Que croire ?


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En général on définit une religion comme le phénomène de reconnaissance par l’humain d’un pouvoir, d’un principe ou d’un être supérieur de qui dépend sa destinée par sa création à l’origine ou par son implication dans le quotidien. Cette croyance implique pour l’humain à un respect, une obéissance, voir une soumission. Tout cela variant de niveau suivant les religions.
Le bouddhisme lui rejette l’idée d’un Absolu immuable & éternel et nie l’existence de la moindre entité indépendante et impérissable tel que l’âme ou le soi.
Le Bouddha n’était pas un dieu, mais un être humain comme nous tous et souffrait donc comme nous tous, bien que ses parents, des souverains qui appartenaient à une riche caste aient tout fait au début pour l’empêcher de connaître la souffrance.

Cette nouvelle BD de Tsai Chich Chung commence par démonter la croyance en une personnalité intemporelle et éternelle qu’on l’appelle ego, moi, soi ou âme.

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Tsai Chih Chung

Bien que particulièrement nihiliste, ce que n’est pas le bouddhisme, Cioran, influencé par Schopenhauer et Nietzsche définit bien ce que nous sommes : « Nous ne sommes que des composés, ces composés se dissolvent, ils n’ont pas de réalité en soi.« 

Quoique fondamental dans le bouddhisme, c’est quelque chose qu’il est difficile à comprendre tant nous sommes « saisis » par cet notion de « moi », mais il n’est pas nécessaire de l’avoir compris pour entamer la démarche proposée.

L’enseignement de Bouddha, très pragmatique, est centré sur la condition humaine et principalement sur sa souffrance. Il pourrait se résumer en la souffrance & sa transformation en paix et en joie, ce qu’il appelle la Libération. Ce qui est intéressant c’est que son réalisme l’entraîne à dire « n’attendez pas à ne plus souffrir pour vous autoriser à être heureux. » Sans ignorer cette souffrance (ce qui serait du refoulement) il enjoint à apprécier les merveilles de la vie pour soi-même et pour le bien de tous.

La « médication »  de cette « thérapie » est la méditation (qui a la même origine étymologique), c’est à dire accepter de dépasser ce à quoi on s’accroche pour se lancer dans l’inconnu. On ne peut parler en mots précis de ce qui se passe en méditation (j’aime bien la phrase de St Augustin « verbis igitur nisi verba non discimus » : Par les mots nous n’apprenons que des mots.). C’est en fait une pratique physico-spirituelle où on accepte de lâcher prise vis à vis de nos connaissances habituelles pour être bouleversé, pour sortir de nos fonctionnements habituels. Même s’il est plus facile de parler que de se poser, s’asseoir, se taire & regarder comme je le disais dans ce dessin déjà passé sur le blog de ZEM (apprenti maître zen) :

zem016

Cet article est paru il y a 7 ans sur mon blog Lungtazen

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