Du courage, du courage, du courage


Astérix Gladiateur

Parfois il arrive qu’on se sente enfermé dans un destin & on aimerait bien  avoir le courage de pouvoir le changer, mais en vain. En vain car les remparts auxquels nous nous heurtons semblent être à l’extérieur de nous & nous ne pouvons pas les faire tomber.  Mais faire de ces remparts extérieurs, notre plus grand obstacle, est une croyance, un leurre, et là aussi il faut du courage pour s’en rendre compte, pour l’accepter.
Car là où nous sommes, si nous nous sentons « bloqués », c’est en lien avec notre histoire, notre vie, nos apprentissages, nos croyances, nos limitations, tout cela obtenu dans une famille particulière, un contexte social précis.

Et pourtant des personnes, comme La Boetie (De la servitude volontaire ) et Gandhi , nous ont montré comment les oppressions extérieures ne résistaient pas, si on sortait de la croyance de soumission dans laquelle nous nous cantonnons, d’autant plus si on peut le faire collectivement.

Rien n’est simple, puisque si la réponse à « je ne peux plus bouger» est « bouge » il n’empêche que la solution nous semble inatteignable puisque nous ne l’avons jamais empruntée & que nous avons pu être formatés pour ne pas bouger.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Sénèque

Et puis aussi peut être aussi parce que pour nous « bouge » est synonyme de devenir un idéal.
Mais il n’y a pas tant à accéder à un idéal, qu’à se mettre en marche.
Il faut pour cela  être prêt à se mettre en danger comme je le disais à propos de la marche méditative quotidienne , il faut se mettre en déséquilibre pour avancer, c’est pour cela que nous avons peur & c’est pour cela qu’il nous faut du courage.

Il n’y a pas d’objectif à se fixer, car il pourrait être trop important et avoir l’effet inverse : nous bloquer car sembler inatteignable. Mais on peut chaque jour  goûter la vie en l’ humain,  en nous, devenir plus humain avec de l’amour, de la compassion et de la sagesse, être l’humain que nous sommes. Qu’importe le temps qu’il faut, c’est en marchant qu’on fait le chemin dit le poème de Machado.

Je relisais récemment l’histoire du reboisement des Landes (France). Sous Napoléon III, quand on décida de reboiser les landes pour éviter que le sable ne parte, les concessions de sable furent attribuées à ceux qui en faisaient la demande. Les propriétés se mesuraient à la voix. Votre domaine commençait à l’endroit où vous n’entendiez plus hurler les voisins. Chacun restait alors seul, en plein ciel, et le rude travail de l’ensemencement succédait aussitôt à la prise de possession. Chacun savait que le rapport économique serait lointain, voir hypothétique, car bien après 25 ou 30 ans.

Et pourtant ceux là l’ont fait. Ils ont eu du courage et ont commencé par un bout.

Astérix Gladiateur - Goscinny - Uderzo - Pilote n°129 - 1962

(Astérix Gladiateur – Goscinny – Uderzo – Pilote n°129 – 1962 – http://www.matinquelforum.fr/ )

Article paru initialement sur mon blog Lungtazen le 30 octobre 2009

 

 

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