Offrez-vous ce présent

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Un cadeau

Le moment présent est notre cadeau le plus précieux qui soit, c’est pour cela qu’on l’appelle « présent ». Il est en effet le seul moment qui existe dont nous puissions faire l’expérience. On court après le temps, en se projetant dans le passé ou le futur, nourrissant l’illusion de l’existence du passé qui n’est que notre mémoire, et du futur qui n’est que spéculation que l’on projette. L’erreur est d’attendre un autre moment (plus tard, après, avant) qui serait mieux que maintenant. Pour ne pas rater sa vie, il faut l’expérimenter dans l’instant, totalement. La méditation nous permet d’expérimenter cela, en posant sa conscience sur le souffle.

Le fantasme du moi

Comme nous avons pu le voir avec le fantasme du moi notre difficulté principale est que nous faisons l’erreur de nous identifier à notre corps, à notre personnalité sociale et à nos réactions aux circonstances. Comme l’enseigne le bouddhisme tout ceci est impermanent et interdépedant avec beaucoup d’autres éléments eux aussi inconstants. Nous avons une vision imaginaire égocentrée du monde pour contrecarrer sa complexité. Pour le rendre moins angoissant on fantasme sur un monde simple, contrôlable avec des problèmes simples et des solutions simples voire simplistes. C’est ce refoulement inefficace, que dans le bouddhisme on appelle l’ignorance, qui revient nous hanter sous forme de névroses. Bien sûr le narcissisme est un « mal » nécessaire à la condition humaine. Mais l’éveil est la capacité de prendre conscience de ces représentations de soi-même sans en créer de nouvelles, ce qui loin de nous limiter, nous le verrons nous agrandit et est source de joie.

Le mental a peur de la méditation.

Le mental qui s’appuie sur notre vision erronée ne veut pas qu’on la remette en cause au risque de ne plus être le maître. En étant simplement présent à notre respiration, lors de la méditation, nous l’empêchons de contrôler la situation. Il va donc se défendre en créant des pensées, des émotions, des incommodités physiques. Et si nous suivons nos pensées, nourrissons nos émotions ou bougeons sans cesse, voire en arrêtant la pratique, le mental retrouve la maîtrise de notre vie et celle-ci nous échappe. La seule chose que nous ayons à faire est d’accepter cet inconfort et revenir au souffle. Nous pouvons accompagner le souffle d’un mantra comme « Je suis présent et souriant, ici et maintenant. » ou « Seul existe cet instant présent. »

Lâcher-prise

Mais ce lâcher prise demande de l’effort et de la ténacité. « Juste s’asseoir. »  dit-on dans le zen. Simplement vivre l’expérience présente, avec simplicité, bonté, présence, sans lutter, sans juger, pour libérer ainsi cette pensée, cette émotion, cet inconfort et par là même, nous libérer nous-même. C’est à partir de ce lâcher prise que la vie éveillée commence.

Synchronicités

Expérimenter cette présence est confortable malgré toutes les difficultés car nous nous ouvrons aux synchronicités, comme si la vie nous offrait tout ce qui était nécessaire à notre expérimentation. Et de quoi peut-on avoir besoin d’autre puisque c’est CELA que nous vivons.

La Présence et la Nature de Bouddha

Cette présence n’est pas quelque chose qui se crée avec la méditation, mais la méditation est possible parce que cet état de présence est en nous, comme chez tout être vivant. La présence, c’est la vie dans l’instant. Nous le pressentions, nous pouvons la vivre, simplement en s’asseyant en silence. Nous sommes, telle la goutte d’eau dans la mer : et la goutte d’eau et la mer, sans frontière fixe entre les deux. Nous sommes ce monde cosmique, interdépendants avec chacun et avec le Tout, c’est dans le bouddhisme ce qu’on nomme la Nature de Bouddha. Il ne nous reste qu’à faire confiance et abandonner nos peurs, tout est à notre disposition pour transformer notre attitude ordinaire de déni et de refoulement en ouverture et prise de conscience, avec authenticité, équanimité et confiance.

Agir pour soi et le monde

À partir de cette présence, nous pouvons nous engager dans le monde et la qualité et le sens de nos actes détermineront alors nos conditions existentielles présentes et futures .

Bonne journée

Nous pouvons terminer notre méditation en donnant un support à cette joie, à ce sourire intérieur qui remonte soit en se fixant une intention pour la journée, un mantra à répéter ou un désir de répandre cette joie voire un souhait bénéfique à tous les êtres.

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