Résolution de problèmes par l’intuition

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EXTRAITS D’UN ARTICLE DE « DU DESIGN À LA PÉDAGOGIE »

Un problème est une situation dans laquelle une personne cherche à atteindre un but et doit trouver les moyens pour y parvenir. (Chi & Glaser, 1985)

Cette définition générale recouvre aussi bien des situations de résolution de « problèmes intellectuels » (comme les problèmes de mathématiques et de physique ou des problèmes dans des tests de quotient intellectuel) que des situations plus quotidiennes et plus personnelles (comme trouver du travail, résoudre un conflit avec un ami)

Pour les gestaltistes, l’objectif de la résolution de problèmes est de parvenir à une Gestalt, c’est à dire une « forme » ou « configuration » des éléments de la situation qui s’apparente à la solution recherchée.

Résoudre un problème c’est recombiner mentalement les éléments du problème jusqu’à l’obtention d’une configuration stable.  (Lemaire, 2006)

Les quatre étapes de la résolution de problèmes selon les Gestaltistes sont :

  1. La préparation (reconnaître l’existence du problème, encoder les données du problème, faire une première tentative de solution)
  2. L’incubation (le problème est mis de côté)
  3. L’illumination ou insight (découverte soudaine d’une solution)
  4. la vérification (que la solution trouvée correspond bien au but du problème)
  • La préparation est la phase pendant laquelle, on reconnait l’existence du problème, on encode les données du problème et on fait une première tentative de résolution de problème.
  • L’incubation est la phase pendant laquelle le problème est mis de côté.
  • L’illumination est le moment de la découverte soudaine d’une solution.
  • La vérification est la phase pendant laquelle on vérifie que la solution trouvée correspond bien au but du problème.

Fulgosi et Guilford souhaitaient démontrer expérimentalement l’effet d’incubation. Ils ont soumis un groupe de personne à un même problème. Ils leur ont demander d’imaginer les conséquences d’un évènement inhabituel comme la fermeture de toutes les pompes à essences. Et ils ont donné une pause de 10 minute au milieu à un premier groupe, et de 20 minutes à un second groupe. Les résultats du second groupe étaient meilleurs, mais ils donnaient plus de conséquences évidentes et non pas plus de conséquences périphériques. La conclusion de cette enquête est que les sujets avaient eu le temps de penser plus mais pas forcément de penser mieux.
(Fulgosi, Guilford, 1968)

Pour J.R. Anderson la phase d’incubation pendant laquelle le sujet est inactif permet de désactiver les connaissances inappropriés, qui font obstacle à l’atteinte du but, pour libérer de la place pour activer la base de connaissance appropriée. Mais le sujet peut également pendant la phase d’incubation activée un ensemble de procédures et de connaissances inappropriées. (J. R. Anderson, 1981)

Pour les gestaltistes, l’insight provient de la différence entre les processus cognitifs productifs et les processus cognitifs reproductifs.

Les processus cognitifs reproductifs sont ceux pour lequel la solution au problème est récupéré dans la mémoire soit par analogie a un problème déjà résolu, soit parce qu’il a déjà été résolu.

Les processus cognitifs productifs sont ceux pour lequel une nouvelle solution est inventé. Ce sont des processus créatifs.

L’expérience mise en place par Katona en 1940 permettrait de faire la distinction entre ces deux processus. Les sujets ont un problème à résoudre dans lequel ils doivent déplacer des allumettes. Dans un groupe appelé « groupe mémoire » un expérimentateur montre six fois la solution afin d’aider les sujets à mémoriser la solution. Dans un groupe appelé « groupe créativité », l’expérimentateur fournissait des indices de manières à permettre aux sujets de comprendre le mécanisme et de résoudre eux même le problème. Enfin, il y avait un groupe contrôle dans lequel les sujets n’avaient aucun indice, ni aucune aide.

Les sujets ont été testés sur le même problème, puis sur un nouveau problème une semaine après et trois semaine après.

Le groupe contrôle obtient des résultats stables et bas. Le groupe mémoire obtient de bons résultats quand c’est le même problème mais des résultats plus faibles lorsqu’il s’agit d’un nouveau problème. Le groupe créativité obtient de bons résultats avec le même problème ou un nouveau problème du même type.

Les processus cognitifs productifs sont donc beaucoup plus efficaces dans la résolution de problème. (Katona, 1940)

Les sujets du groupe « créativité » dans l’expérience de Katona ont de meilleurs performances parce que la résolution du problème est favorisée par une meilleur compréhension du problème. Si l’insight existe il est favorisé par une intériorisation de la compréhension et non pas par une activité de mémorisation.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL DE « DU DESIGN À LA PÉDAGOGIE »

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