« L’enfer est pavé de bonnes intentions ».


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Ce qui compte ce sont les résultats des actes que l’on pose.. Il ne suffit pas de « vouloir le bien » mais de savoir le faire. « primum non nocere » dit Hippocrate (premièrement ne pas nuire). Il nous faut déjà tenter de ne pas contrecarrer le courant de vie. Mieux, si possible, nous pouvons le favoriser.

Il nous faut rester à l’écoute de la situation et des personnes et des êtres vivants, pour être sûr que l’acte posé n’est pas un désir personnel mais répond bien à une demande réelle. Dans le temps on éduquait les enfants à la baguette ou au martinet, et on disait « c’est pour ton bien ». Mais de quel bien s’agissait-il qui créait de la souffrance ? Bien sûr la conscience a posteriori de son acte et de ses conséquences néfastes peut permettre, sinon de le corriger, au moins d’éviter de le reproduire, mais les cicatrices des blessures resteront.
Dans un précédent article sur le karma j’expliquais que dans la tradition bouddhiste pour que des actes produisent pleinement leurs résultats, il faut qu’ils soient intentionnel, exécutés entièrement, sans regret et sans désir d’y remédier. Tout le travail est donc de se libérer de son conditionnement à agir d’une manière inconsciente ou égocentrique. C’est l’aide que peut, entre autre, nous apporter la méditation, de développer notre attention. Dans un autre article je citais cette histoire qui concerne le moine zen Ikkyu auquel un noble demandait de lui faire une calligraphie qui résumerait ce qu’il avait appris, il écrivit « attention ». Le noble n’était pas satisfait, il demanda : « le secret le plus essentiel, la pratique la plus importante ? » Ikkyu refit une calligraphie : « l’attention ». Le noble se mit en colère de ne pas être entendu et dit « mais que faut-il faire de cette attention ? & comment rencontrer le Bouddha ? » Et Ikkyu fit une troisième calligraphie : « l’attention » et s’en alla. Pour terminer, citons Annie Marquier qui écrit dans « La Liberté d’Être » : « On reconnaît le degré d’évolution spirituelle d’une personne non pas à ses paroles ou à ses pouvoirs, mais à la qualité de service qu’elle apporte dans le monde. ». Et enfin Gandhi résumait ainsi son enseignement : « la vie que je mène : voilà mon enseignement. »

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