Anselme Bellegarrigue

dessin

 

EXTRAITS D’UN ARTICLE DU BLOG DE ÉTIENNE CHOUARD

Anselme Bellegarrigue (né autour de 1820 et mort probablement en Amérique Centrale vers la fin du XIX siècle) est un anarchiste individualiste, prenant des positions proches de l’anarcho-capitalisme. Il publie en 1850 l’Anarchie, Journal de l’Ordre, premier périodique explicitement anarchiste et y publie le premier manifeste anarchiste. 

MANIFESTE DE L’ANARCHIE

Le Manifeste est une intervention passionnante contre la folie politique que, sous le nom de démocratie, prétend que nous cédions nos droits à la liberté et à l’autonomie à des représentants élus pour qu’ils fassent ce qu’ils veulent. Ce comportement, totalement insensé, devient tout à fait dangereux puisqu’il affecte tout le monde, même ceux qui ne participent pas à la charade des élections.

(d’après un texte de Wikiliberal & Panarchy)

Citations :

• Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande.

• C’est quand l’autorité de chacun est égale à celle de tous que l’équilibre social se trouve forcément acquis.

• Si cela s’appelle un métier que de gouverner, je demande à voir les produits de ce métier, et si ces produits ne sont pas à ma convenance, je déclare que me forcer à les consommer est le plus étrange abus d’autorité qu’un homme puisse exercer sur un autre homme. Il est vrai que cet abus s’exerce par la force et que c’est moi qui entretiens, de mes deniers, cette force dont je me plains. Cela considéré, je me replie sur moi-même et je reconnais qu’en même temps que je suis une victime, je suis un sot aussi. Mais ma sottise tient à mon isolement, et c’est pour cela que je dis à mes concitoyens : Redressons la tête ; n’ayons confiance qu’en nous-mêmes ; disons : que la liberté soit, et la liberté sera.

• Mais on dit que la liberté sans frein est menaçante. Qui donc menace-t-elle ? Qui donc doit craindre le coursier indompté, si ce n’est celui qui le dompte ? Qui donc a peur devant l’avalanche, si ce n’est celui qui veut l’arrêter ? Qui donc tremble devant la liberté, si ce n’est la tyrannie ? La liberté menaçante… c’est le contraire qu’il faudrait dire. Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. Dès qu’elle les a rompus, elle n’est plus tumultueuse ; elle est calme et sage.

• Le gouvernement n’est pas un fait, il n’est qu’une fiction. Le fait immuable et éternel, c’est le peuple.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL SUR LE BLOG DE ÉTIENNE CHOUARD

 

Publicités

2 commentaires

  1. oui, j’aime bien cette « vision du monde » qu’il n’y a pas de tyrans, mais que des esclaves…en médecine chinoise on parle des maux extérieurs qui ne peuvent pénétrer que s’il y a des blessures intérieures, le problème c’est qu’on accuse toujours l’extérieur de ce qui nous arrive, sans chercher en nous où est la blessure qui le permet…! ça démarre fort pour un dimanche matin..;bonne fin de week end!!! véronique s

    J'aime

Et vous qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s