3 Méditation : Le corps – 1 – La posture

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Comme il a été dit (ICI) la méditation est une ouverture joyeuse et compatissante à la vie. Il n’y a rien à faire d’autre que d’être présent. Mais c’est tellement enfantin que les adultes que nous sommes n’arrivons pas le plus souvent à « ne rien faire », alors on a besoin de pratique pour pacifier le mental pour rentrer dans cet état de « non obtention ».

La méditation n’est pas une activité mentale, mais bien une activité physique, c’est bien avec notre corps que nous décidons de nous poser. Une façon simple de calmer son esprit pour débuter la méditation est de prendre conscience de sa position. Dans le bouddhisme on parle d’une posture en 7 points :

  1. On soigne d’abord son assise, son appui. On peut dire que le mot important ici est « stabilité ». En général on s’assoit au sol, les genoux pliés de telle manière qu’on appuie au sol sur trois points : le périnée et les deux genoux. Mais même assis sur un tabouret on utiliseras la même vigilance concernant la stabilité. C’est pourquoi on n’utilisera de préférence un tabouret à une chaise, pour éviter d’avoir à appuyer son dos.
  2. Depuis cette fondation s’élève la colonne vertébrale. On sera comme si un fil nous tirait vers le haut. On laisse toutefois à la colonne vertébrale sa courbure naturelle, les reins sont donc légèrement cambrés.
  3. De chaque côté de cet axe vertical, les épaules forment comme la branche horizontale d’une croix. On s’assure que ces épaules, soient bien détendues. Bien souvent c’est un point d’ancrage important pour les tensions.
  4. Les mains elles-mêmes sont stables et reposent sur un « socle » pour ne pas fatiguer. Soit elles sont posées sur les genoux, faces vers les genoux ou vers le ciel, comme il nous convient. Soit elles sont posées dans le giron, l’une sur l’autre. On peut mettre un petit coussin pour qu’elles puissent s’appuyer sur quelque chose (dans la posture originale du Bouddha elles reposent sur les pieds, car il est en position du Lotus, mais cela n’est pas accessible à tout le monde).
  5. L’arrière de la tête est dans le prolongement de la colonne vertébrale, comme si un fil était tiré depuis notre fontannelle jusqu’au ciel. Le menton est donc légèrement rentré.
  6. De préférence les yeux seront mi-clos & dirigées vers un point situé à environ 1,50m devant soit, sur le sol. Mais si pour certains c’est plus simple de garder les yeux ouverts, c’est possible. De même pour ceux qui auraient besoin de les fermer. On ne les garde pas entièrement ouverts pour deux raisons, d’abord parce que les yeux consomment énormément d’énergie du corps et ensuite parce l’extérieur va facilement nous distraire. Mais on ne les ferme pas non plus complètement, car nous ne sommes pas dans une introspection mais nous restons ouvert sur le monde.
  7. Enfin la bouche peut esquisser un sourire détendu. Tel que nous l’enseigne les arts martiaux internes, la langue touche le palais, derrière les dents du haut.

Pendant la méditation si mon esprit semble faire cavalier seul, je peux revenir à l’observation de mon corps. Je peux corriger ma posture, avec douceur et tendresse, si je me suis « inconsciemment » avachi. Si j’ai une sensation inconfortable quelque part dans mon corps. Je ne réagis pas. J’observe ce qui se passe. Et je décide de comment j’agis : soit je laisse cet inconfort sans bouger, soit je décide de bouger lentement afin de trouver ce qui m’est confortable, soit je décide d’arrêter cette pratique.
Quoi que je fasse je ne martyrise pas ce corps, j’en prends soin.

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