L’Entraide, un facteur de l’évolution


150910fb

« Dans le monde animal nous avons vu que la grande majorité des espèces vivent en société et qu’elles trouvent dans l’association leurs meilleures armes dans la lutte pour la survie : bien entendu et dans un sens largement darwinien, il ne s’agit pas simplement d’une lutte pour s’assurer des moyens de subsistance, mais d’une lutte contre les conditions naturelles défavorables aux espèces. Les espèces animales au sein desquelles la lutte individuelle a été réduite au minimum et où la pratique de l’aide mutuelle a atteint son plus grand développement sont invariablement plus nombreuses, plus prospères et les plus ouvertes au progrès. La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d’atteindre un âge d’or et d’accumuler de l’expérience, le plus haut développement intellectuel et l’évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s’éteindre. »

Pierre Kropotkine. L’Entraide, un facteur de l’évolution (1902)

Cet instinct coopératif trouve son origine génétique dans le fait qu’on est programmé pour préserver notre progéniture. Ainsi les zones du cerveau qui sont mis en action lorsqu’on voit quelqu’un se faire maltraiter sont les mêmes que celles activées lorsqu’on prend soin de quelqu’un. (recherches de Joshua Greene). La partie du cerveau « de la récompense » (mésolimbique) qui est activée quand nous mangeons ou avons des rapports sexuels est mis en œuvre aussi bien lorsqu’on reçoit une somme d’argent que lorsqu’on fait un don. Par ailleurs c’est la zone du cerveau liée aux besoins de relations sociales (zone septale) qui est aussi activé lorsqu’on est dans une démarche altruiste.

La compassion, l’altruisme, la coopération n’est donc pas tant le résultat d’une éducation, philosophie, société qu’un besoin vital. Un besoin qui lorsqu’il est satisfait apporte un bien être par une libération de l’ocytocine : l’hormone de l’amour.

Ce qui favorise notre passage à l’acte c’est notre capacité à nous décentrer de notre vision égotique du monde, comme nous le fait vivre la pratique assidue de la méditation, et la compréhension de l’interdépendance des phénomènes. Mais à l’inverse une éducation « pathologique » qui met en avant une individuation démesurée peut contrarier ce besoin naturel.

« L’argent ou même un bon départ dans la vie ne garantit ni le bonheur ni la réussite. La chance ne grantit pas le bonheur. Un certain type de personnalité ne garantit pas le bonheur. Ce qui semble être le facteur dle plus important, ce n’est pas la quantité de difficultés auxquelles vous devez faire face dans votre vie, mais votre réponse à ces difficultés. »

Lynne Mc Taggart « Le lien quantique »

150910

compassion

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s