Il suffit d’un geste


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François Roustang nous dit qu’il suffit d’un geste pour aller mieux, pour sortir de son mal-être, pour créer de profonds changements en soi.
Mais quel geste ?
C’est peut -être déjà sortir de son cadre pour parvenir à une autre perception de soi-même et donc du monde. Son message est de dire : « Si vous voulez aller mieux, c’est très simple ; mais le problème, c’est que… c’est très difficile d’être simple. Et seul le « lâcher-prise » peut nous permettre d’y arriver. ». Le lâcher prise, c’est renoncer aux intentions, à la maîtrise de son existence. C’est un abandon de la pensée, de la volonté, et même du résultat. Quelqu’un qui ne cherche plus rien n’attend plus rien, devient disponible et s’ouvre à quelque chose d’autre. C’est cela la magie : laisser venir les forces vives qui sont en nous.
Mais c’est difficile de s’abandonner parce que nous avons l’habitude de vouloir maîtriser notre existence. Dans notre monde, si nous voulons quelque chose, il faut avoir un projet, une stratégie. Pourtant la vie est toujours une invention, mais pour inventer, il faut se laisser inspirer. Le lâcher-prise n’est pas la résignation, une personne résignée se soumet, mais garde toujours en elle un ressentiment, avec le lâcher-prise au contraire, on part du principe que tout va bien.
Il faut pour cela d’abord, se couper de sa tête, se mettre dans son corps, se le réapproprier, s’assurer que vous avez deux pieds, deux jambes et que la vie circule en vous. Dans la mesure où ça circule, il y a de l’énergie. Si on s’enferme dans son petit moi, on sort de la réalité, donc il n’y a plus d’énergie.
Le geste a faire, peut être tout simplement dans la rectification dans l’instant de sa posture. Tout peut se réduire à ça. Ce n’est pas une posture particulière, c’est la posture que chacun peut trouver. On la rectifie sans cesse parce qu’on n’y est jamais. C’est cela l’acte essentiel. on ne peut pas s’y installer, mais on peut y entrer, c’est sans cesse quelque chose qui se trouve en état d’équilibre instable. Ce n’est pas quelque chose que l’on attrape, que l’on peut tenter de maîtriser. On n’arrive jamais à être dans la bonne posture. Pour guérir, il ne faut pas vouloir guérir. Pour guérir, il faut s’asseoir convenablement. Il n’y a rien d’autre à faire.

Texte inspiré de deux entrevues données par François Roustang.

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