Chacun pour sa pomme : le fruit défendu (par le libéralisme)

1-fb Le bouddhisme nous enseigne que les difficultés des humains se fondent sur la croyance que ce que nous appelons « je » est quelque chose d’indépendant, de fixe et permanent. On trouve l’apogée de cette croyance dans l’individualisme. Les prémisses sont dans la Bible lorsque l’humain est dit au-dessus de la « création » et doit la « nommer ». Mais cela a pris de l’ampleur avec le développement des sciences modernes qui ont cherché à comprendre la nature en la disséquant. L’univers devient alors une mécanique que l’on peut connaître. Seul l’architecte qui a créé cette machine reste inconnaissable à la science. Mais bientôt Adam Smith offrira une vision pseudo-scientifique de ce qui se trame « derrière » le monde : la « main invisible » (du marché) régule les relations humaines en se basant sur la « nature » de l’humain : l’individualisme. Si on s’appuie sur cette « qualité » tout ira pour le mieux pour la société des humains (la nature n’ayant qu’à suivre, puisque cette « main » agit d’une manière naturelle et mécanique). L’égoïsme est placé en tant que vertu.

La lutte (pour la survie comme le « montrera » Darwin) devient un combat nécessaire et naturel.
Nous arrivons à un moment où nous pouvons nous rendre compte qu’il n’y a pas plus de « main invisible » à trouver que de créateur anthropomorphique derrière l’univers et que cet individualisme n’a fait qu’épuiser la nature dans laquelle vit l’humain.
Le bouddhisme, encore, nous dit qu’au contraire tout est impermanent (nous découvrons maintenant que notre terre, le support de notre vie, n’est ni permanent ni infini) et tout est interdépendant.
Notre mission (si nous l’acceptons), en tant qu’humains du XXI° siècle et de refonder les paradigmes qui nous meuvent, sinon nous n’aurons qu’à disparaître pour permettre au système terre de retrouver une nouvelle homéostasie sans nous.
Ces nouvelles connaissances sont basées sur les relations entre les objets et les êtres vivants. Les textes bouddhistes sont nommés des « sûtras » ce qui veut dire la « trame ». Nous devons découvrir cette trame dont nous ne sommes que des fils liés les uns aux autres. Impossible de trouver la fin ou le début de quoi que ce soit, les interactions font qu’il n’y a ni début ni fin. Il a fallu un ébéniste pour créer la table, un bûcheron pour lui fournir du bois, un forestier pour entretenir la forêt, un foyer pour qu’il puisse manger, une mère pour donner la vie à tous ces êtres etc, etc. Le début de l’existence de la table remonte à la nuit des temps sans pouvoir être trouvé. Et ce qu’elle adviendra n’a pas de fin, même si le bois se pétrifie, devient charbon, feu, chaleur, repas, source de vie etc, etc.
Cette vision enchevêtrée des choses fait qu’on ne peut plus voir le monde sous forme d’une compétition pour que le plus fort gagne mais sous l’angle de la coopération, volontaire ou involontaire, dans laquelle la vie s’entretient elle-même, sous toutes ses formes, de la pierre jusqu’aux êtres vivants.
La méditation est un moment où nous pouvons toucher cet espace de plénitude avec la sensation de reliance à la vie toute entière.

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