Marche méditative quotidienne


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Suivant les enseignements de Dogen, qu’il avait lui même reçu de son maître chinois, dans notre pratique du zen nous faisons kinhinaprès zazen. Mais si c’est une façon de se « dérouiller » les genoux, ce n’est pas une « balade le nez au vent », nous restons dans le processus de la méditation, dans le même état d’esprit d’ouverture et de centration.

Mais en l’adaptant un peu nous pouvons mettre en pratique cette marche méditative dans notre vie quotidienne.
Nous pouvons le pratiquer pour aller travailler ou faire nos courses ou chercher les enfants à l’école.

Ce type de marche nous amène un meilleur niveau de présence à ce que nous vivons et au contexte où nous le vivons, donc nous aider à être là où nous sommes.

Au départ nous pouvons quelques secondes, rester debout pour sentir notre corps vertical comme nous l’avons vu (sans mettre les bras en avant si vous êtes dans la rue 😉 ).

Pour démarrer, il faut absolument vous mettre en déséquilibre, pas de marche sans cette « prise de risque ». Prenez conscience que vous pouvez prendre ce risque. Dans la vie si on reste dans la stabilité on n’avance pas. C’est important de prendre conscience dans son corps que pour avancer avec la vie, il faut prendre le risque du déséquilibre.

Vos pas seront ensuite déroulés, le pied qui se lève qui va vers l’avant, le talon qui se pose, la plante du pied qui se déroule sur le sol, le poids du corps qui change d’appui de jambe. Prenez conscience de tout le mouvement de votre corps, quand on marche, on marche avec tout son corps, ses pieds, ses jambes bien sûr, mais aussi son bassin, son dos, ses bras.
Ne forcez rien, laissez faire, soyez présent.

Cela vous permet de prendre conscience de l’espace que vous occupez, de votre être en action, de votre grandeur, grâce à votre tête droite devant vous.

Chaque pas vous met en lien avec votre environnement, le sol tel qu’il est, l’espace que vous traversez, ouvrez vos cinq sens, comme on l’a vu dans les 3 billets sur le regard.

Mettez une « couleur particulière » à votre marche.
Si le lieu que vous quittez vous a mis mal à l’aise, sentez la capacité que vous avez à quitter vos problèmes malgré ce qui vous y retient, si le lieu vers lequel vous vous dirigez est un objectif important pour vous, sentez votre capacité à aller vers vos objectifs malgré toutes les difficultés. Dans tous les cas cela parle de votre autonomie, de votre capacité à aller où vous voulez dans la vie, personne ne vous retient à votre place, malgré toutes vos croyances, vous êtes finalement libre. Accordez vous l’autorisation d’aller là où vous portent vos besoins.

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paru initialement sur mon blog LungTaZen le 24/10/2009
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