La coopérative intégrale, ou comment répondre aux besoins individuels et collectifs hors des règles du marché

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Mettre en réseau des alternatives locales, à l’impact limité, pour poser les bases d’un nouveau système économique, financier et solidaire, capable de répondre concrètement aux besoins individuels et collectifs à grande échelle. Tel est l’objectif de la Coopérative intégrale catalane qui se construit depuis six ans. Coopératives de productions agricoles ou industrielles, épiceries solidaires, centre de santé, réseau d’approvisionnement, structures de prêts et de financement… Entre 3000 et 4000 personnes sont déjà actives au sein de cette coopérative intégrale, qui doit permettre de vivre en dehors du système capitaliste et proposer une alternative à son hégémonie.

En articulant coopératives, monnaies sociales, auto-emploi et action collective, le but est de de mettre en place un ensemble de relations économiques et humaines qui permettraient de répondre à l’ensemble des besoins individuels et collectifs hors des règles du marché et hors du contrôle de l’État.

La Coopérative intégrale catalane se base sur des noyaux d’autogestion locaux, qui regroupent plusieurs projets autonomes. Ces derniers peuvent être actifs dans le secteur productif (agricoles, industrielles, postindustrielles) ou non productif (d’éducation libre ou de santé par exemple). Ils sont la base de la coopérative. La Coopérative intégrale elle-même n’a pas de cadre juridique. Elle constitue un socle de référence et de coordination, où se créent des outils collectifs (juridiques, informatiques, financiers…) qui serviront à tous les processus locaux.

Sous son aile se sont créées plusieurs coopératives-outils. Celles-ci donnent une couverture légale à toute une série d’activités et permettent en quelques sortes de « protéger l’autogestion » devant la loi. Par exemple, une de ces coopératives-outils cherche à acquérir des bâtiments (dons, achats à prix moindre que le marché, location…) afin d’en faire des projets sociaux ou pour lutter contre les expropriations bancaires. Une autre, CASX1, la coopérative d’autofinancement social en réseau, prête de l’argent sans intérêt.

À l’heure actuelle, plusieurs de ces projets sont stimulés par les besoins que la crise ne permet plus de satisfaire par voie traditionnelle. Des initiatives comme l’ouverture d’un premier centre de santé holistique autogéré à Barcelone ou comme le réseau d’hébergement coopératif répondent donc dès maintenant d’une part à des besoins concrets, d’autre part à la volonté de se mettre à changer concrètement les manières de faire, de se soigner, de manger, de se financer… de vivre.

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