Le diable en personne

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Le diable tire son étymologie du latin : diabolus, du grec διάβολος diábolos, issu du verbe διαβάλλω « diabállô », signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « qui détruit ». Il s’oppose au « symbole », mot lui-même issu du grec ancien sumbolon (σύμβολον), qui dérive du verbe sumbalein (symballein) (de syn-, avec, et -ballein, jeter) signifiant « mettre ensemble », « joindre », « comparer », « échanger », « se rencontrer », « expliquer ». En Grèce, un symbole était au sens propre et originel un tesson de poterie cassé en deux morceaux et partagé entre deux contractants. Pour liquider le contrat, il fallait faire la preuve de sa qualité de contractant (ou d’ayant droit) en rapprochant les deux morceaux qui devaient s’emboîter parfaitement. Le sumbolon était constitué des deux morceaux d’un objet brisé, de sorte que leur réunion, par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaissance très sûr.

Face au mal-être lié à la notion de séparation, d’exclusion, d’accusation (de l’autre, de soi), la voie de libération est celle du symbole, de la réunification.

Plutôt que de rejeter l’autre, que de rejeter sur l’autre la responsabilité de ce que nous vivons, c’est au contraire la voie de la rencontre, de l’interrogation de ce que vit l’autre. Faire de l’autre la cause de nos souffrances, c’est en faire un objet (le réifier) sans vie. La réalité est que l’autre est un être vivant et complexe. C’est la peur de cet « inconnu » qui fait que nous cherchons à l’enfermer dans une définition, mais dans la « réalité », nous ne pouvons qu’aller à sa rencontre pour chercher à le comprendre. Mais de la même manière nous ne pouvons nous enfermer dans des rôles (victime, supérieur etc), nous ne pouvons que chercher à nous comprendre en allant à notre rencontre. Pour cela nous devons accepter de ne pas correspondre à un archétype précis et admettre nos imperfections sans vouloir les contrecarrer en étant parfait. Aussi bien vis-à-vis de l’autre que de soi-même, la « voie » est de se découvrir, de se montrer, de s’ouvrir.

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