Le flux au quotidien et au travail.

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J’ai déjà eu l’occasion de parler du « flux » ICI et  : cette façon d’être impliqué totalement dans une activité dépassant toute notion de temps. Le flux est un état d’absorption totale dans le moment présent, on peut parler aussi de « Présence ».

Il y a certaines caractéristiques pour entrer dans le flux  mais on peut dire que la principale est de résoudre un problème difficile mais dont nous avons les compétence pour le faire. Cela veut dire que plus on augmente en compétence plus on recherche un autre niveau de difficulté. Nous ne sommes pas dans une démarche de compétition (contre quelque chose et dont seul le résultat compte) mais dans une démarche d’approfondissement et de plaisir.

Pour accéder à ce flux il importe donc de s’investir dans une activité. Ce n’est pas dans une activité de consommation (« télé – bière – pizza » par exemple) qu’on connaît le flux mais au contraire une sorte d’anesthésie générale sans faire. En même temps on peut être dans le flux quand on médite, en se consacrant pleinement à cette « présence dans l’instant ».

Mais en même temps il y a une question d’éthique et de valeurs. En effet on peut mener des actions destructrices ou à risques en ressentant les effets d’être dans le flux. Cette éthique nous amène à découvrir, apprendre, connaître, sans cesse d’autre chose, donc à rester ouvert sur la vie.

Il est possible de créer des conditions d’être en état de flux à tout moment, en se consacrant pleinement à l’activité, quelle qu’elle fut, sans degré de « noblesse » ou de « quotidien ».

Un homme qui passe devant un chantier au moyen-âge demande à un ouvrier qui taille des pierres : « Que fais-tu ? » : « Je taille des pierres » fut la réponse. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui fait le même travail et qui lui répond : « Je gagne ma vie ». Au troisième, à qui il fait la même demande, affirme rayonnant : « Je construis une cathédrale à Dieu ». De la même manière on peut pratiquer sa profession soit sous le point de vu travail à faire, soit du point de vue social, pour gagner de l’argent, avoir de la reconnaissance sociale, progresser économiquement ou enfin par vocation. Il n’y a pas de « métiers à vocation » mais toute activité peut-être une activité support de vocation au plus grand bien des êtres.

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