Il faut toujours agir

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Aujourd’hui, l’époque violente, fratricide et suicidaire que nous vivons rappelle les derniers cris des victimes de l’Holocauste : « jamais plus ! » et ceux des victimes des génocides, nettoyages ethniques et autres carnages comme les Arméniens, les Roms, les Cambodgiens, les Bosniaques, les Rwandais, les Kurdes. Toutes ces catastrophes ont révélé que la barbarie peut ébranler les plus grandes civilisations. Que la capacité de l’humain pour le mal ne connaît pas de limite. Qu’il est capable du pire comme du meilleur, de la haine comme de l’amour, de la folie comme du génie. Si nous ne tenons pas compte de cet héritage maudit, si nous ne chérissons pas la sainteté de la vie humaine, si nous ne respectons pas les valeurs fondamentales que toutes les grandes croyances -sacrées et séculières- possèdent en commun, les despotes, les fanatiques et les terroristes contemporains détruirons nos aspirations à un monde plus juste et pacifique, avec les méthodes bestiales d’antan, et les armes de destruction massive d’aujourd’hui.

Tout ce que j’ai vécu me dit que plonger dans le pessimisme et la résignation ne peut être une option. Au contraire, devant l’abysse, il faut toujours agir.

La vie n’est pas une fête ininterrompue, mais une lutte permanente aux victoires précaires. Il n’y a pas d’alternative à la quête constante de la connaissance, de l’excellence et de la créativité. Que les perspectives, même dans un univers plein d’incertitudes économiques et politiques, ne sont pas défavorables pour ceux qui s’engagent à construire et non à détruire notre monde.

L’humain mis au pied du mur, à une capacité stupéfiante, infinie, d’endurance, d’adaptation et d’invention. Ce type d’énergie, quand elle est maîtrisée, suffit à relever presque tous les défis.

La vraie richesse des nations réside plus dans le potentiel de leurs hommes et de leurs femmes que dans toute autre ressource. Une nouvelle vision de croissance et de prospérité doit désormais donner une place centrale au potentiel créatif du cerveau humain, à sa capacité à créer des richesses à côté desquelles les trésors du Texas, de la Sibérie et de l’Amazonie sembleraient bien pâles.

Samuel Pisar (Avocat international, ambassadeur et écrivain. Déporté à 14 ans à Auschwitz & Dachau)

Extraits d’une entrevue parue dans le magazine Inexploré Hors Série n° 3 – novembre 2014.

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