », mais nous pouvons rapidement en prendre conscience et par la suite, lors de notre pratique de la méditation quotidienne aller plus loin dans l’observation de ce ressenti.

« Si un homme est attentif, les états bénéfiques progressent inéluctablement » dit le Bouddha3 et par ailleurs « Sachant que l’attraction et l’aversion, les pensées néfastes et délétères accablent celui qui demeure avec un esprit non surveillé, il demeure vigilant, il garde ses pensées, il surveille attentivement son esprit. »4

Je suis attentif à mon ressenti, je suis ouvert à l’inspiration

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